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Politiques économiques

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Générateur de Carrés Magiques de Kaldor. Le multiplicateur keynésien. Piketty - Doit-on toujours payer ses dettes ? Pour certains, la question est évidente : les dettes doivent toujours être repayées, il n’existe pas d’alternative à la pénitence, surtout quand cela est écrit dans le marbre des traités européens.

Piketty - Doit-on toujours payer ses dettes ?

Pourtant, un rapide coup d’œil à l’histoire des dettes publiques, sujet passionnant et injustement négligé, montre que les choses sont beaucoup plus complexes. Première bonne nouvelle : on trouve dans le passé des dettes publiques encore plus importantes que celles observées actuellement, et on s’en est toujours sorti, en ayant recours à une grande diversité de méthodes. On peut distinguer d’une part la méthode lente, qui vise à accumuler patiemment des excédents budgétaires, afin de rembourser petit à petit les intérêts puis le principal des dettes en question ; et, d’autre part, une série de méthodes visant à accélérer le processus : inflation, impôt exceptionnel, annulations pures et simples.

Timbeau - Les dépenses publiques en France : en fait-on trop ? Par Xavier Timbeau Depuis 2005 la France dispute au Danemark la première place en matière de « dépenses publiques », telles qu’elles sont rapportées par l’OCDE.

Timbeau - Les dépenses publiques en France : en fait-on trop ?

Comme le ratio dépense publique sur PIB a atteint 56,6% en 2010, il serait nécessaire, selon une opinion largement répandue, de « dégonfler » un Etat qui prendrait « trop » de place dans l’économie. Cette première place ne serait pas un titre de gloire mais le signe que nous avons atteint un niveau insoutenable de « dépenses publiques ». Puisque, par ailleurs, il est indispensable de réduire le déficit public, le chemin est clair : la réduction de la dépense publique serait la seule voie de maîtrise des finances publiques.

Mais cette analyse simpliste est erronée. Elle repose sur une mauvaise utilisation des statistiques des dépenses publiques diffusées par l’OCDE et elle découle d’une mauvaise compréhension de ce que le terme « dépenses publiques » signifie. La figure 1 illustre la position singulière de la France. La Plus Grande Dépression by J. Bradford DeLong. BERKELEY – Nous avons d’abord eu la crise financière de 2007.

La Plus Grande Dépression by J. Bradford DeLong

Puis la crise financière de 2008. Ensuite, le ralentissement économique de 2008-2009. Enfin, à la mi-2009, cette crise a pris le nom de « Grande Récession ». Lorsqu’à la fin 2009, le cycle économique a pris une trajectoire ascendante, le monde a poussé un soupir de soulagement collectif. Nous n’aurions pas, pensions-nous, à passer à la prochaine étiquette qui contiendrait inévitablement la tant redoutée lettre D. Mais ce sentiment de soulagement était prématuré.

En fait, de 2005 à 2007, le PIB américain réel (ajusté en fonction de l’inflation) n’a progressé que d’un peu plus de 3 pour cent par an. La situation est encore pire en Europe. Les pertes de production cumulées par rapport aux tendances de 1995-2007 s’élèvent aujourd’hui à 78 pour cent du PIB annuel des Etats-Unis, et à 60 pour cent de celui de la zone euro. Mais l’histoire ne s’achève pas là. Traduit de l’anglais par Julia Gallin.

Crise de l'euro