background preloader

#Finances #Marchés

Facebook Twitter

#Dévaluation == Solution ?

Ne pas détruire les banques : les saisir ! Il faut peut-être prendre un ou deux pas de recul pour admirer l’édifice dans toute sa splendeur : non seulement les marchés de capitaux libéralisés, quoique les fabricateurs de la crise dite des dettes souveraines (voir « Crise : la croisée des chemins »), demeurent le principe directeur de toutes les politiques publiques, mais les institutions bancaires qui en sont le plus bel ornement sont devenues l’unique objet des attentions gouvernementales. Les amis du « oui » au Traité constitutionnel de 2005 trouvaient à l’époque trop peu déliées à leur goût les dénonciations de « L’Europe de la finance » mais si le slogan ne sonne en effet pas très raffiné, c’est que la réalité elle-même est grossière à ce point.

Il y a pourtant quelque part un point de réalité où les fables déraillent et les voiles se déchirent. Manifestement nous nous en approchons. La croyance financière à la dérive L’Union dans son ensemble est logée à la même enseigne. Misère du fonds de secours européen Le syllo de Canto. Crise européenne, deuxième service (partie 2) (Lire la première partie) Des deux volets du projet franco-allemand de révision du traité de Lisbonne, il n’y en décidément pas un pour rattraper l’autre. La version européenne du SDRM (Sovereign Debt Restructuring Mechanism) envisagé il y a quelques années par le FMI, et déjà vouée au plus désastreux des acronymes en français [1], partage avec lui la même ignorance des conditions réelles, c’est-à-dire politiques, de l’efficacité institutionnelle. Le durcissement des règles du pacte de stabilité qui se présente comme son complémentaire est de loin le pire des deux – et malheureusement celui qui a le plus de chance de voir le jour pour de bon.

La crise européenne de ce printemps offrait pourtant une opportunité sans pareille d’une remise à plat. On a beaucoup entendu dire que la crise financière ouverte en 2007 n’avait pas dégénéré à la façon des années 1930 car les politiques économiques, entre temps, avaient « appris ». Le « pacte durci » comme substitut de l’EFSF … mais désastreuse. Le Fonds Monétaire International, la Banque mondiale et les droits des femmes dans le monde. Le système bancaire dans la tourmente, par Ibrahim Warde. Pour la plupart des grandes institutions financières internationales, l’été 1998 s’annonçait faste : depuis plusieurs mois, et malgré quelques pertes sur les marchés asiatiques, leurs profits augmentaient et leurs cours boursiers volaient de sommet en sommet. Rien ne paraissait devoir freiner une ascension qu’elles attribuaient à des stratégies judicieuses. Les grandes banques françaises se félicitaient, par exemple, d’avoir pleinement réussi leur mue.

Après une longue convalescence sur fond de marasme immobilier, elles semblaient bien engagées dans la course au profit. Car c’est principalement à l’aune de ce ratio - profits divisés par fonds propres - que les institutions financières mesurent désormais le succès. Et, comme l’intermédiation classique (la transformation de l’épargne publique en prêts aux entreprises et aux ménages) est peu rentable, c’est vers des activités nouvelles, et beaucoup plus lucratives, qu’elles se lancèrent. Taille de l’article complet : 2 102 mots. REGARDS. Vous êtes l’un des rares économistes à faire appel à la philosophie, à la sociologie, à la littérature... Quel est le parcours qui vous a amené à articuler ainsi les disciplines ?

Frédéric Lordon : Je suis arrivé à l’économie avec un désir vif, mais vague, d’économie critique, qui s’est instantanément reconnu dans la théorie de la Régulation que l’économiste hétérodoxe Robert Boyer enseignait dans son séminaire à l’EHESS. Inspirée du marxisme, la théorie de la Régulation n’est pas une théorie des marchés mais du capitalisme : comme quoi le seul choix de l’objet de départ change tout à ce qu’on raconte ensuite. Ma thèse a été consacrée à chercher des formalisations mathématiques pour les phénomènes des crises endogènes du capitalisme. Comment avez-vous rencontré Bourdieu ou Spinoza ? F.L. : L’économie standard croit à la parfaite rationalité des agents économiques. F.L . : C’est là une distorsion typique des apparitions dans les médias et l’espace public. Les deux gros cochons. Ainsi donc il va falloir envisager d’agrandir la porcherie… Car deux fameux gorets tapent du groin à la porte. Au commencement, ils étaient trois petits – les cochons.

Grèce, Portugal, Espagne. Et comme il fallait un « I » (pour bien faire PIGS), on eut d’abord l’idée de l’Italie – puisque les crottés sont nécessairement les Méditerranéens. Sauf que ce fut l’Irlande. Comme par un effet d’habitat préféré, la finance, culturellement anglo-saxonne, a toujours eu un faible pour ses appartenances. Par un de ces revirements qui font tout son charme, le commentaire financier est passé de l’état d’alarme lundi 18 avril à la grande placidité mardi 19. Royaume-Uni : impasse totale de politique économique ? Passé le coup de semonce de l’annonce, aussi bien les opérateurs que les commentateurs de la finance semblent revenir à leur tropisme de « l’habitat préféré » et faire peu de cas d’une « péripétie ». De la particularité inflationniste… … à la paralysie complète de la politique économique Enfin (?) Les deux gros cochons, partie 2. Renversement de la liquidité internationale ?

Si par une sorte de dialectique un peu scolaire, le premier commentaire a d’abord sursauté à la nouvelle proprement économique de la mise sous surveillance des Etats-Unis (voir Partie 1), puis s’est corrigé pour en minimiser la portée et y voir un « simple avertissement » politique, il serait utile (négation de la négation) de revenir, pour la redramatiser quelque peu, à l’économie du problème.

Le parallèle avec l’épisode précédent de « surveillance négative » de 1996 ne tient pas la route une seule seconde, et si c’est sur ce genre de rapprochement que l’on croit pouvoir compter pour se rassurer un peu il va falloir assez vite trouver autre chose. Or il faudrait être inconscient pour minimiser les effets d’une éventuelle dégradation des Etats-Unis. Mais ce problème qu’on peut voir par le petit bout des calculs spéculatifs, il faut surtout le voir par le gros bout d’une crise possible de la liquidité internationale.

En attendant la Chine. Mathématisation de la finance. Une alternative à l’austérité budgétaire : le plan Stiglitz. Ce sera le choc de politique économique de l’année 2011 : les pays européens réalisent, enfin, la coordination de leur politique budgétaire. Malheureusement, c’est pour engager tous en même temps des politiques d’austérité qui vont tuer la demande intérieure de la zone. Pouvait-on faire autrement dans la mesure où il était nécessaire de maîtriser les déficits pour empêcher un dérapage incontrôlable des dettes publiques ? Oui. Comme le souligne l’économiste Patrick Artus, l’Europe pourrait connaître en 2011 non pas une simple croissance faible mais un effondrement de l’activité. La probabilité en est accrue du fait de la réaction négative de la demande intérieure que produiront les politiques massives d’austérité budgétaire engagées sur le continent.

Selon Artus, l’effet dépendra « du niveau du multiplicateur budgétaire qui mesure l’effet de variation des déficits publics sur la croissance. Que propose Stiglitz ? Côté dépenses, à la fois de nouveaux investissements et des économies. Christian CHAVAGNEUX » Blog Archive » Dettes européennes : 4 façons de sortir de la crise. Face aux problèmes d’endettement des pays périphériques de la zone euro, quatre scénarios possibles de sorties de crise sont actuellement évoqués : rééchelonner les créances, faire acheter les dettes par les banques centrales, procéder à un effacement partiel des créances, mutualiser la dette au niveau européen.

Lequel serait le meilleur ? Les 12 et 13 janvier derniers le Portugal et l’Espagne ont « réussi » à emprunter auprès des marchés financiers de quoi financer leur dette publique. Il faut dire qu’avec un taux de 6,7 %, les créanciers du Portugal ont de quoi se frotter les mains de trouver des titres qui rapportent autant… mais qui vont rendre le problème du remboursement d’autant plus difficile pour demain au cas où la croissance portugaise et européenne resterait atone trop longtemps. Il faut donc continuer à réfléchir aux moyens qui permettraient d’éviter des crises de la dette en Europe. Rééchelonner la dette Quatre scénarios sont actuellement proposés. Le haircut. Dette : “la Banque centrale doit créer de la monnaie et prêter à 0 % aux Etats” - Contes publics - Blog LeMonde.fr. J'ai interrogé plusieurs économistes dans le cadre d'une "enquête" pour Le Monde dans sa version "papier" sur le thème suivant : "s'il veut vraiment tenir son engagement de ramener le déficit public à un niveau de 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2013, et donc de réduire également la dette publique, le gouvernement ne devra-t-il pas se résoudre à jouer de la carte fiscalité, c'est-à-dire augmenter les prélèvements ?

" Cette enquête est publiée aujourd'hui, mercredi 2 juin. On peut la lire ici (mais pour cela il faut être abonné, ce que je vous invite à faire). A l'occasion de cette enquête, j'ai notamment rencontré Thomas Piketty, qui est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l'Ecole d'économie de Paris. "Ce n'est pas avec la rigueur, les coupes dans les dépenses publiques et les hausses d'impôts qu'il faut sortir de cette crise. La réduction des coûts publics pour sortir d'une récession cela mène toujours au désastre. Et si on donnait à l’argent une odeur de sainteté ? » Article » OWNI, Digital Journalism. Se fondant sur les monnaies sociales, l'équipe de Taoa a décidé d'explorer l'Amérique du Sud pour observer les tentatives de dépolluer les économies de la finance par l'invention d'autres outils d'échange.

Billet publié initialement sur OWNIpolitics sous le titre : Les monnaies sociales: et si on arrachait aux banques le privilège de la monnaie ? La croissance du PIB reflète-elle le bien-être de notre société ? Notre richesse se mesure-t-elle à notre compte en banque ? Fin 2009, une amie nous prête le livre de Patrick Viveret, « Reconsidérer la Richesse », sa Bible nous dit-elle, elle deviendra aussi la notre… Patrick Viveret critique le PIB, expliquant que cet indicateur est complètement inadapté aux grandes questions sociales et écologiques, voire qu’il est même contreproductif !

Même si la plupart de nos responsables ne se fient qu’à sa croissance, le PIB n’est pas vraiment la meilleure boussole ! Une unité de mesure devenu objet de spéculation Et l’aventure commence … [APP] une autre monnaie est possible : une BD augmentée » Article » OWNI, Digital Journalism.

L'argent ne fait pas le bonheur... sauf si on le fabrique soi-même! Avec notre BD augmentée, apprenez les principes de la création monétaire et découvrez comment élaborer des monnaies libres auxquelles donner du sens. Philippe Derudder fait partie de ceux qui voient en l’alternative économique une chance à saisir. Ancien entrepreneur qui a tout plaqué en 1992 pour ne plus cautionner un système monétaire qui ne lui convenait pas, il cherche alors des solutions pour concilier monnaie et équilibre écologique. Maintenant animateur au sein d’une association, l’Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales ou AISES, il milite pour la création de monnaies complémentaires et offre ses conseils auprès de communautés ou de villages souhaitant franchir le pas.

Accompagnant ces communautés, il a notamment participé à la création de l’Abeille à Villeneuve-sur-lot, la Luciole en Ardèche et une troisième devise, à Roman. Existe-il une notion d’héritage ou d’épargne? Banques éthiques: les vilains petits canards de la finance française » Article » Ownipolitics, Bilan, débats et enjeux. Inflation : la crise est aussi une crise écologique. Dans sa chronique pour Radio Nova, Guillaume Duval revient sur les ressorts écologiques de la hausse du prix des matières premières, liée à la rareté croissante des énergies fossiles et des matières premières non renouvelables. L'inflation a atteint un niveau record en décembre dernier depuis 2008.

Est-ce inquiétant ? Oui, ce n'est pas rassurant. Les prix ont augmenté de 1,8 % en rythme annuel. Principalement du fait de la hausse des prix de l'énergie (+ 12,5 % sur un an) et des produits frais (+ 9,4 % par rapport à décembre 2009). 1,8 % ce n'est quand même pas encore une inflation très élevée… En effet. Mais maintenant c'en est fini des gains de pouvoir d'achat… Oui. Est-ce seulement un mauvais moment à passer ? Cela paraît peu probable. Que faudrait-il faire pour combattre cette tendance ? Ce qui caractérise la France et l'Europe c'est l'extrême faiblesse des ressources en énergies fossiles et autres matières premières non renouvelables disponibles sur leur sol. Guillaume Duval Commentaires.

Trappe à liquidité

Systèmes monétaires. La Bourse et l'Economie de marché. Marchés alimentaire. Crise 2008 causes et conséquences.