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La guerre aux graffitis

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Rima Marrouch : « La guerre des graffiti en Syrie » Certes, le climat en Syrie est résolument à la violence, mais il est important de rappeler que les protestations ont débuté en Syrie l’année dernière avec des mots, pas avec un Kalashnikov.

Rima Marrouch : « La guerre des graffiti en Syrie »

Un groupe d’étudiants de Deraa avait écrit le slogan « Le peuple ne veut plus de ce régime » (“Alshaab yurid isqat alnizam”). L’arrestation et la torture de ces enfants ont suscité la colère de la population et engendré les premières manifestations de masse à Deraa avant de s’étendre à tout le pays. Parallèlement à la violence de la répression, une deuxième guerre fait rage : la guerre des graffiti pour le contrôle des images et des slogans. Les murs se font le champ de bataille des graffeurs pro et anti gouvernementaux. Dans le Midan, au centre de Damas, un quartier autrefois célèbre pour ses restaurants, les murs sont recouverts de peinture noire pour couvrir les slogans anti-gouvernementaux. « Des amis m’ont dit avoir lu le slogan ‘A bas Bashar !’ YouTube vidéo de « Mazzeh »: Link.

Aggravation des sanctions pour les auteurs des tags et graffitis. Question écrite n° 20409 de M.

Aggravation des sanctions pour les auteurs des tags et graffitis

Joël Billard (Eure-et-Loir - UMP) publiée dans le JO Sénat du 17/11/2005 - page 2950 Devant le phénomène grandissant des tags et graffitis, M. Joël Billard attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur ces inscriptions qui défigurent et dégradent les immeubles et le mobilier urbain. Leur nettoyage est d'un coût élevé, tant pour l'Etat que pour les collectivités locales. Réponse du Ministère de la justice. Quartier Libre sur le Web. L'ART SUR LE PAVÉ L’affaire Roadsworth Caroline ROY Roadsworth a peint au pochoir des vignes, des hiboux, des bougies d’anniversaire sur les voies publiques de Montréal.

Quartier Libre sur le Web

En retour, il a été accusé de vandalisme. Depuis quelques semaines, le milieu artistique et les médias défendent ses dessins. La valeur artistique de ses créations saura-t-elle vraiment lui venir en aide lors de son procès prévu en mars prochain? Roadsworth, de son vrai nom Peter Gibson, a dessiné quelque 120 fois sur les rues du centre-ville et du Mile-End. Détenu pendant une quinzaine d’heures, Roadsworth est sorti de prison avec 53chefs d’accusation pour méfait sur la voie publique. Zeke, un galeriste du boulevard Saint-Laurent, est le principal organisateur du mouvement de protestation contre l’arrestation de Roadsworth. Évacuer l’art du procès Interrogé sur l’affaire Roadsworth, Karim Benyekhlef, professeur au Centre de recherche en droit public de l’UdeM, avoue d’abord qu’il apprécie les dessins de l’artiste. Street art » Street art vs espace public. Si l’art peut être défini comme un moyen d’expression personnel, peut-il exister au point d’enfreindre d’autres droits, tels que celui de la propriété privée, droit inaliénable depuis 1789?

Street art » Street art vs espace public

Le street art introduit en effet des questions juridiques. Il y a contradiction de droits entre le droit d’auteur – car le tagueur peut faire valoir ses droits d’auteur si l’œuvre est reconnue comme originale - et le droit de propriété. Le propriétaire de la création et le propriétaire du support de la création entrent donc en conflit. Ce type de conflit n’existe pas lorsque l’artiste demande préalablement l’autorisation à la mairie de peindre un mur ou lorsque la peinture est issue d’une commande publique. Mais cette démarche reste cantonnée aux artistes qui jouissent d’une plus grande notoriété tels que MissTic qui, depuis qu’elle a été condamnée en 1999 par la justice pour dégradation de bien, réalise désormais toujours légalement ses pochoirs. La chasse aux graffeurs est ouverte. Alors que le chômage frappe durement les États-Unis, nombre de jeunes désœuvrés multiplient les tags illégaux dans les espaces urbains.

La chasse aux graffeurs est ouverte

Les services municipaux chargés de nettoyer ces graffs ne savent plus comment lutter, explique The New York Times. Non loin de l’océan, les coulures encore fraîches de graffitis ornent le dos des plaques de rue. Presque tous les jours, on peut voir de nouveaux gribouillis sur les murs dans la vallée de San Fernando, sur les immeubles du centre de Los Angeles et sur les panneaux publicitaires le long des autoroutes. Les graffitis surgissent dans les endroits les plus inattendus. Ils fleurissent à foison dans de nombreuses petites villes américaines, de Florence, en Alabama, à Reserve, au Nouveau-Mexique, et dans de plus grandes agglomérations comme Nashville et Portland, dans l’Oregon. A Portland, les services municipaux de lutte contre les graffitis sont désarmés.

“Pour beaucoup, les tags sont une forme d’art.