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Moustique

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Lutte antique vectorielle

Action d’urgence pour lutter contre les moustiques et préparation face au virus Zika. Le Brésil va lâcher des millions de moustiques OGM contre la dengue. Le moustique sera-t-il le premier animal – ou plutôt insecte – génétiquement modifié que l’on va rencontrer dans la nature ?

Le Brésil va lâcher des millions de moustiques OGM contre la dengue

La question est posée alors que le Brésil est en train d’autoriser la dissémination d’un moustique transgénique stérile afin de lutter contre la dengue. Une nouvelle qui, au-delà de susciter des espoirs de parvenir à lutter contre cette grave épidémie, a provoqué la controverse et l’opposition de nombreuses ONG. La dengue, une infection virale entraînant habituellement fièvre, vomissements et parfois des hémorragies pouvant provoquer la mort, sévit dans une centaine de pays des régions tropicales et subtropicales du monde, qui fournissent un terreau idéal pour les moustiques, vecteurs de l’épidémie.

Le Brésil connaît actuellement une épidémie de dengue, avec plus de 1,4 million de cas confirmés et 545 morts l’an dernier contre 120 000 cas en 2008, selon les chiffres de l’Organisation panaméricaine de la santé, le bureau régional américain de l’OMS. Audrey Garric. 412 - Le moustique tigre plus volage que prévu. Septembre 2012 Fiches d'actualité scientifique © EID Méditerranée / J-B Ferré Accouplement Les femelles moustique tigre, vecteurs du chikungunya et de la dengue, sont censées ne s’accoupler qu’une fois au cours de leurs quelques semaines d’existence.

412 - Le moustique tigre plus volage que prévu

Elles se révèlent beaucoup moins fidèles. Une équipe de l’IRD et de ses partenaires( 1) a découvert qu’elles peuvent en réalité s’unir à plusieurs mâles durant leur courte vie. Les femelles moustique tigre, qui véhiculent le virus du chikungunya, sont beaucoup moins fidèles que ce que les entomologistes pensaient. Objectif : tromper les femelles © IRD / M. Cette approche de lutte antivectorielle est en cours de développement depuis quelques années par les chercheurs de l’IRD à La Réunion. Une mère, plusieurs pères © IRD / G. Des millions de moustiques stériles lâchés sur la Réunion. Le centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes dans l’océan Indien (Crvoi) vient de lancer un programme de recherches visant à réduire la population de moustiques vecteurs du chikungunya et du paludisme à la Réunion en libérant des millions de mâles stériles sur l’île.

Des millions de moustiques stériles lâchés sur la Réunion

Une alternative à l’utilisation massive d’insecticides qui a déjà fait ses preuves sur la mouche. On croyait avoir tout essayé pour contenir le moustique. Des épandages nocturnes d’adulticides aux larvicides, en passant par les répulsifs ou la lutte mécanique... Mais voilà que des scientifiques s’apprêtent à tenter une nouvelle méthode de lutte anti-vectorielle à la Réunion : la technique de l’insecte stérile (TIS).

Elle devrait s’appliquer sur deux espèces de moustiques qui pullulent dans l’île : l’aedes albopictus, vecteur du chikungunya, et l’anopheles arabiensis, vecteur du paludisme. (Source : Le journal de l''''île de la Réunion) Premiers essais en 2012 Des insectes éradiqués &nbsp. La feinte du moustique stérile contre le chikungunya. Dans le domaine de la lutte contre le paludisme et le chikungunya, l’éradication des moustiques, vecteurs pullulant de ces maladies, est une des principales stratégies adoptées.

La feinte du moustique stérile contre le chikungunya

La technique de l’insecte stérile, une nouvelle méthode dans cette lutte anti-vectorielle, va être testée sur l’île de la Réunion. Pour la prévention et la limitation de maladies, comme le paludisme, le chikungunya ou encore la dengue, la destruction des moustiques qui transmettent l’infection peut être un efficace complément à la protection médicamenteuse. Face à ces parasitoses aigues, la lutte anti-vectorielle a réellement débuté à la fin du XIXe avec les hygiénistes.

Mais ce n’est que durant la seconde mondiale, avec la sombre révolution du DDT, que les programmes de contrôle des insectes vecteurs ont vraiment pris l’ampleur qu’elles ont aujourd’hui. Et la course à l’armement ne fait que commencer La TIS, un nouveau moyen pour limiter les populations de moustiques. A La Réunion, premiers moustiques stériles en 2015.

Aedes albopictus, le moustique tigreDR Sur l’île de La Réunion, de premiers lâchers de moustiques tigres (Aedes albopictus) stériles devraient avoir lieu en 2015, d’abord de manière expérimentale dans trois sites pilotes.

A La Réunion, premiers moustiques stériles en 2015

Visant à lutter contre la dengue et le chikungunya, la mesure n’est pas encore à l’ordre du jour ailleurs, que ce soit en outre-mer ou en métropole. Mené par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le CRVOI [1], financé en partie par le ministère de la santé, le projet TIS («technique de l’insecte stérile») a été lancé en 2009. Dans sa première phase, qui s’est achevée en 2014, il s’est agi de mieux étudier l’écologie et la biologie du moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya. «En parallèle, nous avons commencé à mettre au point des techniques d’élevage de masse», explique au JDLE Frédéric Simard, directeur de l’unité mixte de recherche (UMR) Mivegec [2] de Montpellier et à la tête du projet TIS.