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Europe

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D’autres idées de l’Europe (4/5) : Une idée de l’Europe comme conversation minimale et universelle. L’Europe ce n’est pas un fait, géographique ou juridique, un «continent» ou des institutions.

D’autres idées de l’Europe (4/5) : Une idée de l’Europe comme conversation minimale et universelle

C’est d’abord une idée, ou plutôt, plus d’une idée. Idées qui entrent en conflit, souvent implicitement, ouvrent sur l’avenir, sur le passé, sur le monde. Nouvelle idée ce soir avec Philippe Van Parijs. Philippe Van Parijs a développé les conditions concrètes d’une société juste dans différentes directions qui comprennent le « revenu minimum universel » dont il est un des grands théoriciens, et aussi la « justice linguistique » qui suppose à la fois une langue commune et un multilinguisme. Democratique et juste, la banque centrale europeenne de demain. Telle qu’elle se présente en 2019, l’Eurozone est toujours incapable de résister aux prochaines crises.

Democratique et juste, la banque centrale europeenne de demain

Entre aujourd’hui et 2049, des réformes fondamentales et profondes dans le fonctionnement du secteur financier, des finances publiques et des activités de la banque centrale sont indispensables. Parmi les futurs possibles, une ambitieuse réforme pourrait remettre la création monétaire au service des urgences environnementales et sociales de la société. Évidemment, il est possible d’imaginer que la zone euro poursuive son chemin dans le statu quo : celui d’une architecture inachevée, avec un bras politique incapable de se renforcer et un bras monétaire qui fait ce qu’il peut dans un cadre étroit et contre-productif. Mais, admettons-le, une telle structure sera incapable de faire face aux grands défis des trente prochaines années : La lutte contre la pauvreté, celle contre les inégalités sociales et, enfin, le changement climatique. La politique de la BCE fait mal au climat. L'Europe va-t-elle démanteler les services publics. Récupérations politiques de l’Histoire : Asselineau, un cas d’école.

Après ma vidéo sur les récupérations politiques de l’Histoire par la classe politique actuelle, plusieurs personnes m’ont demandé mon avis sur le discours de François Asselineau (président de l’Union Populaire Républicaine) à propos de l’Histoire de France. Rappelons les faits pour ceux qui ne le connaissent pas : énarque puis haut fonctionnaire ayant écumé les ministères notamment au service de Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, il a quitté l’UMP en 2006, la jugeant trop favorable à l’Union européenne et aux États-Unis, et a fondé l’année suivante l’UPR, parti souverainiste se disant « hors des clivages gauche-droite » et dénonçant fréquemment de multiples complots émanant généralement, selon lui, de la CIA.

Le personnage est aussi populaire auprès de ses soutiens qu’inconnu ailleurs, ce qui lui a valu une longue lutte avec Wikipédia pour obtenir un article, et un intense lobbying de ses supporters auprès des médias. Première étape : cernons le but du discours Mensonges par omission. Asselineau, le complotiste aux 524 signatures. Vous le connaissez peut-être sans l’avoir rencontré, car les affiches de son mouvement tapissent les villes et les campagnes.

Asselineau, le complotiste aux 524 signatures

Officiellement doté de 524 parrainages d’élus depuis vendredi, François Asselineau a fait savoir lors d’une conférence de presse qu’il était «désormais en mesure d’être candidat à l’élection présidentielle», où il fera sans doute office de seul véritable «candidat surprise». Non à l'UPR et Asselineau !! Hier le "souveraino-populo-républico-facho" Asselineau a ouvert un blog Médiapart.

Non à l'UPR et Asselineau !!

Certes, il en a tout à fait le droit. Cependant, outre que ses billets sont volontairement fermés aux commentaires ce qui ne prouve pas une réelle ouverture d'esprit et de débat, son introduction au sein du "Club" sent donc plutôt l'opération de communication à la sauce prédicateur. Beaucoup de médiapartiens s'en sont émus et ont légitimement réagis. Nous rééditons ce jour l'article que nous avions édités en novembre 2012 et qui était une réponse à Deva68 et qui avait vu se mettre à jour Gille Marceau. Ainsi, un an jour pour jour après la tentative de l'UPR par quelques uns de ses nervis de venir faire son marché à médiapart, nous devons toutes et tous répondre à nouveau présent contre ce type d'idéologie qui ne sert, quoiqu'elle s'en défende, que le capitalisme le plus mortifère et le nationalisme le plus puant .

« Seul un « Green New deal » européen nous permettrait de nous en sortir par le haut » – Entretien avec Aurore Lalucq. Aurore Lalucq est économiste de formation et travaille depuis quelques temps sur le financement de la transition écologique, a fortiori au niveau européen.

« Seul un « Green New deal » européen nous permettrait de nous en sortir par le haut » – Entretien avec Aurore Lalucq

C’est plus particulièrement sur ce sujet que nous avons souhaité l’interroger, dans un contexte post COP24 où l’Union européenne bégaie sur ses politiques climatiques et où le mouvement des gilets jaunes pose directement la question du facteur social dans la transition écologique. Aurore Lalucq a notamment publié Faut-il donner un prix à la nature avec Jean Gadrey (Éditions Les Petits Matins 2015), qui a obtenu le prix du livre de la Fondation de l’Écologie politique. Elle est directrice de l’institut Veblen et porte-parole du mouvement Génération.s.