Trappe à liquidité. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La trappe à liquidité est un phénomène proposé en analyse keynésienne, dont le but est d'expliquer les caractéristiques observées quand la banque centrale devient incapable de stimuler l'économie par la voie monétaire. Dans un contexte de récession, une des méthodes de relance est la diminution du taux d'intérêt et l'augmentation de la masse monétaire. Cependant, les agents réagissent à leur prévision du taux d'intérêt par rapport à un taux considéré comme « normal ». Ainsi, la demande de monnaie pour motif de spéculation est d'autant plus importante que le taux d'intérêt est bas. L'existence de la trappe à liquidité a été postulée par Keynes dans sa Théorie générale.
Son existence n'est pas admise par tous les économistes. Voir aussi[modifier | modifier le code] Articles connexes[modifier | modifier le code] Lien externe[modifier | modifier le code] La trappe a liquidité a-t-elle fonctionné au Japon ? Portail de l’économie. FT.com / Capital Markets - Money struggles to pass through banki. FT.com / UK - Bank of England to extend quantitative easing. Le bal des vampi. Billet invité. On en découvre de belles, quand on s’intéresse aux banques centrales. Car si, en temps normal, elles demeurent plutôt confites dans un imperturbable silence, à peine rompu par de petites phrases sibyllines, elles nous abreuvent depuis la crise de leurs dévotions répétitives, faisant de même avec les banques, mais pour elles c’est à coups de liquidités.
A chacun ses pauvres. Notre miel à nous, c’est de pouvoir à cette occasion pénétrer un petit peu dans le saint des saints. Au terme de petites incursions, nous connaissons désormais un peu mieux les deux faces cachées de l’exercice favori du moment de ces puissantes divinités : la distribution de liquidités. En levant les coins du tapis, on remarque vite que les choses ne se passent pas tout à fait comme cela nous est raconté par nos banquiers centraux, paternes et sévères à la fois. Mais de l’autre main ? 2/ Elle asséchera le marché quand le moment sera venu (voir plus haut). La trap. Coville, Thierry (2003), "Le syndrome japonais est-il transmissible aux Etats-Unis et à l’Europe ?
", Document de travail du Centre d’Observation Economique, n°65, p. 7-10 Il faut tout d'abord se référer à la conception de la demande de monnaie de Keynes : la monnaie est aussi un actif financier, c'est-à-dire que l'on peut, en conservant en "portefeuille" un stock de monnaie, transférer son pouvoir d'achat d'une période à l'autre. Le rôle de la monnaie comme réserve de valeur est alors à l'origine de la demande de monnaie pour le motif de spéculation. Keynes pensait qu'un agent qui avait le choix entre deux types d'actifs financiers, la monnaie et des obligations à taux fixe, pourrait préférer détenir sa fortune sous forme de monnaie alors même qu'il ne bénéficierait d'aucun rendement.
Dans l'analyse de Keynes, les agents connaissent ou croient connaître avec certitude le cours futur des obligations. Une correction à cette analyse a été présentée par Tobin.