Rapport de force sur les interouèbes. Un récent rapport des Nations Unies vient clairement trancher en faveur des droits des usagers sur Internet.
En taclant les dirigeants du G8, l'ONU se lance dans un bras de fer sur l'avenir du réseau. Branle-bas de combat dans le réseau. Fini les placards, maintenant c’est sûr, Internet a pris une envergure internationale et les différents acteurs institutionnels avancent leurs pions pour faire face à ce nouvel enjeu. Après le G8, qui a mis les utilisateurs sur la touche et la défense de la propriété intellectuelle au centre des préoccupations, c’est au tour des Nations Unies de donner de la voix.
Dans une tonalité bien différente de celle employée par les gouvernants de ce monde. Tous ceux qui veulent changer le monde Les thématiques dominantes du rapport des Nations Unies Les thématiques dominantes de la déclaration finale du G8 L’ONU contre-attaque Illustration CC FlickR: rickyli99. Internet ne peut pas être contrôlé, autant s'y faire - par Laurent Chemla. On trouve un article puissant et inédit de Laurent Chemla en ouverture (ou prolégomènes) du tout récent framabook AlternC Comme si vous y étiez.
Historiquement, techniquement, économiquement et moralement, Internet ne peut pas être contrôlé[1] Autant s’y faire. Et, contrairement à d’autres, nous nous y faisons très bien ;-) Pour rappel toute l’équipe l’AlternC vous attend à La Cantine lundi 28 mars prochain (de 19h à 22h) pour fêter simultanément la sortie du livre, les dix ans d’AlternC et la version 1.0 du logiciel ! Remarque : Ce n’est pas le premier article de Chemla que nous reproduisons sur le Framablog (cf L’avenir d’Internet). Internet ne peut pas être contrôlé, autant s’y faire Laurent Chemla - juillet 2010 - Licence Creative Commons By-Sa Plus que jamais, à l’heure où j’écris ces lignes, Internet est la cible des critiques du pouvoir.
Bon. Tant qu’il ne s’agit que de mots… Oh bien sûr, le législateur étant ce qu’il est, il tente souvent d’aller au delà des mots. J’ai hâte. Www.laquadrature.net/files/20110214_La Quadrature du Net_Amicus curiae LOPPSI2.pdf. Comment le FBI, le PS et Estrosi ont mis le Net sous surveillance » Article » OWNI, Digital Journalism. Le décret sur la "conservation des données de connexion" est la conclusion logique d’une dérive sécuritaire entamée il y a 10 ans maintenant, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.
En voici l'histoire. Vous imaginez une démocratie où la loi oblige les opérateurs de transport en commun et sociétés autoroutières à installer mouchards et caméras pour garder la trace, pendant un an, des endroits que les gens ont visités, de comment ils y sont allés, des personnes qu’ils ont rencontrées, et de ce qu’ils ont pu échanger ou partager ? Ce pays, c’est la France de 2011. Un décret publié au JO le 1er mars contraint les fournisseurs d’accès à l’internet, les hébergeurs et prestataires de services web et de réseaux sociaux à conserver les données permettant d’identifier qui sont les gens qui vont sur l’internet, ce qu’ils y font, quand, et comment. Une demande pressante du FBI L’histoire de la surveillance des internautes commence en 1993, alors que le web est en train d’exploser. M.