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Science et pseudo-science

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L’origine du refus des vaccinations. Par Pierre Bégué - SPS n°302, octobre 2012 Les oppositions aux vaccins ont un développement préoccupant dans tous les pays occidentaux. Elles vont de l’opposition totale aux hésitations, négligences ou oublis et ont pour conséquence l’insuffisance de la couverture vaccinale. La crainte des effets adverses des vaccins a remplacé la peur des maladies. La société occidentale remet en question la justification de certains vaccins de routine, n’en percevant plus le bénéfice pour les maladies disparues (i.e. polio, diphtérie).

Ces refus sont aggravés par les peurs du vaccin, les informations erronées sur Internet ou dans les médias, la perte de confiance dans les experts, certaines croyances. Toutes les enquêtes concluent au manque d’information des parents d’enfants non ou mal vaccinés. L’histoire de la vaccinologie est pleine de débats sur les vaccins, à commencer par celui qui, au XVIII e siècle opposait les détracteurs de la variolisation aux Encyclopédistes, défenseurs de l’inoculation.

Alter_archéologie

Le dénialisme scientifique (ou négationnisme de la science) Rating: 3.7/5 (3 votes cast) Quand on pense aux ennemis de la science et à l’obscurantisme, on a souvent en tête les créationnistes et autres courants religieux fondamentalistes. Pour la petite histoire, de nombreux théologiens ont décortiqué la bible au 17e siècle, pour dater l’origine du monde. L’un des plus célèbres d’entre eux, un certain James Ussher, a élaboré une chronologie basée sur les différents récits du livre sacré qui établit l’origine de la Terre au 23 octobre -4004.

Et l’idée est restée longtemps dans les esprits, car c’est un peu tout ce dont on disposait à l’époque, avant la science moderne qui, en utilisant des outils tels que la datation radiométrique a pu faire remonter l’âge de notre planète à quelque 4.54 milliards d’années. Les créationnistes d’aujourd’hui inventent tout et n’importe quoi pour faire tenir la réalité qu’on observe tous les jours dans cette ancienne vision du monde qu’ils veulent tenir pour vraie. Il y a les exemples célèbres: Arguing about pseudoscience: a useful analogy | Science. SCENARIO: PERSON 1 (a scientist) is at the bar in a pub. He orders two drinks and a bag of crisps. He takes these and sits down. He is alone, but clearly waiting for someone. PERSON 2 (a stranger) enters. He sits in the vacant seat at PERSON 1's table, uninvited.

The following conversation occurs. PERSON 1: … hello? PERSON 2: Did you say you'd just been to Manchester? PERSON 1: What? PERSON 2: You just told the barman you've come back from Manchester. PERSON 1: Oh, right, yeah. PERSON 2: You mentioned football. PERSON 1: I did? PERSON 2: Do you know who the best football team from the Manchester area are?

PERSON 1: Well, I'm not exactly a football fan, but given what I know, it's probably Manchester United. PERSON 2: Wrong! PERSON 1: Sorry, what? PERSON 2: The best football team in Manchester are the PPs. PERSON 1: …the what? PERSON 2: The PPs! PERSON 1: Right. PERSON 2: Yes. PERSON 1: Sorry, but I rather doubt that. PERSON 2: Are you calling me a liar? PERSON 1: What? PERSON 1: NO! Enseignement 2009-2010 — Une approche historique de l'alterscience (II) Le premier cycle 2008-2009 a permis d’approcher les figures et postures de l’alterscience : émanant parfois de chercheurs, mais d’individus ou de groupes d’individus formés à la science mais n’ayant pas toujours suivi son évolution (ingénieurs notamment) ; ambivalente entre une fascination pour la science apprise pendant les études et un rejet de la science telle qu’elle a évolué depuis ; contestant des « théories établies » sans proposition de théorie alternative cohérente ; mimant par les colloques, revues, etc. la « science établie », pourtant contestée ; réécrivant l’histoire des sciences dans un sens favorable à ses propres idées.

Mardi 17 novembre 2009 (salle 10) : Alterscience et alterscientifiques : quelques points caractéristiques dégagésCette séance tire certains enseignements du cycle 2008-2009 et ouvre les pistes pour le séminaire de cette année. Mardi 19 janvier 2010 (salle 3) : L'évocation de la science dans les utopies du XIX° siècle, Saint-Simon, Fourier.

Ondes

Le pouvoir (pas le moins du monde occulte) des psychanalystes. Par Esteve Freixa i Baqué - SPS n° 293, hors-série Psychanalyse, décembre 2010 Pour examiner le pouvoir réel, en termes de « lobby », des psychanalystes1, nous allons choisir quatre « affaires » parmi les plus récentes et les plus scandaleuses : l’amendement Accoyer, le rapport Inserm, le procès Bénesteau et la sortie du Livre Noir de la Psychanalyse.2 L’amendement Accoyer3 Le Dr. Bernard Accoyer (député UMP de la Haute-Savoie à l’époque et actuel Président de l’Assemblée Nationale) proposa en octobre 2003 à l’Assemblée nationale d’ajouter un nouvel article au projet de loi de santé, modification connue depuis sous le nom « d’amendement Accoyer ». Les motifs exposés par son auteur pour justifier sa proposition méritent toute notre approbation : ils se placent du point de vue de la protection des patients, pour que ces derniers puissent bénéficier d’une prise en charge par des personnes qualifiées (voir encadré).

Exposé des motifs de l’« amendement Accoyer » Le rapport de l’Inserm10. Science-Based Medicine.

Science et militantisme

Histoire_CulteHistorique. Epistémologie_SciencesSociales_Humaines. Lawrence Krauss: another physicist with an anti-philosophy complex. By Massimo Pigliucci I don’t know what’s the matter with physicists these days. It used to be that they were an intellectually sophisticated bunch, with the likes of Einstein and Bohr doing not only brilliant scientific research, but also interested, respectful of, and conversant in other branches of knowledge, particularly philosophy. These days it is much more likely to encounter physicists like Steven Weinberg or Stephen Hawking, who merrily go about dismissing philosophy for the wrong reasons, and quite obviously out of a combination of profound ignorance and hubris (the two often go together, as I’m sure Plato would happily point out).

The latest such bore is Lawrence Krauss, of Arizona State University. I have been ignoring Krauss’ nonsense about philosophy for a while, even though it had occasionally appeared on my Twitter or G+ radars. Krauss’s volume was much praised when it got out in January, but more recently has been slammed by David Albert in the New York Times: Dérives polytechniciennes. Par Jean Günther (X1953) - SPS n° 282, juillet 2008 Malgré leur formation réputée, bien des polytechniciens ont soutenu des points de vue pseudoscientifiques. On observe ainsi que le niveau de la sélection et de l’enseignement, surtout quand celui-ci est coupé de la recherche en train de se faire, ne protège pas des croyances au paranormal ou aux approches irrationnelles.

Un Nobel qui s’égare Maurice Allais (X1931)1, prix Nobel d’économie, a également tenté d’entreprendre des travaux de physique. En se basant sur diverses expériences, menées par lui ou extraites de la littérature, il a prétendu remettre en cause la théorie de la relativité et même la mécanique newtonienne2. Malheureusement ces expériences sont pleines de biais et n’ont jamais été reproduites ; leurs résultats contredisent un ensemble scientifique solidement étayé, notamment par des mesures précises et parfaitement compatibles avec lesdites théories3. Un créationniste Chez les thomistes Un parapsychologue Encore l’Atlantide. Accueil - La Nuit de la science 2012 - Département de la culture - Ville de Genève. Le bLoug. Afis - Association française pour l'information scientifique.