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Foucault

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Philippe Sabot : Lire les Mots et les choses de Michel Foucault. Le livre de Philippe Sabot, Lire Les mots et les choses de Michel Foucault [1], est publié dans la collection « quadrige manuels » et se donne un objectif ambigu. Certes, il veut présenter le « best seller » de Foucault, mais il veut en montrer certaines aspérités ou certains aspects qui ont été négligés par les études foucaldiennes qui ne font de cet ouvrage qu’un jalon dans la progression, continue ou non [2], de l’itinéraire intellectuel de Michel Foucault. Aussi, si l’ouvrage propose effectivement un résumé de l’ouvrage, qui peut être considéré comme un guide de lecture, une introduction ou un commentaire des idées qui y sont développées, l’essentiel réside sans doute ailleurs : Philippe Sabot veut pointer du doigt les audaces et les réflexions qui sont passées inaperçues dans la réception des Mots et des choses [3].

Dans l’introduction de son livre, Philipe Sabot insiste sur l’originalité des Mots et des choses dans le parcours philosophiques de M. Foucault. P. Philippe Chevallier : Michel Foucault. Le pouvoir et la bataille. Parler, à propos de Foucault, d’un « dehors » du pouvoir – une gageure plutôt bien tenue 1. Un projet difficile – étudier l’en-dehors du pouvoir chez un auteur qui ne cesse de dire que le pouvoir n’a pas de dehors Philippe Chevallier choisit d’aborder l’œuvre de Michel Foucault à travers une thématique centrale chez ce dernier : la question du pouvoir [1]. S’ensuit donc une réflexion sur le travail de cette notion chez Foucault, en même temps qu’un parcours de l’œuvre depuis cette perspective.

Plus précisément, sans quoi nous n’aurions qu’un ouvrage assez narratif, P. Chevallier cherche à approcher « cette région obscure autour du pouvoir » (p. 14) qu’il dénomme « bataille ». « Le terme de bataille, et ses synonymes lutte, affrontement décrivent un rapport de force dont la finalité est la mise hors-jeu de l’un des protagonistes. Cette « région obscure autour du pouvoir » aurait été « peu explicitée par Foucault » nous dit P. 2. P. 3. P. 4. Hervé Oulc'hen : Usages de Foucault. C’est un collectif [1] d’une très grande richesse et d’une très grande qualité qui paraît cette année – « année Foucault » – sous la direction d’Hervé Oulc’hen, doctorant à l’Université Montaigne-Bordeaux III, qui signe une introduction à la fois concise et précise (p. 5-11) ainsi que le chapitre 18 (p. 293-318).

Précédé d’un avant-propos de Guillaume le Blanc (p. 1-4) auteur également du chapitre 5 (p. 65-81), l’ouvrage rassemble les contributions de 23 chercheurs en philosophie et en science humaines et sociales autour de la notion d’usage et plus précisément des « usages de Foucault » comme l’indique le titre. Que faut-il entendre par là ? Les 23 contributions se donnent pour des « mises en usage de la pensée de Foucault » (p. 3). Il me semble important de distinguer au préalable la place et l’importance de la notion d’usage dans le travail même de Michel Foucault. C’est ce que permettent de faire les contributions de Mathieu Potte-Bonneville et de Thomas Bénatouïl. Michel Foucault : L'origine de l'herméneutique de soi. Sous le titre L’origine de l’herméneutique de soi, la collection « Philosophie du présent » des éditions Vrin publient en 2013 la traduction, jusqu’alors inédite en français, de deux conférences que Michel Foucault donna à Dartmouth College en 1980, les 17 et 24 novembre intitulées respectivement Truth and Subjectivity – « Subjectivité et vérité » – et Christianity and Confession – « Christianisme et aveu ».

Le tout sous la direction de H. -P. Fruchaud et D. Lorenzini qui signent l’avertissement au lecteur et qui expliquent le titre choisi pour l’édition [1] : la volonté d’éviter toute confusion avec le titre du cours de 1980-1981, le choix de demeurer cohérent avec les éditions américaines et italiennes, le souci enfin et surtout de demeurer fidèles à une suggestion de Foucault lui-même dans la conférence du 20 octobre. La question que traitent ces conférences de Dartmouth est celle d’une « généalogie du sujet moderne », à rebours donc des « philosophies du sujet ». Les mots et les choses. Michel Foucault à l'Université Catholique de Louvain en 1981.

Michel Foucault : Du gouvernement des vivants. 1. Quelque 30 ans après avoir été prononcées, paraissent les 12 séances du cours de M. Foucault durant l’année 1979-1980 [1] du 9 janvier au 26 mars, intitulé « Du gouvernement des vivants » qui prend place après « Naissance de la bio-politique » [2] et précède « Subjectivité et vérité » [3]. Cette édition, établie par M. Senellart sous la direction de F. Ewald et A.

Fontana s’inscrit dans un travail d’édition commencé depuis près d’une quinzaine d’années, indépendamment de l’ordre chronologique dans lequel ces cours ont été prononcés. « Du gouvernement des vivants » qui présente le concept de « régime de vérité » et qui interroge le christianisme en fonction de cet outil précède en effet des cours que l’on a pu lire et commenter depuis une dizaine d’années et dont l’Herméneutique du Sujet, cours de l’année 1981-1982 [4], est peut-être le plus connu. 2. 3. 4. 6. 7. 8. Avouer et obéir. Dans son cours de 1980, Foucault, après ses recherches sur le « pouvoir-savoir », donne une place nouvelle au sujet – un sujet qui s’éprouve dans l’injonction à parler de soi pour mieux se soumettre à l’autre.

Recensé : Michel Foucault, Du gouvernement des vivants, édité par Michel Senellart, Seuil-Gallimard, Hautes Etudes, 2012. 26 €, 400 p. Le cours prononcé par Michel Foucault au Collège de France de janvier à mars 1980, intitulé Du gouvernement des vivants, constitue un moment-clé pour comprendre le basculement foucaldien, qui le conduit de l’étude des grandes formes du pouvoir occidental moderne (pouvoir de souveraineté, pouvoir disciplinaire, gouvernementalités de la Raison d’Etat ou néo-libérales) à l’examen des structures de subjectivation chez les Anciens. C’est un cours complexe, sinueux, qui consiste moins en la présentation sereine de résultats établis qu’en un mouvement inquiet de recherches ouvertes. L’entrée en scène du sujet Le baptême et la pénitence.