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2015 Les empires africains, des origines au XXe siècle. L’Internationale Communiste, le Parti communiste et la question algérienne au début des années 20. Si, dès sa création, la question coloniale est abordée par la SFIC, c’est l’Internationale communiste qui, progressivement, l’amène à adopter une politique et des mots d’ordre anticolonialistes, en particulier dans les fédérations d’Algérie.

L’Internationale Communiste, le Parti communiste et la question algérienne au début des années 20

La notion de travail révolutionnaire dans les colonies est un élément essentiel de la rupture avec la pratique de « collaboration de classe » de la Deuxième Internationale. La huitième condition d’admission à l’Internationale Communiste précise ainsi la nécessité de soutenir les mouvements d’émancipation dans les colonies, « non en paroles, mais en fait ». Les colonies jouent un rôle décisif dans le maintien du système impérialiste, il est donc nécessaire de mener conjointement « la révolution prolétarienne et la révolution des colonies ».

Les partis qui se déclarent anticolonialistes mais qui n’agissent pas en conséquence sont pointés du doigt. L’attitude de la SFIC et de sa Fédération d’Algérie Les critiques du IVe Congrès Le PC-SFIC s’exécute. Sylvie Lindeperg : «L'assassinat dans la chambre à gaz, hors champ terrible» [Cet entretien a été publié dans Libération en janvier 2005]

Sylvie Lindeperg : «L'assassinat dans la chambre à gaz, hors champ terrible»

2014 Le patrimoine de la Grande Guerre. 14-18, l’éradication sentimentale. La Première Guerre mondiale a séparé en France plus de 5 millions de couples, pour certains à jamais.

14-18, l’éradication sentimentale

Ce fut, écrit Clémentine Vidal-Naquet, une immense «catastrophe sentimentale», qui bouleversa le quotidien et souvent le destin de tant de contemporains, hommes et femmes confondus. C’est l’histoire tragique de ces couples désunis, présentée à juste titre comme une part substantielle de l’expérience de guerre, que ce livre s’attache à retracer.

Tout commence avec la mobilisation, qui perturbe profondément l’ordre conjugal. Si, en août 1914, certains appelés décident d’anticiper leur mariage ou de régulariser leur union, beaucoup sont au contraire tentés de les reporter. De fait, on recensa en 1914 près de 80 000 mariages de moins que l’année précédente, et cette brutale réduction de la nuptialité se prolongea durant tout le conflit. Difficultés. Mais le cœur de l’ouvrage concerne les relations amoureuses et intimes qui subsistèrent entre les époux séparés. Paradoxe. Dominique KALIFA. Histoire@Politique n°24 : Le dossier : Introduction. Le dossier Coordination : Claire Andrieu.

Histoire@Politique n°24 : Le dossier : Introduction

John Horne : « Le front, c'est le blocage militaire » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Antoine Flandrin L'historien John Horne montre comment le mot « front » pour désigner la zone où s'opposent deux lignes de feu parallèles chacune dotée de ses tranchées de soutien a été inventé pendant la Grande Guerre.

John Horne : « Le front, c'est le blocage militaire »

Vous avez récemment rédigé un article intitulé « Le Front » pour le catalogue de l'exposition « Vu du front : représenter la Grande Guerre », dont vous êtes le président du conseil scientifique. Comment vous est venue l'idée de vous intéresser à l'origine de ce mot ? John Horne : L'exposition « Vu du front » comporte deux sujets : le front et les représentations du front. Le Musée de l'armée et la Bibliothèque de documentation et d'information contemporaine (BDIC), qui ont organisé l'exposition, se sont intéressés à ce qu'on voyait du front. En 1914, le « front » n'est pas un terme très répandu dans le langage militaire. Vous dites que pour les soldats le « front » a été une révélation ?

C'est un front continu. Chrétiens, juifs et musulmans dans l’Espagne médiévale. La convivencia et autres mythes historiographiques. .

Chrétiens, juifs et musulmans dans l’Espagne médiévale. La convivencia et autres mythes historiographiques

Maya Soifer, « Beyond convivencia : critical reflections on the historiography of interfaith relations in Christian Spain », Journal of Medieval Iberian Studies, vol. 1, no 1, 2009, p. 21. Faut-il réviser l'histoire de l'antifascisme ?, par Maurice Agulhon. Le cinquantième anniversaire de la victoire approche.

Faut-il réviser l'histoire de l'antifascisme ?, par Maurice Agulhon

Ou, pour être exact, le cinquantième anniversaire de l’été décisif de 1944 : 6 juin, débarquement de Normandie (1), 15 août, débarquement de Provence, 25 août, libération de Paris. Car la victoire ne sera scellée qu’au début de mai 1945, après un dernier, long et cruel hiver de guerre. Admettons-le pourtant, la machine commémorative est lancée, le demi-siècle est pour cet été. C’est donc maintenant qu’on peut tenter d’ajouter au souvenir historique et sentimental quelque réflexion critique. Le tourbillon actuel des interprétations révisées et des concepts renouvelés nous incite déjà à reposer quelques questions anciennes, dont celle-ci, seul objet de ces propos : la seconde guerre mondiale a-t-elle été vraiment la « croisade antifasciste » que la plupart de nos aînés ont faite... ou au moins applaudie ?

Certains en ont douté sur le moment même. De cette conviction antifasciste de 1944, que faut-il retenir aujourd’hui ? "Hitler n'aurait pu prendre le pouvoir sans la complicité d'élites bourgeoises" - 28 juillet 2013.