Pourquoi je dis "non" au traité budgétaire européen. Emploi : le document par lequel Michel Sapin lance la négo qui défie le Medef. (Michel Sapin - PRM/SIPA) «J’aime les nounours et les bisous mais je ne suis pas un bisounours (1)… Dans les négociations sociales qui vont s’ouvrir, il y aura des périodes de tensions, de rapport de force que les entreprises auront à dépasser», a d’emblée prévenu Michel Sapin, ministre du travail, en dévoilant ce matin, sous l’œil du libéral Claude Bébéar fondateur d’Axa et de l’Institut Montaigne, le document d’orientation pour une meilleure sécurisation de l’emploi par lequel la gauche entend réinventer, trente ans après les lois Auroux, un modèle social tricolore cousu main.
De fait dans le texte que Marianne2 met en ligne ci-dessous, l’essentiel des revendications des syndicats de salariés dont le gouvernement veut accroitre le rôle, tant dans l’anticipation des difficultés des entreprises que dans leur résolution, sont sur la table. «un cadre ambitieux» Du même auteur Car un tel accord permettrait de conserver les salariés en emploi plutôt que de les licencier pendant une crise. Michel Sapin : «le CDI ne doit plus être l'exception mais bien la norme» Moscovici : la promesse d'une taxe à 75% sera «strictement respectée» INFO OBS. Vers "l'adaptabilité" du contrat de travail. Le document "d’orientation sur l’emploi et la compétitivité" que doit remettre Michel Sapin aux partenaires sociaux le 10 septembre, sauf surprise, est d’ores et déjà rédigé. Selon nos informations, au mot "flexibilité", que revendique le Medef mais qui hérisse les syndicats, le ministre du Travail préfère "l’adaptabilité" du contrat de travail.
En échange, le pouvoir des institutions représentatives du personnel sera renforcé, et les entreprises devront être transparentes sur les procédures employées. Le chômage partiel ressemblera comme un petit frère à la formule allemande (baisse des salaires et des horaires pour six mois maximum, l’équivalent de Pôle emploi verse 60% du salaire net aux employés concernés, l’Etat acquittant la moitié des cotisations patronales).
Pour éviter que les entreprises ne recourent à un maximum d’emplois précaires (CDD et interim), les cotisations patronales seront moins élevées pour les sociétés qui recrutent des contrats à durée indéterminée. Vidéo: Michel Sapin lance le CDI à durée déterminée. Haro sur le chômage des jeunes Français! En évoquant ce matin au micro d’Europe 1, les 150.000 contrats d’avenir censés être créés à la rentrée, le ministre du Travail Michel Sapin a expliqué que ces contrats proposeront aux jeunes «un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante, entre un an et trois ans, […] pour leur permettre d’être reconnu dans la société».
Un mariage de contrats pour plus de flexibilité En effet, ces contrats d'avenir, qui devraient s’adresser à 400.000 jeunes de moins de 25 ans, «dureront trois ans, décomposés en années renouvelables pour permettre aux jeunes de sortir du dispositif s'ils trouvent un emploi ailleurs», a expliqué le ministère du Travail au quotidien Le Monde.
«Concrètement, ces contrats seraient une sous-catégorie des actuels Contrats unique d'insertion (CUI). B. de V. avec agences. «Comment Paris tue l'industrie française» «Comment Paris tue l'industrie française». L'article du magazine allemand de référence Der Spiegel n'y va pas avec le dos du capot des Mercedes. En prenant pour point de départ de leur démonstration la fermeture annoncée de l'usine Peugeot d'Aulnay-sous-bois, les journalistes signataires de l'enquête expliquent comment seon eux le plan social du constructeur français est le symbole de tous les maux de la politique industrielle française. D'ailleurs écrivent-ils, «pour le gouvernement, le combat autour d'Aulnay va au-delà de cette seule usine.
La crédibilité du chef de l'Etat est en jeu, surtout après qu'il a fait campagne sur la remise en état de marche de l'appareil industriel». Voire plus que ça: si l'Etat français n'est pas au capital de Peugeot, la compagnie n'en est pas moins aux yeux du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg «un élément de l'histoire de France, du territoire, de l'idée de Nation». publicité Devenez fan sur , suivez-nous sur. Le gouvernement Fillon avait-t-il "obtenu le silence de PSA" ?
Benoît Hamon : «On doit mettre du beurre dans les épinards» Ancien porte-parole du parti socialiste et représentant de l’aile gauche du PS, Benoît Hamon est depuis le 16 mai installé à Bercy, comme ministre délégué chargé de l’Economie sociale et solidaire et, depuis le 21 juin, de la Consommation. A la tête de votre ministère, vous sentez-vous à l’aise avec la politique du gouvernement ? J’ai un sentiment un peu contrasté. A la fois, je me sens très confortable avec le périmètre de mon ministère, parce que c’est nouveau, c’est un champ qui a été jusqu’ici un peu méprisé. Je ne suis pas un ministre des mauvaises nouvelles, mais j’ai au contraire à illustrer ce que va être l’économie du changement, et qu’il existe une alternative à un modèle capitaliste classique. Une fois qu’on a dit cela, je mesure parfaitement la considérable attente, notamment des classes populaires.
L’expression de rigueur de gauche cela a un sens pour vous ? Notre politique appelle des efforts, c’est incontestable. Non. Lesquelles ? Non, cela n’a aucun sens. Photo Rémy Artiges. L’Allemagne à contresens. A l’heure où une grande partie des politiciens, dont Angela Merkel, et de la presse martèle que le monde entier en veut à leur argent, les Allemands doivent réaliser que ce discours est faux. Et qu'il met en danger l’Europe et la démocratie, prévient le directeur de l’hebdomadaire de gauche Der Freitag. Un conducteur se trompe et prend l'autoroute à contresens. On le signale à la radio. "Un chauffard à contresens ?” , se demande l'intéressé. “Plutôt des centaines ! " Ce chauffard, c'est Angela Merkel.
Angela Merkel travaille à un projet dangereux : elle ramollit l'engagement européen des Allemands. Tous les discours autour de "notre argent" – que le monde nous envierait – forment un argumentaire nauséabond. Une affaire de coeur Juste après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, [l’écrivain et historien antinazi] Sebastian Haffner écrivait : "Il n'y a pas d'autre mot pour le dire, de nombreux Allemands se sentent délivrés et libérés de la démocratie".
Mais restons calmes. Traduction : Caroline Lee. 10 questions à un gouvernement qui a les pleins pouvoirs. François Hollande a désormais les mains libres, selon l'expression consacrée, les ministres ne sont plus en campagne: l'exécutif entre dans le vif du sujet. C'est peu dire que l'equation économique française est complexe , dans une situation de récession ou presque qui s'accompagne de fortes pressions pour rétablir l'équilibre budgétaire. 1 la France est-elle en récession ?
Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a annoncé une révision des chiffres de croissance (la prévision du gouvernement sortant était de +0,7%). Il est évident que ce chiffre sera revu à la baisse, compte tenu de la situation : Laurence Parisot n'a rien inventé, quand elle dit que l'économie plonge depuis un mois ou deux. 2 le gouvernement peut-il relancer la croissance ? Fin 2008, quand tous les gouvernements de tous les pays industriels avaient décidé de relancer, plus ou moins, leurs économies, la réponse était évidemment oui. 3 Va-t-il augmenter le smic ?
4 Peut-il inverser la courbe du chômage ? Budget: le gouvernement a deux semaines pour trouver dix milliards d'euros. Le gouvernement, qui a désormais les mains libres au lendemain des législatives, dispose de deux semaines pour trouver une dizaine de milliards d'euros et résoudre sa première équation budgétaire, sur fond de climat économique dégradé. Tant que les électeurs ne s'étaient pas exprimés, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son équipe avaient veillé à rester discrets sur les arbitrages en cours.
Mais le calendrier va désormais s'accélérer. La Cour des comptes a fait savoir lundi que la publication de son audit des finances publiques, initialement prévue le 28 juin, était reportée "de quelques jours". En cause, un problème d'agenda gouvernemental. Sommet crucial le 28 juin En fait, le 28 juin s'ouvre à Bruxelles un sommet crucial de l'Union européenne, au cours duquel le président François Hollande compte plaider pour une politique de croissance qui fasse contrepoids à l'austérité. L'audit devrait être dévoilé le 2 ou, au plus tard, le 3 juillet. La marge plus étroite pour 2013. Fiscalité des entreprises : le gouvernement recule ou le Medef fabule ? Les auto-entrepreneurs et Sylvia Pinel vont s'expliquer.
La Fédération des auto-entrepreneurs (Fedae) va être reçue avant la fin juin par le ministère délégué à l’Artisanat, après ses critiques des propos de Sylvia Pinel, selon laquelle leur régime crée une «concurrence déloyale» avec les artisans et doit subir des «ajustements». Le syndicat professionnel indique avoir demandé à être convié au sommet pour l’emploi qui aura lieu en juillet prochain à l’initiative du gouvernement, dans un communiqué. Il ajoute que le cabinet de Sylvia Pinel «a pris acte des demandes et a assuré qu’un rendez vous avec la Fedae serait fixé avant la fin juin».
Le vice-président du syndicat, Cyrille Darrigade, s’est entretenu mercredi avec le chef de cabinet de Sylvia Pinel et lui a fait part de son «étonnement» après les propos de la ministre. La fédération, qui avait demandé il y a deux jours à être reçue au ministère, réaffirme dans son communiqué sa volonté de «dialoguer sur les ajustements à porter au régime de l’auto-entreprise». Moscovici promet une banque publique d'investissement pour 2013. Retraite à 60 ans : le gouvernement plus généreux que prévu ? C'était un des engagements de campagne de François Hollande : permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à la retraite à 60 ans, contre 62 ans actuellement.
Cette modification de la réforme des retraites de 2010 pourrait être plus généreuse que prévu. C’est en tout cas ce qu’ont laissé entendre ce week-end plusieurs membres du gouvernement. Explications, deux jours avant la présentation du projet au Conseil des ministres. Quel contenu pour ce décret ? Les grandes lignes de «la réforme de la réforme» ont été fixées par le candidat Hollande lors de sa campagne : permettre aux salariés ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et ayant cotisé 41 annuités de prendre leur retraite à 60 ans, et non 62 ans. Cette mesure constituerait en fait une extension du dispositif des carrières longues (pour les salariés ayant commencé à travailler à 17 ans ou avant), né en 2003.
Que faire de la cagnotte restante ? Sur quoi le gouvernement peut-il influer ? Sylvain MOUILLARD. Ceux qui ont commencé à travailler à 20 ans pourraient aussi partir dès 60 ans, envisage Moscovici. Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a indiqué jeudi que le gouvernement «discutait» de la possibilité d'étendre le futur décret sur la retraite à 60 ans aux personnes ayant commencé à travailler à 20 ans. Ce décret en préparation prévoit d’autoriser les salariés ayant commencé à travailler tôt, à 18 ou 19 ans, à partir à 60 ans sans attendre l'âge légal de 62 ans fixé par la dernière réforme des retraites, s’ils ont cotisé 41 ans. Interrogé sur France Inter sur un éventuel élargissement aux salariés ayant commencé à 20 ans - qui partiraient autour de 61 ans - Pierre Moscovici a répondu : «On discute de tout ça, j’ai vu qu’il y avait des collègues ministres qui l’avaient évoqué, on parlera et il faudra chiffrer tout ça en effet».
«Il faudra que nous soyons capables de définir un chemin vertueux. Cela dit, il semble que la mesure "18 ans" coûte peut-être un peu moins que prévu, on verra», a-t-il ajouté. Bercy refuse le parachute doré de l'ex-PDG d'Air France. Conjoncture : Moscovici : «La Grèce doit rester dans la zone euro» Pour sa première intervention en qualité de ministre de l'Économie, Pierre Moscovici a également affirmé que le traité européen «ne sera pas ratifié sans volet de croissance». «Je serai un ministre sérieux et rigoureux.» Pour sa première intervention en qualité de ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici n'y est pas allé par quatre chemins.
«Je veux dire les choses de manière très claire: François Hollande l'a toujours dit, il faut que nous combattions la dette publique, qui est un ennemi pour la France, que nous réduisions les déficits, que nous sécurisions la situation de la France», a-t-il déclaré sur RMC ce jeudi matin. Et d'ajouter: «C'est fondamental: un pays qui s'endette c'est un pays qui s'appauvrit», a-t-il martelé, à quelques heures du premier Conseil des ministres du gouvernement nommé mercredi soir. «Nous ne pouvons rien faire seuls» L'urgence de la crise politique en Grèce oblige le nouveau gouvernement à ne pas perdre de temps. Michel Sapin laisse entendre que les chiffres du chômage sont encore mauvais. Montebourg lance la «mobilisation générale» pour les emplois industriels.
Cazeneuve au gouvernement : les réactions - Politique. Archive Le nouveau ministre délégué aux Affaires Européennes est félicité par ses amis politique. Et par ses opposants... Pierre-Marie Puaud Publié le 17/05/2012 | 17:49 © Photo Afp Sur Twitter, le patron de la fédération socialiste de la Manche se réjouit que son département soit enfin représenté au gouvernement. Sur son blog, le président du conseil régional se déclare "convaincu que sa détermination, ses facultés de travail, sa finesse dans l'analyse et l'élaboration des solutions, lui donneront l'occasion de servir parfaitement la république nouvelle qui arrive". Dans un communiqué, le président du conseil général de la Manche apporte ses "vifs encouragement républicains" au nouveau ministre.
C'est peu dire que l'adversaire de Bernard Cazeneuve aux législatives ne partage pas cette analyse. Sur le marché de Cherbourg, la nouvelle est évidemment abondamment commentée. Les réactions des Cherbourgeois sur le marché ce jeudi 17 mai : Portrait de Benoît Hamon, Ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire. Pascal Canfin “Des banques françaises parient sur le risque de faillite de la France... c'est délirant !” - Idées. Une hause du Smic est «légitime», affirme Michel Sapin. Le ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social Michel Sapin a estimé jeudi «légitime» de donner un coup de pouce au Smic mais il a rejeté l’idée d’une forte hausse comme le demandent certains syndicats. «Quand vous êtes une caissière à 70% du Smic, vous n’arrivez pas à vivre, il est légitime que de donner un coup de pouce au Smic», a déclaré Michel Sapin sur Canal+.
«Mais quand vous êtes une petite entreprise avec des carnets de commandes difficiles, vous vous posez la question de l'équilibre de votre compte, et là on ne peut pas non plus faire des sauts sur le Smic, c’est cela qu’il faut concilier et une décision sera prise», a ajouté le ministre, en insistant sur la concertation avec les partenaires sociaux. «Il n’y a pas de bonne décision s’il n’y a pas le dialogue qui précède cette décision», a-t-il martelé. Invité à dire si le gouvernement accéderait à la revendication de Jean-Claude Mailly, numéro 1 de FO, le ministre a répondu : «Il le sait lui-même». Livret A : Banques et assurances bataillent contre un engagement de François Hollande. Le patronat des banques et des compagnies d’assurances mène une offensive contre l’engagement présidentiel du doublement du plafond du Livret A, une mesure phare qui devrait être prise par décret prochainement.
François Hollande et le gouvernement tiendront-ils face à cet intense lobbying ? A peine élu président de la République, François Hollande doit subir les assauts des grands patrons des groupes bancaires et des compagnies d’assurance contre un engagement ignoré des débats pendant la campagne présidentielle. Dès le lendemain du 6 mai, une attaque en règle a été lancée contre la volonté du nouveau Président d’agir pour que « soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont 150 000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du Livret A ». Une mesure qui fait l’objet de toutes les attentions car un décret devrait en effet être pris prochainement.