Crise 2008 causes et conséquences

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http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-04-30-Crise-financiere

Crise financière, les six étapes d'un désastre

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé, mardi 27 avril, la dette souveraine grecque au rang d’obligation douteuse, et abaissé celle du Portugal. Le lendemain, l’Espagne entrait dans le collimateur – à qui le tour ? Dans les trois cas, l’agence dit fonder son appréciation sur les perspectives macroéconomique des pays concernés : une croissance faible ne leur permettrait pas d’acquitter leurs engagements.

Crise, la croisée des chemins

http://blog.mondediplo.net/2010-05-07-Crise-la-croisee-des-chemins Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui depuis l’été 2007 ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certains, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir.

Sauver les banques jusqu'à quand ?

Quoique le texte qui suit ait pour propos de développer un argument indépendant (relativement), il est difficile de ne rien dire du plan « de stabilisation » que viennent d’annoncer l’Union européenne et le FMI, à propos duquel se pose immanquablement la question de savoir ce qu’il va stabiliser et pour combien de temps... Le « plan de stabilisation », ou les risques du bootstrapping Le paquet d’ensemble est en trois morceaux : 60 milliards d’euros de concours de l’Union directement mobilisables, 250 milliards du même métal mais par le FMI, et le « gros » morceau d’un fonds de garantie de 440 milliards. http://blog.mondediplo.net/2010-05-11-Sauver-les-banques-jusqu-a-quand
http://blog.mondediplo.net/2010-05-18-En-route-vers-la-Grande-Depression Ça commence comme un octosyllable, et pourtant la situation manque de poésie. On pourrait enchaîner sur l’aphorisme de comptoir en ajoutant que si le pire n’est jamais sûr, il n’est pas davantage exclu. Tout cela pour dire qu’on avait été surpris de voir à l’automne 2008 les gouvernements capables de tout mettre sur la table pour sauver le secteur bancaire de la ruine complète (et nous par la même occasion) et que, de temps en temps, on pouvait ne pas désespérer complètement des effets d’apprentissage – la collection des erreurs qui avaient transformé le krach de 1929 en Grande Dépression avait été méditée et évitée. Bien sûr, les banques s’en étaient tirées avec le magot des fonds publics, rigoureusement rien ne leur avait été demandé en contrepartie, et le scandale intrinsèque de ce rapt unilatéral s’agrémentait du spectacle de voir le manège repartir pour un tour – avec profits, bonus et inévitablement crise prochaine au bout de la séquence.

En route vers la Grande Dépression ?

Pour un système socialisé du crédit

« La nationalisation d’accord, mais partielle et temporaire ! » Ils se relaient en boucle à tous les micros comme pour conjurer le spectre hideux du capitalisme d’Etat, cette abomination qui les a tenus sur la brèche depuis deux décennies. « Ils » ? Toujours les mêmes bien sûr : répétiteurs libéraux, préposés à la rectification des erreurs socialistes et à la rééducation market friendly , experts permanents et patentés, autorités d’avant la crise comme d’après. http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit