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Atypique

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Rachel Désir

L'atypique écrivaine.

Musique soul... L'émeraude. Corail... Pomme d'amour. Ma plus belle lettre d'amour. Jolie pomme! Saint Valentin, mardi 14 février, la friponne. Égaux, l'allée... Égaux, l'allée...

Égaux, l'allée...

Refrain : Le coeur éléphant... Grain de beauté du temps. Un sms est arrivé... Un sms est arrivé...

Un sms est arrivé...

Dans vos prunelles se camoufle l’hirondelle des beaux jours. Le pinson sur la branche me maquille, hennés printaniers. Medley vos chevelures blondes déploient leurs ailes, mèches blanches flottent mes regrets… Á l’aubade du grand bleu se grise la dernière larme et s’étreignent au fond de la rue une odeur de jasmin et un bout de chemin. Naissance tendre de septembre et roulent les galets vers la félicité. SMS enjôleur ! Un petit café? Un tel café ne se refuse pas ! Merveille d'oreille. Tant qu’il y aura des hommes… La brise … La brise … Fanchon, baluchon, ce jour là sa fatigue avait rejoint le dernier astre.

La brise …

Court-vêtue, à petits pas fleuris elle enjambait la campagne. Les chats errants fouinant dans les poubelles, par leurs bruits suscitaient quelques pâleurs sur ses joues et un tremblement de ses lèvres parfois … Ses petits doigts roulaient quelques papillotes acidulées au fin fond de sa poche, une roulade de souvenirs … Au petit matin un vent orphelin caressait sa peau, des reflets chatoyants frissons d’un soleil timide s’entremêlaient glycine dans sa chevelure mordorée. La rivière à flot d’orgueil mordillait la pointe de ses pieds, elle, elle s’imaginait ballerine sous la voûte cendreuse. D’une fissure bohémienne de prunelle elle fendillait l’horizon, mariait des illusions, aquarelle de pucelle elle volait jouvencelle des quatre saisons. Rachel Désir. Si ce n’est que moi-même…

Nos courbettes océanes pastel du temps et nos souvenirs enfant blême.

Si ce n’est que moi-même…

Tourbillonnent les neiges éternelles tant les larmes des anges jouent leur symphonie. J’écoute la vie endormie, manteau blanc des matins et tu pleures nos noces d’hiver ma lycéenne. Le vol des goélands à l’aile infidèle, se tendre la main. Ludivine. Soupirail d’ingénue … Armstrong, je ne suis pas noire de cœur. Armstrong, je ne suis pas noire de cœur.

Armstrong, je ne suis pas noire de cœur.

Coulée de peau, main mendiante entre ses seins, il entame la première danse, valse fugitive d’un petit bal masqué où le temps saisonnier. Je suis. Je suis.

Je suis.

Je ne suis qu’une ombre de la rue, le cœur bohémien, fleur de destin du bout des doigts quatre chemins. Le jasmin fou tendre légionnaire en ma main quête d’amour. Les hennés des matins gris jupon sur mes hanches, ces heures floues passantes de trottoir grisent mes pas. Je ne suis que femme nue, pause sur la toile du grand bleu, brisant sur chevalet les jours sauvages. Parce qu’un livre... L’épistolaire… L’épistolaire… Fugue une vague à demi nue, le vent nous soûle et les oiseaux du grand large bercent sous leurs ailes le salin de la mer.

L’épistolaire…

Nous reste une prière sur les lèvres.

Poupée d'argile.

Roller-skate …   Goûtez-moi ! Traînée de rosée. Bleus, blanc, pourpre.   Bleus, blanc, pourpre.

Bleus, blanc, pourpre.  

Se souviennent les adieux de ma France d’une Marianne au cœur papillon. Bleu blanc rouge cheveux au vent, sur un rebord de lèvre sa Marseille, Charlie hebdo, Charlie le spleen. Si le Quartier Latin était resté ce gamin avec sa musique de saltimbanques, son arlequin de trottoir caressant Carmen du bout des doigts. ô !

Chimène j’ai le cœur arrosoir ! La main criblée de désespoir tournes-pages. Rébéka. Prologue. Prologue.

Prologue.

Les petits cailloux d’ombre tout au fond de ton cœur se transforment en fleur de lumière quand à ta foi tu t’abandonnes. Le reflet du passé n’est qu’un instant la paralysie de ton amour. Offre à ton destin la passion du temps. Défriche ton chemin, toi seul est le guide de tes pas. Entre l’ombre et la lumière tu te dessines pas à pas, un univers en filigrane que toi seul peux apercevoir. Pastourelle. Le drapier. Les saltimbanques.   Valseuse étoilée.   Valseuse étoilée.

Valseuse étoilée.  

Un silence déshabillé, de tous ces gestes du bout des doigts viendra l’après. Mira s’endort, souffle le vent bohème, la robe légère de l’été caresse son front. Un bohémien de ces matins aux draps blancs flirt insouciant de ses quinze ans berce ses rêves. Petite ! Une dentelle de givre vierge aux quatre vents jalonne tes lèvres. Boulevard des airs…  

La passagère… Solstice éolien. Solstice éolien. Le dernier soupir de décembre s’est posé tendre et volage. Un vol d’hirondelle, je tourne une page sans âge, un adage sur les lèvres. En ma prunelle d’enfant terrible tremblote un souvenir, la main de ma mère au moulin de l’espérance, Éole en fit une longue traîne chevelure d’ange. L’aumône du grand bleu… Dans mes yeux les larmes d’une lavandière, une soif de vie. Plait-il aux cieux d’avoir fermer ses paupières ? Morgane sans toit. Morgane sans toit Aux plaies de ma maudite, Soleil nacré. Les larmes de la Mamma. Mon gitan. Á la Rara ! Les brèves de concierge. Les brèves de concierge. Elle voudrait revivre sa demoiselle. Comme un dieu abandonné des cieux, le bandeau de sa bohème, diadème du fond des yeux.

Elle voudrait poursuivre l’accord et l’encore mais ne lui reste plus qu’une chaise vide au fond d’une église et l’ombre d’une bague pour tout corps à corps. Et ce déluge de sort à sort. D’un regard dédicacé regarder partir le dernier port. Ami n’entends-tu pas ma porte s’entrouvrir que vienne y mourir un cœur en rappel, cordée de soupirs, et laisse défleurir ta peine aux sanglots de l’aurore où gémissent tes souvenirs. Novembre à pas tremblants, fugue l'automne, s’égaye la prunelle de décembre. Pensez à eux! Son imaginaire… Ce n'est pas du Mozart mais presque...

Belle de rêve. 69. Camille. Va-nu-pieds. On s’aime à la bohème. On s’aime à la bohème. Refrain : On se suicide à petit feu, caresses de décembre, Quand passent les oies sauvages.   Vint à l'âge ... Les quatre merveilles du monde. Mirador.