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BIG BUSINESS

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La-planche-de-salut-americaine-de,12230. Tout à ses efforts de séduction du marché, Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, s’est efforcé de convaincre l’auditoire de sa conférence du 29 septembre, que sa banque n’aura pas besoin d’une augmentation de capital pour faire face aux nouvelles contraintes réglementaires nées des accords « Bale III ». Bonne nouvelle donc, bien que l’exercice semblait surtout destiné à calmer la nouvelle poussée de nervosité des investisseurs, à en juger par les performances du titre SocGen ces derniers jours, sur l’indice bancaire SX7P du STOXX Europe 600.

Une sobriété néanmoins surprenante alors qu’il aurait pu évoquer l’autre divine surprise tombée quelques jours plus tôt dans une relative indifférence médiatique ; à savoir, la décision de rejet par le juge du District Sud du tribunal fédéral de New York Richard M. Berman, de la « Class Action » (Case 1 :08-cv-02495-RMB) lancée contre la SocGen par quelques actionnaires rancuniers. Conflits d’intérêt Un salut éphémère pour SG ? La-crise-racontee-par-ceux-qu-elle,12103. Le-juteux-business-de-l-epargne,12063. Par la grâce de la loi Fillon de 2003 sur les régimes de retraite complémentaire, un juteux business est né.

À cause de l’illisibilité du système – pas moins de 30 régimes différents coexistent – et des multiples rafistolages pratiqués depuis 2003 s’est installée l’idée – à propos de laquelle l’économiste Thomas Piketty n’hésite pas à parler de stratégie politique – que le système par répartition ne va faire que se détériorer. Et que, par conséquent, le recours à l’épargne individuelle est la seule solution pour se garantir un revenu décent pour ses vieux jours. En d’autres termes, le « marché de la peur » est en plein boom. Pas besoin d’être surdiplômé pour comprendre que banques et assureurs ont depuis longtemps saisi l’enjeu de l’affaire. Et, croyez-en Guillaume Sarkozy, le patron de Malakoff Médéric (une des premières caisses de protection sociale de France), y a du pognon à se faire. Dessin de PieR Il y a mieux.

Ah oui, il faut aussi penser à placer tout ce pognon. Déjà abonnés ? Le Medef plonge la tête dans l'étrange. Miraculée à son poste de patronne des patrons, Laurence Parisot n’a rien changé à ses habitudes. Et tant pis si elles font toujours s’étrangler une bonne partie des caciques de l’organisation. Cette année encore, donc, l’université du Medef qui s’ouvre aujourd’hui à Jouy-en-Josas (78) a choisi un thème détonnant voire déconcertant : « l’étrangeté du monde, mode d’emploi ».

Après avoir détourné Proust l’an passé [1], le Medef qui a des lettres qu’on-se-le-dise, pioche cette fois pour lancer sa rentrée chez Heidegger et son concept d’Unheimlichkeit [2]. Osé. Les mauvaises langues ne manqueront pas d’y voir une nouvelle facétie de la coach personnelle de Parisot, Rosine Lapresle-Tavera, ancienne prof de philo qui facture ses fulgurances 300 000 euros l’an.

Que chacun se rassure cependant, il sera peu question de l’auteur d’Etre et Temps dans la douzième édition de l’université d’été du Medef ce que Parisot n’hésite pas à qualifier de « Davos français ». Laurence Parisot © Mor / Bakchich. La liste rouge -temporaire- des entreprises qui n'ont pas voulu, Jeudi 18 février, le ministère du Travail publiait, sur son site internet, une liste. Celle des entreprises de plus de 1000 salariés n’ayant pas suffisamment avancé sur le terrain de la lutte contre le stress au travail. Un projet lancé en juillet 2008 par le ministère, auquel Xavier Darcos, le ministre du Travail, a donné un coup d’accélérateur après la vague de suicides chez France Télécom. Mais à peine la liste “vert - orange - rouge” était-elle publiée, que les mauvais élèves (ceux figurant sur les listes orange et rouge) avaient disparu du site. Un coup de censure liée à la pression de patrons peureux que leur image se froisse ? Mais si la liste n’avait pas été supprimée, les PDG d’Avenir Telecom, à Marseille, ou d’Orange France à Arcueil, qui figuraient sur la liste rouge, n’auraient-ils pas été ennuyés ?

Par amour pour la liberté, Bakchich, qui a remis la main sur la fameuse liste, la publie, en exclusivité (voir document ci-dessous). La liste temporaire du ministère du Travail. La BBC a révélé que plusieurs millions de dollars d’aide caritat. Entre 1984 et 1985, l’Ethiopie a souffert d’une famine qui mit en alerte les pays occidentaux. Ces derniers, via plusieurs associations humanitaires, sont venus en aides aux victimes de la sécheresse en dégageant pas moins de 100 millions de dollars. Vingt cinq ans plus tard, Martin Plaut, journaliste à la BBC, révèle à la suite d’un an d’enquête que cet argent a été massivement détourné.

D’après ce reporter spécialiste de l’Afrique, « $95 millions ont été utilisés par les chefs rebelles » de l’époque pour acheter des armes afin de renverser le gouvernement en place, soit « 95% de l’aide occidentale ». Une affaire qui divise l’Angleterre Pour étayer son investigation, la BBC a eu recours à des témoignages d’anciens membres du Front de Libération des Peuples du Tigré (FLPT), aujourd’hui exilés, tels que Aregawi Berge, ancien commandant du FLPT et Gebremedhin Araya. Ce dernier explique qu’on a « dupé les humanitaires » et rapporte des mises en scène destinées à cacher l’argent. Supersize me. Veolia Transport et une filiale de la Caisse des dépôts créent u. Les patrons de Veolia Transport, de Transdev et de la RATP ont fini par signer lundi 22 mars leur Yalta du transport public. L’accord n’est pas encore rendu public et doit encore être présenté aux élus du personnel des différents groupes en fin de semaine.

Mais Bakchich est heureux d’avoir un métro d’avance en ce jour de grève qui a touché les transports en commun. Concrètement, Veolia Transport et Transdev, filiale de la Caisse des dépôts vont pouvoir fusionner leurs activités de gestion de bus, tramway et métro et train en France et à l’étranger. A la clé, la naissance d’un géant mondial de quelque 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En France, il exploitera une tripotée de réseau de transport en commun (à Orléans, Valenciennes, Grenoble, Nantes, Nice etc).

Et à l’étranger les deux boîtes vont mettre en commun leurs pépites : TER en Allemagne, trains de banlieue aux USA, bus en Chine, métro à Séoul, bus aux Pays Bas, en Espagne etc. La RATP à l’assaut de l’Europe Sans les élus. La liste rouge -temporaire- des entreprises qui n'ont pas voulu, Les burgers halal de Quick ne passent décidément pas. Et il y a. Entre les articles qui s’interrogent sur cette éventuelle pratique discriminatoire, entre les déclarations de politiques opportunes en campagne électorale. Etrange. Car l’info date de l’automne dernier – voire avant – et n’avait pourtant soulevé aucune indignation jusqu’à présent. Jusqu’à ce que Marine Le Pen s’empare du sujet. McDo réplique à Quick Dessin d’Oliv’ Bel exemple de recyclage de l’info.

Bref, en décembre, l’article de La Voix évoque une expérience de six mois, des clients pas courroucés pour un sou et finalement une initiative plutôt louable. Justement, l’histoire n’est pas sans rappeler une autre polémique née (fabriquée ?) Bref, la candidate FN aux régionales juge la pratique « inadmissible ». Avec DailyNord A lire ou relire sur Bakchich.info Des effets de la mondialisation : un Quick ouvre à Alger, en face de la statue de l’Émir Abdelkader, et c’est presque l’émeute… Avec 1,2 milliard d’unités vendues en 2008, le jambon beurre est la vache à lait des comptoirs français.

Ça swingue chez Thales : cadres sup déclassés, manif intersyndic. Arrivé en juin 2009, Luc Vigneron, le PDG de Thales avait jusqu’alors réussi à se mettre à dos les seuls cadres sup’. « La présentation de son plan d’économie le 11 décembre était humiliante pour nous, analyse l’un d’eux. Il nous désignait dans l’organigramme en disant “ comment voulez-vous que ça marche“ ? ». Atteinte au prestige Depuis, certains vivent comme une punition de voir certains de leurs attributs rognés, (forfait téléphonique et frais de voyage réduits) notamment leur attribut automobile.

Peugeot 207, Volkswagen Polo, Renault Clio à 15 000 euros. Voilà ce dont va progressivement hériter une partie du top management (plusieurs centaines de personnes) qui se trimballait en BMW série 5 ou Renault Espace à 45 000 euros. Pour continuer à se sentir socialement un peu au-dessus du lot et ne pas rouler dans le même genre de voiture que sa secrétaire, il n’y a qu’une échappatoire. Évidemment, ces soucis de riches pouvaient faire rigoler dans le milieu et le bas de l’échelle de Thales.

Euro : à qui le tour … ? Les dirigeants européens s’en souviennent avec une certaine amertume ; lors du dernier G20 Obama avait été clair : rien ne doit remettre en question le rôle du dollar comme monnaie mondiale. Certes, que Sarkozy parle à chaque sommet international de monde multimonétaire ne perturbe guère les Américains. Néanmoins ce genre de propos les agace et il faut selon eux démontrer qu’aucune devise ne peut impunément paraître rivale du dollar.

Les Européens avaient besoin d’une petite leçon. La spéculation s’est donc faite pédagogique. Un complot contre la Grèce ? Le Grec est évidemment plutôt dépensier mais pas plus que les autres. On l’accuse d’être menteur mais le Crétois traîne cette réputation depuis Socrate. Vers un plan de rigueur Maintenant que le cas grec est réglé, d’autant qu’Athènes place ses emprunts sans mal, bien qu’à taux élevé, le déchaînement spéculatif pourrait toucher l’Espagne, l’Italie et la France. Lire ou relire dans Bakchich : 1950 euros par tête d’oeuf. ArcelorMittal et Lafarge disposent de 261 millions d’euros de cr. Trop forts, ces Anglais. Alors que 2010, estampillée année internationale de la biodiversité, est tout juste entamée, voici que nos amis d’outre-Manche lèvent le voile sur une espèce jusqu’ici peu connue : les « Carbon Fat Cats ». Les bestioles en question, mises à l’index par l’ONG britannique Sandbag dans un récent rapport, sont les nababs du carbone, des entreprises qui disposent de permis de polluer excédentaires.

En 2005, l’Union européenne a mis en place un système d’échange de quotas d’émission de CO2 – des droits à polluer – fondé sur le protocole de Kyoto. L’UE alloue des quotas aux Etats membres qui les distribuent ensuite à leurs industries ; mais les entreprises qui émettent moins que leur part peuvent vendre la différence aux entreprises qui dépassent leur droit. Or certaines ont bénéficié de dotations bien supérieures à leurs vrais besoins. « Des permis ont été délivrés en masse », constate Anna Pearson, l’auteure du rapport. Dessin de Morvandiau. Le Parlement a voté mardi l'ouverture à la concurrence des jeux.

Des millions de joueurs et parieurs sur des sites basés à l’étranger, des publicités d’opérateurs de paris partout sur le web, la Coupe du monde de foot qui approche à grands pas… Gros intérêts en jeu avec le coup de starter officiel donné par l’Assemblée nationale mardi. La majorité, qui avait adopté le texte en première lecture le 13 octobre, a en effet décidé de voter le “projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent et de hasard sur Internet” tel que le Sénat l’a approuvé. Le gouvernement doit encore obtenir le feu vert de l’Union européenne, puis l’accord du Conseil d’État sur les décrets d’application, voire celui du Conseil constitutionnel s’il était saisi par l’opposition. Malgré (ou à cause) de la crise, le marché des jeux d’argent et de hasard se porte plus que bien.

Selon les chiffres de l’Assemblée, les Français ont misé 36 milliards d’euros en 2008 via la Française des Jeux (FDJ) et le Pari mutuel urbain (PMU). A lire ou relire sur Bakchich.info : Le jour même d'un raout réunissant industriels et politiques et. Gérard Mestrallet vient de subir une avanie assez cruelle. Jeudi 1er avril, il a passé quasiment toute sa journée au Grand Hôtel Intercontinental pour assister à une conférence sur l’investissement au Qatar, en présence des dirigeants politiques, économiques et industriels de cet émirat gorgé de pétrole et de gaz. Inglorious Qatar François Fillon est même venu faire un petit discours, tout comme notre très chic ministre de l’Économie Christine Lagarde, qui, maniant la brosse à reluire comme personne, a expliqué que si les Français n’ont pas de pétrole, ils ont des idées. Tandis que les Qataris, eux, ont du pétrole, du gaz et des idées.

Et Mestrallet ? Le beau Gérard avait un double intérêt : montrer que son groupe, GDF Suez, peut répondre aux besoins du Qatar dans le domaine de l’énergie et des services environnementaux, via sa filiale Suez, et en profiter pour câliner au passage ces Qataris riches à milliards. Le Moyen-Orient ne porte pas chance à Mestrallet. Daimler va payer une amende de 93 M$ et restituer aux autorités. Il y a peu, Christine Lagarde notre souriante ministre de l’Economie émettait l’idée que l’Allemagne, notre voisine et première partenaire commerciale, puisse réduire un brin son excédent commercial et participer plus activement à la relance de la croissance européenne en achetant davantage. C’est vrai que la recette de la compétitivité allemande à l’exportation a quelque chose de mystérieux. Comment, avec des coûts de production élevés -exprimés qui plus est en euros-, nos voisins et amis peuvent-ils se montrer si performants sur les marchés extérieurs années après années alors que nous collectionnons les déficits ?

Championne du monde de l’exportation toutes catégories, ce n’est que très récemment que l’Allemagne a cédé son titre à la Chine. La lecture d’un communiqué du géant industriel Daimler AG daté du 1er avril lève une partie du voile. Cadeaux aux intermédiaires dans 22 pays L’appel de l’appel d’offres Dessin de Pakman A lire sur Bakchich.info :

Le tribun défaussé

Anne Lauvergeon est en passe de rester à la tête d'Areva jusqu'e. A défaut de réponse de l’Elysée, Areva se tourne vers les députés. Le fleuron du nucléaire français s’impatiente d’une augmentation de capital qui commence à tarder. Un pécule de 3 milliards d’euros. Ainsi, « le Comité de Groupe Européen d’AREVA constate avec inquiétude que le Conseil de Surveillance n’a pas mis en œuvre, dix mois après, l’ensemble des décisions prises le 30 juin 2009 » souligne le courrier du 28 avril aux parlementaires.

Et de conclure : « Nous vous prions de prendre position et d’user de votre influence ». Le lendemain, c’était au tour de la CFDT AREVA de revenir à la charge des élus. Soulignant que « l’Etat n’a pas validé ses engagements » et que « si aucune décision n’est prise, la Direction d’AREVA n’exclut pas le report voir l’annulation de certains investissements, de partenariats industriels et la fin des plans d’embauches […] avec des licenciements. » Jusqu’à évoquer le risque d’un « démantèlement » de l’entreprise.

Lauvergeon-Sarkozy : sale temps pour l’atome. Deux juristes remettent en question la légalité d’une partie des. Une récente étude menée par deux juristes vient remettre en question le fondement légal d’une partie non négligeable des profits des distributeurs de flotte comme Veolia, Suez ou la Saur. Publié dans une revue spécialisée, la Semaine juridique, l’article est passé jusqu’ici presque inaperçu. Pourtant, la démonstration est détonante. En sept pages, les deux jeunes doctorants Yann Wels et Gersende Bousquet expliquent tranquillement que des millions d’euros perçus par les grandes entreprises d’eau et d’assainissement le sont de façon peu orthodoxe.

Au cœur de la controverse, une pratique établie de longue date, qui voit les entreprises délégataires assumer pour le compte des collectivités, en plus de leurs missions traditionnelles, une « prestation complémentaire de recouvrement de fonds ». Qui plus est, d’autres services délégués à des entreprises privées par les collectivités sont potentiellement concernés. A lire dans Bakchich Hebdo , en kiosques jusqu’au 14 mai ! Propulsé à la tête de France Télécom, Stéphane Richard n’a appar.

A la question sur le mot tabou "rigueur", quelle réponse n'a pas. La prison du Havre a été construite grâce à un partenariat publi. Quel patron français a encaissé plus de 8 millions d'euros de re. Areva continue de couler.