Infobésité : arrêtez avec ce non-sens. J’ai déjà abordé le sujet de l’infobésité (appelée également information overload) à plusieurs reprises sur ce blog, et récemment à travers l’article Death by information overload. J’expliquais en effet que cette situation de surabondance d’information était déjà présente avant même l’ère de Gutenberg. Aujourd’hui je reviens à la charge en affirmant encore une fois que l’infobésité relève plutôt du non-sens puisque c’est une caractéristique intrinsèque de l’évolution de l’Homme et de son rapport à la connaissance. Récemment, le New York Times a publié un article invitant ses lecteurs à faire des pauses régulières dans l’utilisation des terminaux électroniques : iPad, Smartphone, Laptop… Selon le journal, le cerveau a besoin d’un temps de repos, (ah bon!
Je le savais pas!) What a glut of books! Son ouvrage « The Anatomy of Melancholy » détaille dans tous les sens les symptômes et les difficultés de ce malaise général, de sur-information. Droits Photo : 1/ Yvan KAFKA 2/Wikipedia. Gare aux archives numériques !, Droit & Finance. Décisionnel : 90 % des données des entreprises sont inexploitables. L'humanité a produit environ 1,3 milliard de Go de données numériques en 2010, soit plus que la totalité des informations produites par l'homo sapiens entre la préhistoire et 2003. IBM met en garde les entreprises contre ce déluge informationnel en invoquant une nouvelle "loi" de l'informatique : "plus la puissance de calcul des ordinateurs progresse et plus les entreprises deviennent bêtes.
" En 2011, "les entreprises les plus chanceuses sont capables d'analyser 7 % de leurs données tout au plus", a expliqué Jeff Jonas, directeur scientifique du département Entity & Analytics chez IBM, lors du salon Information on Demand (IOD) qui se tenait la semaine dernière à Las Vegas. Dit autrement, 90 % des données du système d'information de l'entreprise ne permettent pas de prendre des décisions. Pour IBM, la capacité à faire parler ces données en temps réel est cruciale pour rester compétitif. Big Blue entend inverser cette tendance en adaptant ses outils décisionnels au "big data".
Chaque humain a créé 45 Go de données numériques en 2007. Entreprise 2.0 : temps réel et autonomie. La surabondance d'informations et la diversification des sujets complexifient la prise de décisions. Les entreprises doivent devenir plus agiles, afin de réagir en quasi temps réel. Et de permettre aux salariés de s'adapter. Auparavant il fallait connaître l’emplacement où un contenu avait été "rangé", puis enfin l’ouvrir afin d’en vérifier la pertinence, les règles de nommage étant rarement respectées dans les organisations. Une perte de temps importante, sans parler des informations éparpillées dans les différentes boîtes mails. Trouver la bonne personne au bon moment Sans compter les divers commentaires qui permettent d’avoir une vision très claire de l’évolution du document sans même le consulter et comprendre les évolutions entre les versions existantes. Réagir en temps réel.