Le contrecoup le plus négatif de la guerre au partage et son véritable objectif. Cette semaine, une information est parue sur Slate dans un article d’Andréa Fradin sur l’économie de la musique, qui n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui pensaient qu’Internet pourrait devenir un instrument de diversification culturelle. Une étude économique du marché de la musique tend en effet à montrer qu’Internet renforce le phénomène des "popstars" et la concentration de l’attention sur un tout petit nombre d’artistes : 1% seulement d’entre eux capteraient 77% des revenus du secteur. Andrea Fradin met ces statistiques à juste raison en relation avec le concept de "longue traîne" avancé par Chris Anderson en 2004, qui postulait à l’inverse qu’avec l’avènement d’Internet, la structure des marchés culturels allait être modifiée et que les ventes cumulées des oeuvres "de niche" pourraient dépasser celles des tubes produits par l’industrie de la musique.
Or la longue traîne n’est pas seulement un modèle économique ou une stratégie marketing. Promesse non tenue… Free Bubbles. Ecosystems In The Age Of The API. Walled gardens, Ecosystems, Platforms, call them what you will, but the mechanisms through which our digital content experiences are managed have evolved much over the last 15 years. In the early days of the web, ISPs tried to control our entire online lives by building proprietary walls around users. These so-called Walled Gardens were exemplified by AOL. But as Internet users got savvy they banged away at those walls until they crumbled under the weight of inevitability in much the same manner as the Berlin Wall did. Mobile carriers briefly brought Walled Gardens back from the dead (and there’s still an extended death rattle in some parts), but these days we expect our Internet journeys to be broadly free. I say ‘broadly free’ because of course many of the destinations on our digital journeys are not open, and some of them are harder to get in and out of than others.
In fact the journey of the digital consumer is analogous to that of a traveller in Medieval Europe. Like this: Musique, laboratoire de l’ère numérique. La musique enregistrée a été la première des « industries culturelles » à entrer dans l’univers numérique, à la fin du siècle dernier. Les raisons en sont multiples. Elles sont techniques, puisque les fichiers MP3 sont très légers et très facilement copiables à partir de CD, ce qui n’est pas le cas du film ou du livre. Elles sont générationnelles, car la musique touche plus les jeunes, ceux qui ont embrassé les premiers les pratiques numériques.
Mais c’est aussi le caractère international de la musique, l’absence de barrière de la langue qui a accéléré le mouvement, d’autant qu’en France, la musique est beaucoup moins régulée, protégée que les industries du livre, du cinéma ou de la presse. Ainsi la musique a-t-elle été la première à devoir réinventer ses modèles de production et de diffusion. Du point de vue des maisons de disques, cette révolution a conduit à une violente chute du marché, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport à l’âge d’or de l’an 2000. Le social. L'acopie. Rien de grand dans le monde ne s'est fait sans copie.
Le numérique est l'apogée de la copie. Copie partout. Copy-party. Mais aujourd'hui il faudrait inventer l'antonyme de copier. Le numérique donc. Chercher un antonyme à "copier". Décopier ? Apocryphes copies. Alors quoi ? Il y a ce que tout le monde sait. Il y a ce que tout le monde fait. "dans le cadre de l'appropriation marchande (= achat) d'un bien culturel (livre, musique ou film) ce qui nous est présenté comme un acte d'achat impliquant l'usage privatif inaliénable du bien concerné, n'est en fait qu'une location dissimulée, le fichier résident "à distance" et la transaction commerciale se déplaçant à l'unisson, c'est à dire ne désignant plus le bien en lui-même mais plutôt l'autorisation d'accès à distance au dit bien.
Il y a aussi la question de la transmission et de la mort. Bruce (se) fait le (Steve) Job(s) Il y a l'acteur. La pomme était en cristal. Il y a la réalité. Tant pis. Je vais la garder cette histoire. La recopier. Internet renforce le phénomène des popstars: 1% des artistes capte 77% des revenus. Internet n'a pas tué le hit parade. Il a même alimenté «l'économie des artistes superstars», titre le site Musically, qui relaie une étude récente d'un analyste de MIDiA consulting, spécialisée dans le conseil aux médias. A l'en croire, 1% des artistes les plus cotés sur le marché capterait près de 77% de l'ensemble des revenus générés par la musique enregistrée. «Intuitivement, la démocratisation de l'accès à la musique» grâce aux nombreux forums, sites spécialisés et plateformes de streaming sur Internet, «aurait dû se traduire en une dilution de l'effet de l'économie des superstars», poursuit de son côté le blog Music Industry.
Sauf qu'à en croire cette étude –malheureusement pas en libre accès–, il n'en est rien: publicité «Au lieu de ça, le marché nous a montré que les humains sont tout autant des moutons en recherche d'un troupeau à suivre en ligne qu'hors ligne.» Pour l'étude, ce phénomène d'amplificiation des chiffres de vente des starlettes signe la fin de la «longue traîne». Que faire de la “longue traîne” Par Daniel Kaplan le 22/01/09 | 25 commentaires | 9,361 lectures | Impression “Le futur du business, c’est de vendre moins de chaque produit, mais plus de produits diférents” : cette affirmation centrale de la théorie de la Longue traîne a décidément du mal à résister au test de la réalité. Sur certains marchés tels que celui de la musique en ligne, la théorie apparaît carrément fausse. Sur d’autres, par exemples celui de la vente en ligne de DVD, on constate un effet “longue traîne”, mais si faible qu’il ne peut entraîner aucune modification du fonctionnement du marché – sans parler d’un quelconque effet positif sur la diversité culturelle.
Faut-il, alors, enterrer la Longue Traîne et son héraut Chris Anderson ? Ou bien considérer son message sous un autre angle : comme le signalement d’une possibilité, d’un espoir de faire évoluer certains marchés culturels dans un sens plus favorable à la diversité et à la création – à condition de le vouloir et de faire ce qu’il faut ? Daniel Kaplan. Pourquoi la longue traîne ne marche pas. Dans sa théorie de La longue traîne, Chris Anderson estimait que « les produits qui sont l’objet d’une faible demande ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent représenter une part de marché égale ou supérieure aux best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix et créer les moyens de découvrir cette diversité ».
L’internet rendait possible l’exploitation de ce nouveau potentiel. En 2004, quand il publie son article (voir sa traduction) puis son livre, c’est l’engouement : sur internet, « le futur du business, c’est de vendre moins de chaque produit, mais plus de produits différents ». Le mythe de la longue traîne de la distribution online Quelques années plus tard, pourtant, les premières études arrivent et la douche froide commence. « L’effet longue traîne est si faible qu’il ne peut entraîner aucune modification du marché et n’a pas d’impact sur la diversité culturelle », résumait Daniel Kaplan.
Et bien peut-être pas. It’s economy stupid ! Changement de cycle [4] / Internet est mort, vive les internets | Zéro Seconde. Toute transition laisse apparaître par décantation les éléments moteurs qui alimenteront le cycle suivant. Ce billet clôt une série de quatre sur le changement de cycle de la « révolution Internet » et s’attarde sur ce moment de bascule de l’un à l’autre. Un hiatus d’un an Nous arrivons à la fermeture imminente de ce que je vois comme un moment d’inflexion débuté il y a un an, en juin 2013, avec l’affaire Snowden (écoutez l’émission Frontline).
Durant l’année qui a suivie, on a vu la course des choses dans le numérique dévier de son cours initié avec le web pour prendre une nouvelle direction. C’est cette période de transition qui se termine. Ce hiatus d’un an est la borne finale d’une époque que l’on pourrait baptiser de celle des pionniers du web (« l’âge d’or d’Internet« ). Une période de 20 ans depuis 1993 (mise en ligne du navigateur Mosaic, qui a littéralement ouvert Internet aux masses) à 2013 (révélations de Snowden sur la surveillance massive de la NSA). Fin de la période d’inflexion. Internet: la longue traîne n'a-t-elle toujours été qu'une utopie? On est en 2006, Chris Anderson, alors rédacteur en chef de Wired Magazine, publie La Longue Traîne[1], un ouvrage dans lequel il développe l’idée optimiste selon laquelle la montée en puissance d’Internet allait révolutionner le marché des produits culturels. La nouvelle forme de distribution via le numérique allait mécaniquement permettre de vendre plus de produits moins demandés et en petites quantités.
Pour les livres ou les disques ou les DVD, les plateformes de vente par Internet, en proposant une infinité plus de livres que les libraires et un choix beaucoup plus large aux lecteurs, leur permettrait d’acquérir des livres, disques ou DVD qui ne sont plus en stock ou retirés de la vente dans les magasins. publicité Ainsi, Anderson voyait à terme un renversement de tendance: le mainstream –les produits grand public et les ventes massives de nouveautés– serait concurrencé par à un ensemble de petites ventes faites sur une infinité de produits plus pointus par petites quantités. The Spotify Effect: Why Every Company Is Now A Data Company.
Marius Moscovici is the founder and CEO of Metric Insights. After landing a $200 million credit line and acquiring music data platform The Echo Nest, Spotify is widely expected to announce its IPO in coming months. Spotify is a unique spin on the same fundamental formula that generated value for Netflix, Amazon, Groupon, Pandora and LinkedIn before it.
So what exactly is this magic formula? It’s simple, really: When a company uses data to personalize its inventory, it creates a better UX. What’s the lesson startups can derive here? Enterprise IPOs, traditionally valued based on the size of sales, will also become beholden to the “Spotify Effect”—the new gold standard that is based on a company’s success using data to find and retain users. With 2014 poised to be one of the hottest enterprise software IPO years yet, business valuations will prove that it’s not about the size of the fish in your pond, but about owning the lake with the most users. Every company is a data company. Spotify : « Le cœur de notre métier ce n’est pas d’avoir 20 millions de titres, c’est de vous les recommander » L'Ecossais Will Page a été embauché par Spotify à la fin de l'année 2012.
Le mouvement a à peine été noté à l'époque, tant cet économiste spécialisé dans la musique numérique n'est connu que des professionnels du secteur. Et pourtant, le retrouver dans l'une des entreprises qui essaie de dessiner un nouvelle façon d'écouter, découvrir et partager la musique n'est pas anodin. Will Page fut pendant de longue années responsable des études de la PRS, une société britannique de gestion collective qui gère les droits des performances publiques et de la reproduction mécanique (sur chaque pressage de CD ou vinyle principalement).
Pour la PRS, il avait notamment estimé en 2010 que les fournisseurs d'accès à Internet devaient compenser l'industrie de la musique pour les échanges d'œuvres non-autorisés sur leur réseau (une idée qui figure à peu de choses près dans le rapport Lescure). Quel est votre rôle au sein de Spotify? _ Ça change selon les marchés. Lire les réactions à cet article. Cinéma : le support physique résiste à la vague numérique. Les marchés de la culture en hausse de 5% Flash back : les quatre industries (livres, cinéma, jeux vidéo, musique) n’ont pas connu les mêmes dynamiques ces cinq dernières années. Jeux Vidéo et DVD ont connu une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 3% tandis que la Musique, tirée par le live, continuait à croître de 1% par an en moyenne. Seul le marché de l’édition a connu une véritable baisse, de 4% par an en moyenne, due notamment à la baisse du lectorat estimée à environ 10% sur la période. Prévisions 2017 : les prévisions de Kurt Salmon conduisent à être optimistes pour la période 2012-2017, où la croissance sera tirée par 3 facteurs clés : Une hausse des terminaux connectés : plus de 8 milliards d’appareils connectés seront sur le marché en 2017, contre 2 milliards aujourd’hui.
Si l’on en croit ces prévisions, le cinéma peut donc envisager l’avenir avec une certaine sérénité. Les producteurs, grands vainqueurs de la révolution numérique La France, une drôle d'exception! Adoption, extension et extermination : comment Google a broyé et abandonné l'industrie RSS. Google Reader est né en octobre 2005. Dans les deux semaines qui ont suivi son lancement préliminaire, il comptait des centaines de milliers d'utilisateurs. Je connais ces détails, car l'équipe chargée de développer Google Reader tenait un blog sur lequel elle communiquait régulièrement ses progrès depuis ce tout premier billet "Hello, internet" il y a plus de sept ans.
Le billet le plus récent publié sur le blog officiel de Google Reader date de mars, quand l'entreprise a annoncé qu'elle allait "fermer Google Reader". Raison avancée : d'après Alan Green de Google, "l'utilisation de Google Reader a diminué et, en tant qu'entreprise, nous consacrons toute notre énergie à un nombre plus réduit de produits". Google Reader n'était qu'un élément parmi d'autres dans un billet plus long intitulé "nettoyage de printemps" publié sur le blog officiel de Google.
Pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi. Google Reader en sursis depuis des années Modèle opératinnel de NewsGator anéanti. The Friendster Autopsy: How a Social Network Dies | Wired Enterprise. Friendster in 2004, as captured by the Internet Archive. Screenshot: Wired What kills a social network? A group of internet archeologists have picked over the digital bones of Friendster — the pioneering social networking site that drowned in Facebook’s wake — and we now have a clearer picture of its epic collapse. Friendster was once the hottest thing in social networking. It ended up being a kind of “controlled demolition,” with weakly connected chains of friends quickly disintegrating, says David Garcia, a professor with the Swiss Federal Institute of Technology and one of the authors of a recent paper analyzing Friendster’s demise. Just before Friendster relaunched itself as a gaming site in 2011, the Internet Archive crawled the dead network, grabbing a snapshot.
What they found was that by 2009, Friendster still had tens of millions of users, but the bonds linking the network weren’t particularly strong. You can see the hollowing out of Friendster in this diagram: Le prix du Nexus 4, un coup dur pour l'iPhone 5 ? Comme nous l’avions supposé il y a peu, Google vient de lancer un pavé dans la marre en proposant un Nexus 4 à partir de $299 (en). Rappelons que l’iPhone 5 sans abonnement revient hors taxe au minimum à $649. Article rédigé par Serge Roukine, co-fondateur de la conférence AppDays destinée aux créateurs d’applications mobiles. Il est également co-fondateur de Codeur.com et Graphiste.com. Comme nous l’avions supposé il y a peu, Google vient de lancer un pavé dans la marre en proposant un Nexus 4 à partir de $299 (en). Même le prix de base de l’iPhone 4, qui date pourtant de 2010, étonne en comparaison : $450. Une telle différence de prix entre un iPhone et un téléphone Android nouvelle génération va changer la donne.
Le Nexus 4 n’a pas à rougir de la comparaison strictement matérielle avec l’iPhone 5 (src) Ceci risque donc d’entrainer une baisse généralisée des prix des smartphones Android, suivie certainement par celle des terminaux Windows 8. Mais quid des apps ? Quel sera l’impact de l’intégration de Google+ dans les résultats de recherche. Network effects and expectations: the Million Dollar Homepage story | IPdigIT.