Les cinq chantiers fiscaux de l'Union européenne, Actualités. "Merkozy" ou "Merkholland" ? - Blogs Jacques Hubert-Rodier. Etes-vous « Merkozy » ou « Merkolland ?
Et si c’était l’Allemagne qui quittait l’euro ? Réticente sur l’aide à accorder à la Grèce pour résorber son déficit, voire menaçant d’exclure les pays les moins vertueux de la zone euro, la première économie du continent n’a pas intérêt à ce que la monnaie unique s’effondre.
Sans l’euro, elle traverserait en effet une crise sans précédents. Il fut un temps où les Allemands préféraient se dire européens plutôt qu’allemands. Une époque où l’union de l’Europe avait valeur d’objectif intangible. Cette période est assurément révolue. Crise : l'Allemagne, ce modèle responsable de tous nos maux. L'Allemagne, ses exportations, son industrie, son dialogue social, sa croissance font rêver la France.
Il ne se passe pas un jour sans qu'un responsable de la majorité vante les réussites de nos voisins outre-Rhin. Le Medef, lui, fait marcher la calculette : en 2000, le coût horaire du travail en France était inférieur de 8 % à celui de l'Allemagne, il est aujourd'hui supérieur de 10 %. En cause notamment, selon le patronat français, les 35 heures, l'harmonisation à la hausse des smic au moment où, sous l'impulsion du social-démocrate Gerhard Schröder, Berlin adoptait un programme ambitieux pour relancer la compétitivité allemande. Pour rattraper nos voisins, Nicolas Sarkozy espère mettre en place une TVA sociale (pour faire baisser le poids des charges pesant sur les entreprises) et promouvoir des accords compétitivité-emploi dans les entreprises afin d'adapter le temps de travail - et les salaires !
Transactions financières : l'Espagne se rallie à la France. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a affirmé lors d'une conférence de presse que l'Espagne apportait son soutien à la taxe sur les transactions financières, "cheval de bataille", selon lui, de Nicolas Sarkozy, avec qui il venait de s'entretenir lundi à Madrid.
Il s'agit de sa première rencontre avec un hôte étranger depuis sa prise de fonctions, fin décembre. Les dirigeants français Nicolas Sarkozy et espagnol Mariano Rajoy ont cherché lundi à minimiser l'impact de la dégradation de leurs pays par l'agence Standard & Poor's, appelant à réduire les déficits et relancer la croissance en pleine crise de la dette en zone euro. "Nous sommes face à une crise sans précédent qui nous impose de réduire nos dépenses, de réduire notre déficit, mais aussi de trouver le chemin d'une nouvelle croissance en résolvant nos problèmes de compétitivité", a estimé le président français devant la presse.
Contexte morose Toison d'Or. “Merkozy” peine à sortir de la rigueur. Monti bouscule “Merkozy” "Taxe Tobin" européenne : Sarkozy et Merkel pas sur le même tempo. Zone euro : Lagarde réclame des moyens accrus, Merkel reste inflexible. L'amitié franco-allemande est bien réelle. Le couple franco-allemand perd en crédibilité. François Fillon a devancé l'appel.
Réagissant à la décision de Standard and Poor's d'abaisser la note de l'Hexagone de AAA à AA+ avec perspective négative, le premier ministre français s'est d'emblée adressé vendredi soir à Berlin. «Je ne pense pas que cette décision changera la relation entre la France et l'Allemagne, d'abord parce que celle-ci est structurelle, ensuite parce que les destins de nos deux pays sont liés», a-t-il déclaré, tandis que Nicolas Sarkozy appelait dimanche ses concitoyens «à faire preuve de courage et de sang-froid».
Problème: l'impact de cette dégradation, au niveau européen et surtout en Allemagne, est assuré de se faire très vite sentir. «Les experts allemands répètent depuis des mois à Angela Merkel que la France est le problème, reconnaissait au cours du week-end un diplomate communautaire. Dans les coulisses de la Commission européenne, trois inquiétudes pointent. Pas d'accord franco-allemand sur une application immédiate de la taxe Tobin. Ménage à trois. Quelque chose est en train de bouger en Europe.
Nous n’en sommes qu’aux premiers frémissements, mais les signaux semblent clairs : le duo “Merkozy”, qui a de fait pris les rènes de la zone euro depuis que la crise de la dette menace la survie de la monnaie unique, est bousculé par un troisième larron. Nommé dans l’urgence alors que l’Italie était au bord du défaut de paiement et menaçait d’entraîner la monnaie unique avec elle, Mario Monti semble déterminé à redonner à Rome – troisième économie de la zone euro – la place en Europe que son prédécesseur avait laissée vide, faute d’intérêt et de crédibilité.
Saluée par la presse italienne, l’entrée en jeu de l’ancien commissaire européen, qui, contrairement à Silvio Berlusconi, jouit d’un prestige remarquable à l’étranger, est une bonne nouvelle à plusieurs égards.
Caricatures. Cameron hostile à une taxe sur les transactions financières. Pas question d’imposer une taxe Tobin au reste de l’Europe.
C’est la fin de non-recevoir adressée ce dimanche par David Cameron au président français. Le premier ministre britannique réagissait ainsi à la proposition de Nicolas Sarkozy qui a surpris tout le monde vendredi dernier en proposant l’instauration d’une taxe sur les transactions financières à l‘échelle européenne. “Instaurer une nouvelle taxe européenne alors que cette taxe ne sera pas appliquée dans d’autres endroits, je ne pense pas que cette idée soit raisonnable et donc je m’y opposerai.