
Chronique américaine
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Les quotidiens américains n’ont plus beaucoup de bureaux a l’étranger. Qu’ils les aient complètement fermés (comme le Los Angeles Times et le Chicago Tribune ) ou sévèrement réduits (le New York Times ). Et ces journaux sérieux n’ont plus beaucoup de place dans leur colonnes pour les affaires étrangères.
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Quand Barack Obama s’envolera pour le sommet de l’OTAN qui se tient au Portugal les 19 et 20 novembre, sa mission sera de rendre caduques ses promesses au peuple américain sur le retrait des « boys » d’Afghanistan à partir de juillet prochain, et de convaincre ses alliés d’y envoyer leurs propres militaires en plus grand nombre. Le vrai retrait n’interviendra pas avant 2014 au plus tôt. Le signal de ce changement a été donné lors d’une conférence en Australie la semaine dernière par Hillary Clinton , le Secrétaire à la Défense Robert Gates , et par le chef de l’état-major, l’amiral Mike Mullen , comme l’a raconté le New York Times le 10 novembre. Et comme l’a remarqué le Times , la nouvelle échéance représente « une victoire des militaires » sur l’administration d’Obama. Le Times était même en retard d’un train, puisque la chaîne de journaux McClatchy avait déjà rapporté ce changement de cap quatre jours plus tôt.
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La "guerre contre la drogue" est devenue un prétexte pour militariser un filet gigantesque qui cible non seulement les narcotrafiquants mais aussi les sans-papiers et les opposants politiques.
Le financement direct de campagne par les entreprises américaine
Il y a quelques semaines, en supprimant les lois séculaires interdisant aux entreprises de financer la campagne des candidats, la Cour Suprême des États-Unis a légalisé un tsunami d’argent frais qui changera durablement la politique américaine. Le pouvoir du patronat et des grandes sociétés dans la politique est déjà dominant, grâce aux 35.000 lobbyistes à Washington , sans compter les lobbyistes présents dans chaque État, où leur influence néfaste transforme les parlements locaux en abîmes de corruption. Mais jusqu’ici, la possibilité pour ces entreprises de verser directement de l’argent à un candidat était prohibée, et elles étaient obligées de contourner les limitations des lois sur le financement des campagnes.L'acteur interprète le Dr Kevorkian, un médecin militant qui a a
Le débat sur le droit de mourir dignement et le suicide assisté a été relancé aux États-Unis cette semaine, grâce à Al Pacino . L’acteur est devenu une star mondiale grâce au personnage de Michael Corleone dans « Le Parrain », mais aujourd’hui la presse est dithyrambique sur son rôle de « Dr. Death ».Depuis qu'un tabloïd a sorti un témoignage sur un rendez-vous d'
Un spectre hante la Maison Blanche de Barack Obama , le spectre de Monica Lewinsky . Le week-end dernier, le tabloïd National Enquirer , vendu principalement aux ménagères dans les supermarchés, a sorti un « scandale choquant » : un prétendu rendez-vous sexuel secret entre Obama et Vera Baker , une très jolie femme qui faisait partie de son staff de campagne en 2004, lorsqu’il était candidat au Sénat. Depuis peu, Baker a mystérieusement abandonné sa carrière fructueuse pour s’isoler à La Martinique. Selon l’Enquirer , des riches opposants de droite à Obama offrent une récompense d’un million de dollars pour des preuves concrètes d’une liaison entre Obama et Baker.Candidat à la Maison Blanche, Obama avait dit qu’il fallait « repenser la guerre contre la drogue et décriminaliser la marijuana. » Mais les partisans de la dépénalisation ont été très déçus par le nouveau rapport de l’administration d’Obama sur la politique nationale à mener contre les drogues. Publié l’autre semaine par Gil Kerlikowske , directeur du Bureau de la politique nationale du contrôle de la drogue, le rapport reste accro à la « guerre contre la drogue » -ô combien perdue- qui a coûté mille milliards de dollars depuis qu’elle a été lancée par Nixon en 1971. Au lieu de traiter l’abus de drogues comme une question de santé publique , ce rapport confirme la politique futile de prohibition de toutes les drogues, avec ses peines criminelles qui placent bêtement au même niveau pénal l’héroïne et la vente ou même la simple possession de petites quantités d’herbe.
L'administration Obama reste hostile à la dépénalisation de la d
Après l’explosion d’une plateforme pétrolière BP au large de la
Barack Obama déteste être questionné par les journalistes , et il évite au maximum de leur en donner l’occasion. Mais il a été contraint de donner sa première conférence de presse depuis dix mois la semaine dernière en raison du tollé contre l’immobilisme de son gouvernement face à la marée noire dévastatrice qui est en train d’empoisonner le Golfe de Mexique et les États côtiers. Les protestations contre l’inaction d’Obama cinq semaines encore après l’explosion de la plate-forme pétrolière ont même jailli dans sa propre famille politique.Les primaires de 8 juin dans une douzaine d’États américains ont permis de mesurer concrètement l’ampleur de la révolte populaire tant indiquée par les sondages. Ces scrutins ont révélé un grand vainqueur : Sarah Palin , l’idole du Tea Party (le nouveau mouvement colérique populiste de droite), éphémère gouverneur d’Alaska, et candidate à la vice-présidence sur le ticket des républicains en 2008. Et un grand perdant : la gauche.
Portée par le Tea Party, Sarah Palin commence à tisser un réseau
Les Américains sont abasourdis devant l'impotence de l'équipe go
Cinquante jours après le début de la catastrophe de la marée noire, cette tragédie domine la conversation nationale des Américains. Et d’autant plus que le désastre dans le Golfe de Mexique devient un facteur majeur qui contribue à la crise économique. Car les scientifiques du très officiel National Center for Atmospheric Recherche prévoient qu’un courant fort et rapide dans le Golfe, le " Loop Current ", amènera la marée noire à contourner la péninsule floridienne et à polluer la moitié de la cote Est de l’Amérique, jusqu’à la Caroline du Nord ! Les huit États touchés, déjà au bord de la faillite à cause de la crise économique et de la chute de leurs revenus fiscaux, vont ainsi subir une nouvelle calamité.Obama encourage la contre-insurrection
La semaine dernière, Léon Panetta , le directeur de la CIA choisi par Barack Obama, a admis qu’il reste aujourd’hui moins de 100 combattants d’Al-Qaïda en Afghanistan. Soit 1000 soldats américains pour un djihadiste. La raison avancée par Washington pour la guerre en Afghanistan était d’écraser ces salauds d’Al-Qaïda qui ont réduit les deux tours du World Trade Center en poussière et qui ont même osé attaquer le Pentagone. S’il ne reste presque plus de combattants d’Al-Qaïda en Afghanistan, la guerre continue cependant puisque leurs hôtes les Pachtounes ne nous aiment pas. Lutter contre cette impopularité est une question de sécurité nationale, qui exige la vie de chaque adolescent imberbe que Washington peut vêtir d’un uniforme avant de le larguer dans ce pays montagneux. Et avec 100 soldats tués, juin a été le mois le plus meurtrier pour les forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan depuis que cette guerre a commencé en 2001.Après les échecs de ses faibles tentatives de mettre fin à la crise économique, de brider l’avarice des banquiers de Wall Street, ou d’arrêter la fuite désastreuse de pétrole dans le Golfe de Mexique, Barack Obama va bientôt affronter la défiance de son électorat vis-à-vis de sa stratégie en Afghanistan : un échec programmé -et sous les feux de la rampe. La semaine dernière, le commandant en chef des militaires américains et de l’OTAN en Afghanistan, le général Stanley McChrystal , a avoué devant une commission du Sénat qu’il a dû reporter l’offensive contre les Talibans dans Kandahar, prévue début juin, jusqu’en septembre au plus tôt. La raison ? La population locale et ses chefs ne la soutiennent pas, et ne veulent pas être protégés par les soldats étrangers ! Et dire que les militaires d’Obama avaient vendu l’offensive de Kandahar comme le pivot de leur stratégie de « contre-insurrection »…

