A l’aube d’un séisme politique nommé singularité. Il semble particulièrement léger de ne pas questionner l’idéologie motrice des changements qu’augure la singularité technologique, et encore plus imprudent de ne pas chercher à prévoir l’impact social de l’accélération du progrès scientifique.
Notre société se trouve à l’orée de considérables transformations politiques qui reposeront sur les avancées technologiques. L’histoire nous montrera certainement une fois de plus que la technique détermine la politique. Cet article est le troisième volet de trois articles qui tentent de cerner le concept de singularité technologique et ses possibles impacts sur notre société. La singularité technologique : en route vers le transhumain Nébuleuse appréhension de la singularité technologique A l’aube d’un séisme politique nommé singularité Cet article existe aussi en anglais « At the dawn of political upheaval called the singularity ».
Idéologie contre idéologie. Nous avons besoin d'un plan B pour quitter la Terre. On se souvient de cet astéroïde qui s’est récemment transformé en une boule de feu dans le ciel de Tcheliabinsk.
Nous avons eu de la chance que ce ne soit pas plus grave. Que se passera-t-il quand le prochain frappera la Terre? Juste pour rire, si l’on peut dire, imaginons juste qu’un astéroïde de 10 kilomètres de diamètre – bien plus gros que celui qui est arrivé au-dessus de la Russie, mais d’une taille équivalente à celui qui a frappé la Terre il y a 65 millions d’années – s’écrasait au beau milieu de la Californie? Il ne détruirait pas seulement Hollywood et la Silicon Valley.
Il ferait un trou dans l’atmosphère, avec des conséquences dramatiques. Voilà qui surprend la majorité du public qui ignore tout de ce genre de cataclysmes. Et il ne s’agirait pas d’un nuage ordinaire. Une extinction lente Les incendies feraient rage pendant tout ce temps, et particulièrement autour du point d’impact.
Mais la survie a un modèle aussi: Chaque extinction de masse à ses survivants. Annalee Newitz. L’humain a-t-il de l’empathie pour les robots ? Les êtres humains se sentent, généralement, mal quand ils voient d’autres êtres humains maltraités, mais ressentons-nous la même chose quand il s’agit des robots ?
Image animée d’entête : Odi le robot Hubot de la série Real Humans qui soulève d’ailleurs cette question (actuellement sur Arte). Une équipe de chercheurs (Université de Duisburg et Essen, Allemagne) a testé cela en étant tout d’abord tendre et puis vraiment, vraiment cruel avec un pauvre petit robot dinosaure innocent. Il a été présenté deux vidéos aux 40 participants de l’étude : dans l’une, les scientifiques présentaient des marques d’affections envers le robot dinosaure, mais dans la seconde, ils l’ont carrément torturé, comme le montre cette vidéo. Grâce à l’activité électrodermale (conductance de la peau), une mesure des émotions, les chercheurs ont constaté que les personnes étaient angoissées lorsqu’elles ont regardé le robot se faire maltraiter. Biohacking, à l’école des apprentis sorciers. Par Rémi Sussan le 15/10/08 | 17 commentaires | 17,088 lectures | Impression La nouvelle ère biotechnologique qui s’ouvre sera-t-elle dominée par de gigantesques corporations sans âme, motivées uniquement par l’appât du gain, et dont Monsanto apparait dans l’esprit du public comme l’archétype ?
Ou au contraire, la biologie va-t-elle connaitre l’équivalent de la révolution micro-informatique, et tombera-t-elle entre les mains du grand public, pour le meilleur et, peut-être aussi pour le pire ? En tout cas, dès aujourd’hui, à l’ombre des grosses sociétés pharmaceutiques ou agroalimentaires, un nouvel “underground” s’active : biopunk, biologie de garage , DIYbio (DIY pour do it yourself, c’est-à-dire “faites le vous-même”), biohacking, peu importe le nom qu’on lui donne, tout un courant de docteurs Frankenstein en herbe s’active pour battre les grands laboratoires à leur propre jeu à l’aide d’outils à peine plus complexes que des ustensiles de cuisine.
Biologie pour hackers. Films We Like.