Nature et culture

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L’unification du paradigme naturaliste grâce au « darwinisme étendu » : la mémétique et ses contradicteurs. Deuxième partie. Cet article constitue la suite logique de la première partie trouvable à cette adresse.

L’unification du paradigme naturaliste grâce au « darwinisme étendu » : la mémétique et ses contradicteurs. Deuxième partie

II. Le problème d’une ontologie du darwinisme étendu : comment individuer correctement les êtres évolutionnaires et cette individuation peut-elle s’appliquer sur un substrat non biologique ? Avant d’en venir à l’explication des différentes ontologies possibles pour rendre compte de l’évolution culturelle et sociale des hommes en universalisant le paradigme darwinien (sociobiologie, psychologie évolutionniste, etc.), revenons à une philosophie dont l’innocence n’enlève rien à l’intuition géniale, celle de David Hume. Si le siècle de Hume, le XVIIIe, ne connaît pas encore Darwin, nous sommes en terres britanniques et le génie naturaliste est le terreau même de cette culture. L’exemple de la fidélité et de la pudeur est un bon exemple pré-évolutionniste, car il marque les esprits… [1]. L’unification du paradigme naturaliste grâce au « darwinisme étendu » : la mémétique et ses contradicteurs. Première partie. S’est tenue à Paris mi-décembre une semaine consacrée à Dan Sperber, baptisée « Culture, communication et cognition », à l’Ecole normale supérieure de Paris organisée par l’Institut Jean Nicod (ENS/EHESS/CNRS).

L’unification du paradigme naturaliste grâce au « darwinisme étendu » : la mémétique et ses contradicteurs. Première partie

Ce colloque rendait hommage à un grand penseur français contemporain, Dan Sperber, chercheur en sciences cognitives, anthropologue et linguiste, et par cette voie au naturalisme. Ce programme de la pensée contemporaine, programme de naturalisation de l’homme, trouve effectivement une de ses pierres de touche française au sein de la philosophie de Sperber, en tant qu’il incarne le génie darwinien revisité pour investir les sciences humaines et sociales, singulièrement anti-naturalistes. Qu’est-ce qu’incarner le génie darwinien ? C’est étendre l’idée géniale de Darwin – on aime dire et répéter que jamais homme n’eut meilleure idée – pour en faire l’hypothèse scientifique d’unification et de systématisation de notre compréhension de l’homme.

I. Métamorphoses de l’évolution. Le récit d’une image - 2009 : Anné. L'effet réversif de l'évolution. Extraits Effet réversif de l'évolution APEL Max Apomorphie / Plésiomorphie Effet réversif de l'évolution. Reversive effect of evolution. (Tort, 1983). Concept-clé de l'*anthropologie darwinienne (à distinguer de l'*anthropologie évolutionniste), l'effet réversif de l'évolution est ce qui permet de penser chez Darwin le passage entre ce que l'on nommera par commodité et approximation la sphère de la nature, régie par la stricte loi de la *sélection, et l'état d'une société civilisée, à l'intérieur de laquelle se généralisent et s'institutionnalisent des conduites qui s'opposent au libre jeu de cette loi.

Ce paradoxe peut se formuler ainsi : la *sélection naturelle, principe directeur de l'évolution impliquant l'élimination des moins aptes dans la *lutte pour la vie, sélectionne dans l'humanité une forme de vie sociale dont la marche vers la *civilisation tend à exclure de plus en plus, à travers le jeu lié de l'éthique et des institutions, les *comportements éliminatoires. Human Speech Gene Found. Researchers have found a gene that could explain why we developed language and speech while our closest living relatives, the chimps, did not.

Human Speech Gene Found

The gene called FOXP2 is a transcription factor, meaning it regulates other genes. Past research has suggested this gene remained relatively unchanged along mammal evolution until after humans and chimps diverged. And about 200,000 years ago, when modern humans appeared on the scene, scientists think two amino acids (building blocks of proteins) changed in FOXP2. But whether that amino-acid modification had any real effect on us wasn't known. To find out, a team of researchers expressed the chimp and human forms of this speech gene in neuronal cells that essentially didn't express the gene, or make proteins that carry out that gene's instructions. They found 116 genes that were expressed differently in humans compared with chimps, suggesting FOXP2 is responsible for those differences, the researchers say.