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Feminisme et hommes

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18 fois où les mecs ont cru tout savoir. Culture du viol : Lorsqu'un homme prend la parole - Discours. Je suis fatiguée de réconforter des mecs. Régulièrement, les militantes féministes, ou plus largement les femmes qui dénoncent des comportements sexistes, se confrontent à des « pas tous les hommes », ou « not all men ».

Je suis fatiguée de réconforter des mecs

Des hommes interviennent pour leur rappeler que, non, tous les hommes ne sont pas sexistes/des harceleurs/des agresseurs, et que d’ailleurs eux sont tout à fait corrects (quitte à harceler la personne en question pour prouver qu’eux-mêmes ne harcèlent pas, bon, pourquoi pas). Le plus souvent, les « débats » se terminent de la même manière : ils ne décolèrent que lorsqu’on leur donne raison. Pour eux, c’est certainement une demande anodine. Je ne serai jamais qu'un allié (et c'est fantastique) - Carnet d'un rêveur. Par Jonas Lubec, mardi 29 avril 2014. Lien permanent Pré-scriptum: J'ai hésité avant de poster ce billet. [Chiennes de garde] Le masculinisme de « La domination masculine » de Bourdieu. L’objet de cette intervention est de présenter quelques aspects problématiques de l’analyse produite par Bourdieu dans son livre « La domination masculine », qui pourraient servir de guide de vigilance pour les hommes désirant travailler sur la question du genre.

[Chiennes de garde] Le masculinisme de « La domination masculine » de Bourdieu

Le dénominateur commun de ces aspects pourrait être qualifié de « masculinisme ». Introduit en France par la philosophe féministe Michèle Le Doeuff, celle-ci l’a définie de la façon suivante : Le sexisme anti-hommes... et pourquoi il n'existe pas. « Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !) , « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière fort pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux féministes ou aux femmes en général. Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez. Une symétrie illusoire.

Je suis fatiguée de réconforter des mecs. Pour en finir avec le « mais les hommes aussi subissent le sexisme » – Lallab. Oh, mais tu exagères.

Pour en finir avec le « mais les hommes aussi subissent le sexisme » – Lallab

Concernant le harcèlement de rue, j’ai déjà vu des femmes faire du rentre-dedans à des hommes dans la rue ! Peut-être pas toi, mais je t’assure qu’il existe des femmes qui aguichent les hommes en public ! Si cette phrase peut vous surprendre, soyez sûr.e.s qu’il s’agit d’un argument qui revient très souvent dans la rhétorique des détracteurs du féminisme. Il s’agit en l’occurrence de présenter deux situations complètement différentes - celle des hommes et celle des femmes - comme analogues. En finir avec la fabrique des garçons. Quelque chose ne tourne pas rond chez les garçons.

En finir avec la fabrique des garçons

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au collège, ils représentent 80% des élèves sanctionnés tous motifs confondus, 92% des élèves sanctionnés pour des actes relevant d’atteinte aux biens et aux personnes, ou encore 86% des élèves des dispositifs Relais qui accueillent les jeunes entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire. Tous ces garçons ont-ils des problèmes, des troubles du comportement et/ou de l’apprentissage ? Eh bien non, loin s’en faut. Des travaux récents (1) montrent que leurs transgressions et leurs difficultés scolaires sont, le plus souvent et quel que soit leur milieu social d’origine, des conduites liées à la construction même de leur identité masculine.