Pour en finir avec la ségrégation scolaire. Par François Jarraud Le sociologue Pierre Merle, professeur à l'IUFM de Bretagne, publie un ouvrage sur la ségrégation scolaire qui fait le point sur un phénomène qui frappe de nombreux pays. Au regard de la situation française et de l'analyse de cas étrangers, il fait des recommandations pour que la France cesse d'être un des pays de l'OCDE où l'origine sociale est déterminante pour le destin scolaire. Qu'est-ce qui est totalement absent des publications du ministère de l'éducation nationale ? Même des meilleures comme les études de la DEPP ? Existe-t-elle cette ségrégation ? Est-ce inéluctable ? Que faire ? L'ouvrage de Pierre Merle est magnifiquement documenté. François Jarraud Pierre Merle, La ségrégation scolaire, La Découverte, collection Repères n°596, 126 pages, Paris, 2012.
Entretien avec Pierre Merle : " Il faut supprimer le label Education prioritaire" Pour Pierre Merle il est temps que les politiques agissent. Totalement. Exactement. Faut-il toucher à l'offre pédagogique ? N. Vendredi, 18h-22h30. En direct de Mediapart avec Vincent Peillon et Thomas Piketty. Mediapart vous propose ce vendredi une nouvelle émission exceptionnelle en vidéo et en direct sur notre site, en partenariat avec Dailymotion. Pour ce deuxième rendez-vous de la rentrée, deux invités : Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale, et Thomas Piketty, économiste, professeur à l'école d'économie de Paris. Voici le détail du programme. Ce vendredi, l'intégralité de notre site sera en accès libre et une offre spéciale d'abonnement sera proposée aux lecteurs.
De 18 heures à 22 h 30, l'émission « En direct de Mediapart » sera diffusée en vidéo et en direct. Par la suite, elle pourra être revue sur Dailymotion. 18h/18h50. Retour sur nos enquêtes. Premier Cercle, dans les coulisses du financement de l’UMP. 19h/20h. Invité Thomas Piketty. 20h30/22h30 Soirée spéciale « Refonder l’école de l’égalité » Invité: Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale Débats animés par Frédéric Bonnaud, Edwy Plenel et Lucie Delaporte 1. 2. 3. Thème n°4 : - La révolution de l’école Forte : pour une école du mérite, de la (...) - La droite forte. INFOGRAPHIE. Education: des écarts de 2000 euros par élève d'une académie à l'autre. Le coût d'un élève est-il le même si l'on se trouve en Martinique ou dans l'académie de Versailles? Non. Des disparités importantes existent d'une académie à l'autre, en fonction de la taille de l'académie, de ses caractéristiques socio-économiques, de la variation des effectifs, du profil des enseignants qui y exercent...
Paris par exemple concentre 25% des classes préparatoires et l'âge moyen des enseignants y est de 42 ans quant il plafonne à 35 ans à Versailles. Ce type de caractéristiques gonflent ainsi l'enveloppe dont dispose cette académie à part. Les données publiées par l'Express, à partir d'un document interne au ministère et non publié, livrent une photographie de ces disparités territoriales. La dépense par élève (1) est de 6361 euros en moyenne en 2010 pour l'ensemble du territoire.
A Besançon, le "même" élève coûte un peu plus cher: 6590 euros. Nombre d'élèves par classes Atténuer "l'écart type" Réussite scolaire et sociale : intervenir dès la petite enfance. Immigration et échec scolaire : Guéant fâché avec les chiffres. Invité sur Europe 1 le 22 mai, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a abordé le thème de l’échec scolaire des enfants d’immigrés en France sous un jour très personnel. Il s’est laissé allé à une démonstration à l’emporte-pièce, sans étayer ses idées par le détail et moins encore par des données établies.
Il a déclaré : « Contrairement à ce qu’on dit, l’intégration ne va pas si bien que ça. Le quart des étrangers qui ne sont pas d’origine européenne sont au chômage, les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés. » Claude Guéant persiste et signe Il a répété cette démonstration à l’Assemblée nationale, invitant à lire le dernier rapport (en PDF) du Haut conseil à l’intégration (HCI) : « Deux tiers des enfants d’immigrés se trouvent sortir de l’appareil scolaire sans diplôme. » (Voir la vidéo) « Deux tiers des échecs scolaires, c’est l’enfant des immigrés », annonce-t-il.
Deux tiers d’enfants d’immigrés en échec ? [...] «La réussite reste liée au milieu social» Non, les enfants d'immigrés ne réussissent pas moins bien ! (Stylo plume - Wikimedia - Ellywa) Entre 50 et 55 % des enfants dont la famille est originaire du Maghreb, d’Afrique sub-saharienne ou du Portugal obtiennent le bac, contre 64,2 % pour les enfants de famille non-immigrée, selon les données du ministère de l’éducation [1]. Le taux est de 33 % pour les enfants originaires de Turquie, mais de 66,8 % pour ceux dont la famille vient d’Asie du Sud-Est. (Taux de bacheliers selon l'origine - Ministère de l'éducation) Du même auteur Ces données sont trompeuses car les enfants d’origine immigrée sont, en moyenne, issus de milieux beaucoup moins qualifiés.
Retrouvez la suite de cet article sur le site de l'Observatoire des inégalités.[1] Données tirées du suivi d’une génération d’élèves entrés en sixième en 1995, qui a donc passé son bac autour de 2002. "Enfants d'immigrés" : une plainte déposée contre la rectrice d'Orléans - Société. Une plainte a été déposée pour propos diffamatoires et racistes contre la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours après ses paroles le mois dernier sur les résultats scolaires des enfants d'immigrés, a-t-on appris vendredi 15 juillet auprès de leur avocat.
La plainte pour propos diffamatoires et racistes visant la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours a été déposée lundi 11 juillet auprès des procureurs de Blois et d'Orléans au nom des enseignants du lycée Augustin-Thierry à Blois, a précisé à Me Laurent Toubale. Le collectif d'enseignants est soutenu par la Ligue des Droits de l'Homme et la CGT-Education du Loir-et-Cher, qui envisagent de se porter partie civile pour demander des dommages et intérêts à la rectrice, a-t-il ajouté, confirmant une information de la Nouvelle République. Marie Reynier avait provoqué une levée de boucliers, notamment de la part des syndicats d'enseignants et de partis de gauche, à la suite d'une interview accordée mi-juin à plusieurs quotidiens régionaux.