background preloader

Insécurité

Facebook Twitter

Ixquick Search Engine. Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales - Les enquêtes sur la victimation et le sentiment d’insécurité. Ce thème est donc l’objet du fonctionnement d’une équipe de recherches de cinq personnes dirigée par Philippe Robert (DRE) et Renée Zauberman (CR1), avec Emmanuel Didier (CR2), Sophie Névanen (IE) et Lisa Miceli (IE contractuel). Historique. Le CESDIP a introduit en France, au début des années 1980, l’état international des savoirs sur la victimation jusqu’ici largement méconnu.

Dans le même temps, il a proposé, lors d’une conférence au Conseil de l’Europe, une conception des enquêtes qui ne serait pas uniquement axée sur la seule préoccupation du comptage. Il a ainsi réalisé au milieu des années 1980 la première enquête nationale (dont le protocole a été construit après réalisation d’une recherche qualitative par entretiens rétrospectifs). Points forts. Outre la conception générale de ces enquêtes, au triple plan national, régional et municipal, l’équipe de recherches du CESDIP a également contribué très fortement au développement scientifique par :

« Emeutes urbaines et protestations, une singularité française », sous la direction de Hugues Lagrange et Marco Oberti. 1 Jean Pierre Mignard, Emmanuel Tordjman, L’Affaire Clichy, Stock, 2006. 1Parmi les nombreux ouvrages publiés après les émeutes de novembre 2005, celui-ci se détache par la précision et la qualité de ses analyses, appuyées sur une longue fréquentation et une grande connaissance d’un bon nombre des quartiers touchés par les mouvements qui se sont enchaînés après la mort de deux jeunes gens de Clichy-sous-Bois1.

Cette expérience et cette connaissance sont renforcées par une bonne maîtrise des exploitations statistiques des sources disponibles, notamment celles de l’Observatoire des inégalités et de l’Observatoire des zones urbaines sensibles, et par une réelle expérience des politiques publiques, dont la politique de la ville. 5L’ouvrage, quant à lui, renvoie simplement aux observations empiriques et aux déductions tirées des données statistiques. La simplicité pédagogique d’Émeutes urbaines et protestations est d’ailleurs une de ses très grandes qualités. 7 Vacarme, n°21, octobre 2002. Retour sur la question sociale : entretien avec Robert Castel. Robert Castel est sociologue, directeur d’études à l’EHESS. Il a mené une première série de recherches sur la sociologie de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la culture psychologique entre le début des années 1970 et le début des années 1980.

À partir du début des années 1980, ses études se tournent vers les interventions sociales, la protection sociale, les transformations des politiques sociales, du travail et de l’emploi. Il analyse alors les processus de constitution de la société salariale, puis leur effritement dans le milieu des années 1970 et dégage les conséquences de ces dynamiques sur l’intégration sociale et le statut de l’individu contemporain. La publication des Métamorphoses de la question sociale en 1995 marque l’aboutissement de cette réflexion sur la « société salariale » et la « désaffiliation » qui caractérise les populations les plus vulnérables face à ce qu’il nomme ensuite « l’insécurité sociale ». Entretien avec R. Castel Note technique : Nota bene : Villeetviolence2000_cle013fb7. Catalogue en ligne Base documentaire du RECI. 87247-13781-17441.

Nr453_web. Demandes de sécurité. France, Europe, Etats-Unis par Hugues Lagrange. Face à la déferlante sécuritaire, l'ouvrage d'Hugues Lagrange est du type de ceux qui remettent les pendules à l'heure. Alors que la France semble convertie au tout-répressif, que les experts qui tentent d'analyser la complexité du sujet sont ignorés ou méprisés, l'auteur nous offre un bel exercice de prise de distance et d'analyse. Le point fort de l'ouvrage est la comparaison internationale dans un contexte historique: Hugues Lagrange présente l'évolution des politiques de lutte contre l'insécurité mises en oeuvre aux Etats-Unis et dans différents pays d'Europe.

Reprenant l'analyse de Gosta Esping-Andersen, il montre, par exemple, que les taux de détention sont d'autant plus élevés que les systèmes de protection sociale sont peu développés et proches d'une logique de marché. De façon plus prosaïque, l'observation des différentes politiques publiques montre que le tout-répressif ne règle en rien le problème. Demandes de sécurité. Comment renouer avec une compréhension sociale de la délinquance alors que dominent des lectures morales qui en rabattent immédiatement les enjeux sur la « crise des valeurs » ou l’« effondrement de l’autorité » ?

Partir à la recherche des ressorts sociaux et des responsabilités collectives en matière de déviance aujourd’hui, n’est-ce pas faire preuve de « naïveté » ? La politique de sécurité mise en œuvre en France depuis quelques mois se passe, semble-t-il, fort bien des leçons de sociologie sur le sujet. En réarmant l’autorité d’un État répressif sans lequel, disons-le, les conditions élémentaires d’une lutte efficace contre les violences ne seraient pas réunies, elle donne voix et corps à la demande populaire qui s’est exprimée dans les urnes au printemps 2002, demande remontée de toutes parts et notamment des quartiers de relégation où vivent ceux que l’on a justement nommés les « oubliés ».

Mais cette politique suffira-t-elle ? Mais, dira-t-on, ce paysage est-il homogène ?