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Dossier - somewhere

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Somewhere. Après son Lion d’Or à Venise, voici le nouveau Sofia Coppola, Somewhere, entre souvenirs d’enfance de la « fille de» et éternelle adolescence de ses personnages. Un acteur, solitaire, qui erre dans un hôtel de Los Angeles, perdu entre quelques fêtes, les groupies qui s’offrent à lui et la promo d’un film, tel est le sujet de Somewhere, nouveau film de Sofia Coppola que nous aurions facilement pu appeler Lost in Translation at L.A.

Car ici, Miss Coppola retrouve ses thèmes favoris mais sans vraiment y apporter quoi que ce soit de bien nouveau. Ce n’est donc plus de la fascination pour les images mais bien de l’ennui qui pointe le bout de son nez. Pourtant, quand on aime le style de la demoiselle, on se dit qu’on va accrocher. Se rappelant de ses passages au Château Marmont avec son paternel. C’est là que l’intrigue commence à devenir intéressante, s’orientant un peu plus sur la relation père-fille. Fin de Seance - Analyse et critique cinéma - Somewhere. Dans son dernier film, Sofia Coppola fait autant le portrait d’un père, que d’un homme et d’un fils. Elle n’avait jusque là jamais osé s’y attaquer. C’est avec mélancolie, tendresse et une évanescence qui lui sont propres qu’elle dépeint, dans ce beau long-métrage, l’ironie amère d’un homme vide qui a tout.

Johnny Marco est l’avatar de l’acteur hollywoodien : il est sujet de désir, a du succès et réside au Château-Marmont, refuge du gratin de Los Angeles. Johnny Marco a aussi une fille, Cleo, qui vit la plupart du temps avec sa mère. Cleo a 11 ans, l’âge des vierges suicidées, une maturité incontestable, un visage d’ange et une une moue réprobatrice imparable devant l’irresponsabilité du père. Cleo c’est la fille et la mère. Le père et la fille, la mère et le fils, se déplacent à L.A. dans une Ferrari noire, attribut par excellence de la prospérité de l’acteur.

Johnny Marco, c’est Stephen Dorff. SOMEWHERE de Sofia Coppola **** Une voiture tourne à vive allure sur un circuit désert. Au bout de quatre tours un homme sort de la voiture, hirsute, mal sapé, mal rasé et c'est ainsi que l'on fait connaissance avec Johnny Marco, acteur star qui tourne en rond, se repose ou s'ennuie à l'hôtel du Château Marmont à Los Angeles. L'endroit, construit sur le modèle du chateau français d'Amboise date de 1929 et la déco semble ne pas avoir connu de rafraîchissement depuis l'origine tant tout semble décrépi et vieillot. L'hôtel est cependant devenu mythique car il continue d'accueillir et ce, depuis des décennies des générations de stars qui marquent leur passage de leurs frasques. Johnny Marco vient de terminer un tournage. Il ne fait qu'attendre et suit à la lettre les instructions que lui donne son agent au jour le jour pour la promotion du film. Il faut un grand talent pour parler de l'ennui, le rendre palpable et le faire partager sans endormir ou rebuter.

Un matin une petite poulette de 11 ans débarque. Somewhere de Sofia Coppola. Avec son quatrième film, primé par le Lion d’Or à Venise en septembre dernier, Sofia Coppola reste accolée toujours, avec une certaine réussite, à ses mêmes thématiques. Elle parvient à se renouveler un peu par la forme, mais fini par inquiéter par sa façon de faire du surplace et dans une absence d’idée… L’ouverture de Somewhere, une Ferrari qui effectue – en plan fixe – plusieurs tours d’un circuit, laisse songer immédiatement à The Brown Bunny de Vincent Gallo. L’idée qui s’immisce ne sera gère confirmée par la suite, certes, mais on trouve déjà là un signe concernant l’ambition de Sofia Coppola pour son quatrième film.

La réalisatrice, dont on avait plus enregistrer de nouvelles depuis sa chronique pop des derniers jours de Marie-Antoinette en 2006, change non pas de registre, mais de façon de faire du cinéma. La forme simple, ce sont donc une succession de longs plans fixes, qui traduisent un ennui que la cinéaste à toujours peint différemment dans ses autres films. Benoît Thevenin. Somewhere de Sofia Coppola : triste déception... Je voulais l'aimer parce que j'avais lu tellement de choses négatives ci et là et parce que Sofia Coppola m'avait plutôt enchanté après ses trois premiers films. D'ailleurs, le hors série de Trois Couleurs que j'ai lu récemment m'avait bien présenté ce film et, il faut l'avouer, l'avait bien vendu. Or franchement, malgré toute ma bonne volonté et mon capital sympathie pour Miss Coppola : j'ai été déçu.

Somewhere est incroyablement lent et le premier quart d'heure est presque une torture. Les plans fixes sont légion (la première scène annonce la couleur) et Johnny Marco (Stephen Dorff) passe son temps à dormir entre deux plans culs et autres pirouettes de pole dance effectuées par des fantastiques jumelles, quoiqu'un peu gauches. Certes, je le savais, et même en le sachant, j'ai pas réussi à accrocher. Pourtant, j'avoue avoir eu une petite étincelle à l'arrivée de Cleo, la fille de Johnnie Marco (Elle Fanning). SOMEWHERE. Somewhere de Sofia Coppola. Somewhere, de Sofia Coppola (avis)

Critique : Somewhere (Sofia Coppola) D’un château l’autre Dans un bond de deux cent ans, Sofia Coppola met à nouveau les pieds dans les hautes sphères de la société. Le château de Versailles est abandonné pour un repère privilégié du tout-Hollywood, le Château Marmont, luxueux hôtel qui permet aux stars de vivre à l’abri de regards indiscrets. Le carrosse, obsolète, est remplacé par une auto de l’écurie au fameux cheval cabré. Seul le héros reste inchangé : Johnny Marco (Stephen Dorff) est un prince des temps modernes, un acteur américain reconnu de tous et surtout, de toutes. Les similitudes avec les deux précédents films de Sofia Coppola – Lost in Translation et Marie Antoinette – sont indiscutables, pourtant, Somewhere marque un changement radical dans sa filmographie.

Acteur à la dérive Un père, une fille La liaison entre Johnny et une certaine Layla a donné naissance à Cleo, jouée par Elle Fanning, soeur cadette de Dakota, adorable gamine au visage angélique remarquée chez David Fincher dans Benjamin Button. Somewhere, Sofia Coppola. Le vide, sujet cinématographique difficile à traiter de manière intéressante. Bon nombre de réalisateurs se sont essayés à cet exercice périlleux qui consiste à filmer le néant, sans tomber dans les travers d’une succession de cadres vides sans intérêt. Film après films, c’est peut-être le sujet de prédilection de Sofia Coppola : la jeune réalisatrice adore filmer l’ennui de vies vidées de sens, des personnages qui tournent en rond vainement.

Elle confirme cette envie dans Somewhere, primé de la meilleure récompense vénitienne. Un projet ambitieux, trop sans doute, qui n’est pas totalement sans intérêt, mais qui peine en même temps à passionner. Il n’y a guère plus vide qu’une vie de star hollywoodienne. Le message de Somewhere est ainsi très clair et on pourrait le résumer à la rédemption d’un homme grâce à sa fille. Sur le papier, Somewhere sonnait comme une variation de Lost in Translation. Avis partagés sur la toile. Lost in Translation, Sofia Coppola Dans "À voir" Somewhere, réalisé par Sofia Coppola.