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AFRIQUE

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Simone-Gbagbo-la-femme-du,12392. Même Marcel Pagnol n’avait pas osé. Une femme de boulanger trompée, aux yeux et au su de tout un peuple ! Et un mitron qui continue aimablement d’enfourner, comme si de rien n’était, les petits pains. Tel est pourtant le sort que subit Simone Éhivet, épouse Gbagbo, dont le mari, Laurent « boulanger » Gbagbo (pour sa propension à rouler ses adversaires dans la farine), a une très officielle – et active – deuxième épouse. Simone Gbagbo © Magnat Devant une musulmane. Une jeunette de 38 ans, ancienne journaliste devenue épouse traditionnelle du chef de l’État en 2001. Hillary des tropiques Si bien que Simone Gbagbo, toute vice-présidente et patronne du groupe parlementaire du Front populaire ivoirien, n’a pas été seule à s’occuper de la campagne de réélection de son époux pour la présidentielle du 31 octobre. À l’épouse officielle, le sillonnage du Sud chrétien, le soin de rallier les durs du régime et le droit de voter à son côté le jour du scrutin.

Un-ex-Airbus-de-Sarko-brade-au,12429. Nul ne l’ignore, Sarko Ier a désormais son aéronef sur-mesure : cet A330 200, acheté quand même d’occase, a porté successivement les couleurs de Swiss Airlines et d’Air Caraïbes avant d’être racheté par le ministère de la Défense. En mai 2009, l’avion a élu domicile pendant 18 mois dans les ateliers de l’aéroport de Bordeaux pour y être transformé en palace. "Air Sarko One" remplace deux moyen-courriers A319 CJ. L’un fait encore l’objet d’un appel d’offres, le second a été officiellement vendu pour 32 millions d’euros à l’État sénégalais (soit 20 milliards CFA). Mais comme le raconte le journal sénégalais Le Messager, "en plus d’avoir payé un avion quatre fois moins cher que son prix normal, le Sénégal a bénéficié de la part de la France, d’une faveur exceptionnelle : seul le quart du prix a été versé pour l’acquisition de l’avion", soit environ 7,5 millions d’euros. Les petits cadeaux entretiennent l’amitié. Charles-Massi-l-encombrant-rebelle,12033.

Charles Massi est mort, assassiné et les preuves s’accumulent. Massi ? Un acteur clef de la politique centrafricaine et grand commis de l’État. Né le 25 juillet 1952 à Baboua, dans la région de Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, non loin de la frontière camerounaise, Charles Massi était devenu, après des études suivies à l’École de Santé navale de Bordeaux, pharmacien-biologiste des armées avec le grade de commandant. Régulièrement ministre et député, de 1993 à 2007, il est aussi le fondateur de son parti, le Fodem.

Charles Massi Dessin d’Oliv’ La situation, souvent chaotique de Centrafrique, chavire un peu plus il y a deux ans avec l’apparition de différents mouvements en rébellion contre le pouvoir de François Bozizé. Et c’est coiffé de sa casquette d’insurgé que Massi part pour le Tchad début 2009, afin de négocier un accord bilatéral avec Bangui, cette fois sous l’égide du patron de N’Djamena, Idriss Déby. Maçonneries Cadeau Arrivé en Centrafrique le drame se joue pour Massi. A-Geneve-les-diamants-arrivent-a,12009. En septembre 2005, un juge d’instruction d’Anvers, en Belgique, adresse à la Suisse une demande d’entraide judiciaire. Il soupçonne deux sociétés basées à Genève d’être impliquées dans un trafic de diamants bruts permettant de fiancer des conflits armés en Afrique.

Le trafic ne porte pas sur quelques petites pierres. Le document, que Bakchich a pu se procurer, évoque « 561 importations de diamants bruts, d’une valeur de plus de 370 millions d’euros », entre le 1er janvier 2003 et le 31 octobre 2004. De plus, « des diamants taillés et des bijoux seraient importés en Belgique depuis Genève et apparemment destiné à l’île Maurice, après un retour à Genève ; ces opérations ne paraîtraient pas commercialement justifiées ». Pourquoi cette affaire ressurgit-elle maintenant ? L’enquête n’est pas terminée. Transit fructueux « Cette augmentation est en moyenne de 350% ! Le Processus de Kimberley La principale question réside dans l’attractivité des Ports Francs et Entrepôts de Genève.

Agathe Habyarimana réchauffe la relation. Veuve de (riche) président africain réfugié en France (un pays ami) n’est pas forcément une sinécure. Agathe Habyarimana, épouse de feu son Juvénal de président rwandais de mari peut en attester. Interpellée mardi 2 mars dans l’Essonne, l’ex Première dame est, depuis le 3 mars, placée sous contrôle judiciaire, sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités rwandaises. La justice du pays des mille collines la soupçonne d’avoir été l’une des têtes pensantes du génocide de 1994 (800 000 morts en trois mois), qu’Agathe continue de qualifier de « massacres inter-ethnique ». Prochaine étape, sa présentation, dans les dix jours, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Jusqu’à présent, dame Agathe n’avait pas eu trop à se plaindre de la France. Enfin une sans-papier bien traitée Un temps béni. A lire ou relire sur Bakchich.info Rien ne va plus pour Agathe Habyarimana.

Agathe (…) Comme à Cannes en 2007, mais avec Sarkozy, le tapis rouge se dér. Grand Jacques plus très frais, Papa Omar décédé, le sommet France-Afrique de Nice (31 mai-1er juin) est orphelin de ses Parrains. Comme l’axe Paris-Berlin a cimenté l’Europe, la relation Chirac-Omar Bongo a enchaîné la France à l’Afrique en général, son pré carré en particulier, et le Gabon en premier ressort. Coups de pouces politiques et diplomatiques, soupçons de financement, cécité sur les agissements limites des uns et des autres. Le Chi à l’Elysée, l’ascenseur n’a jamais aussi bien fonctionné entre la France et les dirigeants africains. Las, deux ans après le retrait de la vie politique de Chirac (2007), le petit émirat pétrolier du Golfe de Guinée a perdu en juin dernier son Mollah Omar, remplacé comme prévu par le fiston Ali.

Un potentat sans la rondeur ni la science du père pour réaliser des coups fourrés, accueilli par un Sarkozy toujours dénué d’appétence pour l’Afrique. Kouchner fait de la figuration Au moins le squatter de l’Elysée y a-t-il réalisé sa seule rupture politique. A l'heure où Sarko Ier veut imprimer sa marque aux relations Afr. Le 25e sommet Afrique-France se tient lundi 31 mai et mardi 1er juin à Nice, le premier depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Un sommet Afrique-France pour faire oublier la Françafrique à ceux qui se souviennent que feu Omar Bongo fut un des premiers hôtes de Sarkozy juste après son arrivée à l’Elysée en 2007. Ce jour-là, un journaliste l’avait questionné sur l’affaire des "Biens mal acquis". Le président français, agacé, rétorque : « Si à chaque fois qu’il y a des enquêtes il faut arrêter nos relations, on ne les aurait pas arrêtées seulement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire… Attendez que la justice fasse son travail et on verra bien. » La Françafrique version Sarkozy, c’est surtout une manière d’imprimer sa marque après les années Chirac.

Car de ce côté-là, "Chirac l’Africain" a réduit son surnom à la portion congrue. Saurez-vous lire par exemple le graphique ci-dessous ? Ou celui-là peut-être ? Acheter Bakchich Hebdo n°26 en ligne (CB ou PayPal) Sommet de Nice, le président sud africain Zuma critique Sarkozy. Attaque d’Israël contre une flotille humanitaire, démission du président allemand, polémique après les propos de Martine Aubry… Si l’actu avait voulu tuer le 25 e sommet Afrique France de Nice, elle ne s’y serait pas pris autrement.

Et la rencontre, au moins dans son atour officiel n’a rien de franchement engageant. Après avoir déjà bloqué Nice durant tout le week end, procédure d’entraînement oblige, poulets et pandores ont récidivé. Le centre ville bloqué et nettoyé, pas une place sans son lot de CRS et de gendarmes mobiles, pas une artère du Vieux Nice déparé de son cortège de bleus. Les 38 chefs d’Etat et cinq chef de gouvernement sont bien escortés. Les flics lâchent rarement les Africains… Au grand dam des si aimables chauffeurs de taxis, débriefés par des confrères en ballade. « Franchement accueillir ces noirs qui viennent mendier alors qu’ils ont plein d’argent, on avait pas besoin de ça ».

Sarko ne connait pas l’Afrique © Khalid Zuma fesse Sarko Ball trap médiatique. Le sommet France Afrique s'est achevé le 1er juin. Une rencontre. Fidèle à la tradition culinaire tricolore, les hôtes français ont voulu régaler leurs convives africains, 38 chefs d’Etat et 5 chefs de gouvernement. Premier à dégainer, juste avant l’ouverture officielle des débats, Bernard Kouchner, plus ministre des factures que des Affaires étrangères. Un dîner pour achever les houleux débats du dimanche 30 mai 2010 avec ses homologues africains.

Le seul instant du sommet où les saillies ont pullulé et les indiscrétions fuité. « Débat houleux », titreront les gazettes à propos de la réunion et des agapes données à l’Acropolis. Fâché du menu, les frères africains ? L’entrée était consistance, la place de l’Afrique au conseil de sécurité de l’ONU, et la volonté de la France de lui donner un siège de permanent… Quand l’Union Africaine en exige deux. « La discussion a très mal démarré. Certains ont mis en cause la légitimité de la France à lancer ce débat », a même indiqué à l’AFP un diplomate gabonais. Kouchner majordome Ballet françafricain © Ray Clid. Comme ses prédécesseur Mandela et Mbeki, le président sud-africa. Escale à Durban, en pays zoulou. "Vous ne pouvez pas manger ça avec des couverts". La voix est polie, la phrase assénée avec un sourire par la serveuse indienne.

Après tout Gandhi est passé par là. Une longue promenade du bord de mer porte même le nom du Mathma. Et au bord de l’Océan, le leader indien a fait grandir ses idées de non-violence, avant qu’une part de ses cendres y soit déversée l’an dernier. En plein pays zoulou, à Durban, capitale provinciale. Du Kwazulu Natal, où les Boers ont achevé leur grand Trek, les guides égrènent les baies, la faune sauvage, ou les paysages magnifiques de la côte des éléphants. De Durban ils narrent la cuisine indienne, les plages alentours, les requins, et les dangers du centre-ville la nuit.

Étonnamment la "Costa del Sol" n’est nulle part indiquée. Le petit rayon de soleil intervient sous les coups de minuit. En cuisine des Indiens, derrière le comptoir des Indiens. Deuxième tournée. Gigantesque dock, Durban, premier port sucrier mondial, plus grand port d’Afrique australe. Les frisés en Afrique du Sud, au Cap. La Coupe du Monde s’installe. Et la Fifa déroule ville par ville son joug. Relativement discrète et cantonnée aux quartiers chic à Jobourg. Franchement hégémonique à Cape Town.

Une gestion au cas par Cap ? Sortie de l’aéroport international du bout du monde. Grand soleil, ciel azur. 1700 mètres de perdus, dix degrés de gagné. Pendant ce temps, l’Argentine fait tanguer la Corée. 2-0 au bout de 30 minutes de jeu. Colonisé par les Hollandais, puis les Anglais, Le Cap s’est trouvé un nouveau maître pour un mois. Fifa Fan Fest Longmarket street barré, Darling street bouché. Là où les Bataves imposèrent leur loi. Du ballon jusqu’à l’indigestion. Une erreur de casting dans le choix du criminel à appréhender ? Et le vrai match qui a commencé à agiter le Cap. Au jour du match, les croisés anglais ont envahi la citadelle de Waterfront.

It’s a phoque Photo Yoann-Arthur Bakchich Un écran géant libre d’accès et des Algériens qui s’enflamment d’être là. Les frisés en Afrique du Sud. Petite gueule de bois au matin du 18 juin. L’Afrique du Sud, la veille au soir, a reçu une fessée de l’Uruguay. Au soir du Youth Day, symbole de la résistance de la jeunesse à l’Aprtheid, jour sacré par les pontes de l’ANC et férié depuis l’accession de la communauté noire au pouvoir, les Bafana ont pris une raclée Céleste. 3-0. L’écart entre richesses des Mall, toute puissance de la Fifa, argent déversé autour du foot-business et misère des Towship ne pourra plus très longtemps être masqué par la fierté d’accueillir le monde (voir Bakchich Hebdo n°29).

D’ordinaire, un soir de débâcle ne se soigne qu’avec du houblon qui racle. Mais l’Afrique du Sud a ses raisons que le poivrot ne connait point. Les rades de Melville, GreenWood ou de Brammfontein. Dessin d’Oliv’ Après deux jours à courir comme des Nord-Coréens (la faim en moins), autant bien se rincer. Et Le Cap à découvrir, dès que point le matin. Pour un voyage vers le berceau de l’Afrique du Sud. Bonus vidéo. Carnet de bord des envoyés spéciaux de Bakchich au Mondial sud-a. Tous les grands médias sont déjà là-bas. Et assurés. Comme révélé par le Canard Enchaîné, les mastodontes de la télé ont pris leurs précautions.

TF1 s’acquitte même d’une douloureuse de 400 000 euros auprès de la boîte de sécurité Geos pour protéger ses ouailles partis en Afrique du Sud, couvrir la Coupe du monde…"Faux, c’est 250 000 entre formation à Paris et protection (non-armée) sur place, précise un cadre de télé-Bouygues. C’est amusant, dès que l’info est sortie Canal et France Télé nous ont appelé pour savoir comment on avait fait". Et Geos de remercier le Canard d’avoir sorti l’info ? Les deux émissaires de Bakchich, partis un peu sur le tard, n’ont pas pris autant d’assurance. Départ le 14 juin, à 14h15. La compagnie du Guide Kadhafi ne mégote pas sur la pudeur. 19 heures. Sur le tarmac de Tripoli Photo Bakchich Les portiques de sécurité bippent, encore, et encore, et encore. Et une chorale de Slovènes à supporter toute la nuit dans l’avion qui mène vers l’Afrique australe. Road trip Le Cap-Colsberg (Afrique du Sud)

Colesberg. 12500 habitants. En plein cœur du désert du Karoo, à quelques centaines de kilomètres de Johannesburg, un millier du Cap. Un autre monde, une époque révolue. Que dix heures et des brouettes de route auront suffi à atteindre. Rue centrale, bordée de bâtisses coloniales et de supermarchés. Large, droite.

A l’amont l’église hollandaise réformée. En aval l’autoroute pour Johannesburg. La touche Afrikaner. L’auberge de jeunesse sonne creux. Officiellement le backpackers est habité. 2000 kilomètres sur la trace des Boers Deux siècles après les Voortrekker, dont une poignée de huguenots franchouillards, les frisés de Bakchich ont repris le sentier du Trek Boer. Plus de 2000 kilomètres. Envoyés fort spéciaux, les frisés récupèrent au Cap un troisième larron avant de prendre la route du Grand Trek.

Le blondinet sortira vite la tête du sac. Incontournable, une armée de Chinois. Le moteur crie. Deux espèces de pingouins. Une nuit à cuver et cogiter. A lire sur Bakchich.info : Le Mondial vu du Cap (Afrique du Sud) 20 juin au matin. Un dimanche de travail. Levée aux aurores. Autour des 6 heures. Le Cap sous les brumes. La mer envahit la terre. Un matin en bidonville dans les shebeen (bar clandestins), un après-midi au Cap de Bonne Espérance, une soirée sur la côte, aux côtés des baleines, à Hermanus. Trop pour les trier et toutes les décrire.

Les Bleus sans attrait Agressifs, pertinents et fouineurs, les plumitifs sud-africains ont leur vision de la Coupe du Monde. Au soir du 19 juin, même l’appel de Villepin a occupé plus de place sur les sites internet sud-africains que le psychodrame Anelkien, aussi digeste que la nourriture locale… T-Bone steak de 500 grammes, hamburger de 700 grammes (le plus gros de la ville au Saul’s sur Main Road).

Peu préoccupés par les souffrances françaises, les gratte-papiers locaux rongent d’autres os, bien plus moelleux et dorés. Minijupes encore Et remontent peu à peu les minijupes oranges des supportrices hollandaises. Editorialistes, lecteurs, rédacteurs. Retour à Soweto. Untitled. Les frisés au Mondial en Afrique du Sud.