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Hôpital public : la CFDT alerte sur les conditions de travail des soignants. Formation et trajectoires professionnelles des infirmiers. La seconde partie de l’étude de la Drees va contre l’idée d’une carrière courte des infirmiers et apporte des éléments pour évaluer quelques réformes en cours.

Formation et trajectoires professionnelles des infirmiers

Un précédent article a rendu compte de la première partie du travail de la DREES sur la profession infirmière - Démographie infirmière, état des lieux. La seconde partie porte sur la formation et les trajectoires professionnelles. Le travail à temps partiel dans la fonction publique hospitalière. Depuis de nombreuses années, dans la fonction publique hospitalière, les agents peuvent travailler à temps partiel.

Le travail à temps partiel dans la fonction publique hospitalière

Néanmoins la politique des ressources humaines peut être différente d’un établissement à l’autre. Certains « favorisent » le travail à temps partiel, d’autres sont plus « réticents ». 1- Quotité 50 %, 60 %, 70 %, 75 %, 80 % ou 90 % du temps de travail quelque soit le sexe, le grade, la fonction et le statut (titulaire et non titulaire). Temps de travail fonction publique. Lors de la mise en place des 35 heures puis des 32 h 30 de nuit, les établissements publics de santé ont du « négocier » avec leurs organisations syndicales un « contrat d’amélioration des conditions de travail » avec réduction de ce temps de travail.

Temps de travail fonction publique

Généralement ce contrat reconnaît des spécificités « locales » que nous ne pourrons traitées ici. Nous ne reprendrons que « strictement » les textes. Principe : L'aménagement et la répartition des horaires de travail sont fixés par le chef d'établissement, après avis du comité technique d'établissement ou du comité technique paritaire et compte tenu de la nécessité d'assurer la continuité des soins ou de la prise en charge des usagers, les dimanches, les jours fériés et la nuit. 35 heures hebdomadaires (Décret 2002-8 du 4 janvier 2002) ou 1600 heures annuelles maximum. Attention, le Décret ne donne pas la formule mathématique expliquant ces 1600 heures !

Prolongez gratuitement votre lecture ! Infirmiers : 30 % des nouveaux diplômés abandonnent dans les 5 ans. "Face à la dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail, à la perte de sens à l’hôpi­tal, à la mal­trai­tance ins­ti­tu­tion­nelle induite par le sous-effec­tif, 30% des jeunes diplô­més aban­don­nent la pro­fes­sion infir­miè­res dans les 5 ans qui sui­vent le diplôme", indi­que Thierry Amouroux, le porte-parole du Syndical National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC.

Infirmiers : 30 % des nouveaux diplômés abandonnent dans les 5 ans

Le recul est tel que l’on retrouve les condi­tions des années 60, lorsqu’une étude INED de l’époque avait montré que "plus de 30% des par­tan­tes sont res­tées moins d’un an dans l’hôpi­tal" (p 482) et que la durée moyenne de car­rière était de 5 ans en 1964 et 1965 (p 483) L’Étude PRESST (pro­mou­voir en Europe santé et satis­fac­tion des soi­gnants au tra­vail), une recher­che très vaste impli­quant 15 pays euro­péens et regrou­pant plus de 13.000 ques­tion­nai­res, expli­cite les motifs d’aban­don. Madeleine Estryn-Behar (2007). Santé satis­fac­tion au tra­vail et aban­don du métier soi­gnant (2004). #Ba­lan­ce­Ton­ Souffrance au travail et pénibilité du travail infirmier #souffranceInfirmiere. La péni­bi­lité du tra­vail infir­mier est de plu­sieurs natu­res (phy­si­que, psy­chi­que, men­tale) : aug­men­ta­tion de la charge de tra­vail : dimi­nu­tion de la durée moyenne de séjour, hausse de la gra­vité des cas (du fait du déve­lop­pe­ment des alter­na­ti­ves à l’hos­pi­ta­li­sa­tion, des hôpi­taux de jour, etc.), manque d’effec­tifs horai­res per­tur­bant la vie per­son­nelle : tra­vail de nuit, en horai­res alter­nés, en "grande équipe", repos déca­lés ou sup­pri­més, etc.

Souffrance au travail et pénibilité du travail infirmier #souffranceInfirmiere

Souffrance au travail et pénibilité du travail infirmier #souffranceInfirmiere. Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI-CFE-CGC) On cons­tate un dou­ble­ment de la charge de tra­vail infir­mier en 10 ans, du fait de la réduc­tion de la durée moyenne de séjour (DMS) et du déve­lop­pe­ment des alter­na­ti­ves à l’hos­pi­ta­li­sa­tion.

Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI-CFE-CGC)

Les patients qui res­tent à l’hôpi­tal ont un maxi­mum de soins en un mini­mum de temps. Cette inten­si­fi­ca­tion du tra­vail dété­riore davan­tage un envi­ron­ne­ment de tra­vail natu­rel­le­ment patho­gène (tra­vail posté, horai­res déca­lés, tra­vail de nuit, forte demande psy­cho­lo­gi­que, tra­vail phy­si­que­ment exi­geant auprès de patients alités, expo­si­tion à un envi­ron­ne­ment de tra­vail mal­sain, mani­pu­la­tion de chi­mio­thé­ra­pies). Souffrance infirmière : infirmiers maltraités, patients en danger ! Aujourd’hui, le point de rup­ture est atteint : 30 infir­miers sont agres­sés chaque jour (rap­port ONVS, Observatoire natio­nal des vio­len­ces en santé) l’espé­rance de vie d’une infir­mière est de 7 ans infé­rieure à celle d’une femme, 78 ans au lieu de 85 ans (rap­port annuel CNRACL, Caisse natio­nale de retrai­tes des agents des col­lec­ti­vi­tés loca­les et des hôpi­taux) 30 % des jeunes diplô­mées aban­don­nent la pro­fes­sion infir­mière dans les 5 ans qui sui­vent le diplôme (étude DREES, Direction de la recher­che, des études, de l’évaluation et des sta­tis­ti­ques) Souffrance au tra­vail, dépres­sions, sui­ci­des,...

Souffrance infirmière : infirmiers maltraités, patients en danger !

Si nous ne pre­nons pas notre destin en main, nous savons que demain sera pire, car dans le cadre du plan de redres­se­ment des finan­ces publi­ques, en 2016, le gou­ver­ne­ment a demandé aux hôpi­taux de réa­li­ser 3 mil­liards d’euros d’économies, en sup­pri­mant 16.000 lits (10 % des lits de chi­rur­gie et méde­cine) et 22.000 postes. Résultats : #Ba­lan­ce­Ton­ Emploi des soignants, pas de soucis sur la quantité mais sur la qualité. Les étudiants infirmiers et les jeunes diplômés doivent-ils craindre un manque de débouchés professionnels dans un futur proche ?

Emploi des soignants, pas de soucis sur la quantité mais sur la qualité