Maladie de Parkinson. Dossier réalisé en collaboration avec les professeurs Jean-Christophe Corvol, directeur du Centre d'investigation clinique de l’Institut de la moelle et du cerveau, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) et Stéphane Hunot, directeur de recherche CNRS/Inserm à l’Institut de la moelle et du cerveau – Février 2015 La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d'Alzheimer.
Elle constitue en outre une cause majeure de handicap chez le sujet âgé. Rarissime avant 45 ans, la maladie de Parkinson touche des sujets plus âgés, avec un pic autour de 70 ans : 1 % des plus de 65 ans sont concernés. Au total, entre 100 000 et 120 000 personnes sont touchées en France, et environ 8 000 nouveaux cas se déclarent chaque année. Et compte tenu du vieillissement de la population, l’incidence de la maladie progresse. Dégénérescence des neurones à dopamine © Inserm, D.
Une maladie sporadique © Fotolia Une triade de symptômes moteurs. Alzheimer. Dossier réalisé en collaboration avec le Pr Philippe Amouyel, directeur de recherche d’une unité mixte Inserm et du Laboratoire d’excellence DISTALZ sur la maladie d’Alzheimer, professeur d’épidémiologie et de santé publique au CHU de Lille et directeur général de la Fondation Plan Alzheimer – juillet 2014 © Fotolia La maladie d’Alzheimer est une maladie rare avant 65 ans.
Moins de 2 % des cas de maladie d’Alzheimer surviennent avant cet âge, essentiellement chez des personnes atteintes de formes familiales héréditaires rares. Après 65 ans, la fréquence de la maladie s’élève à 2 à 4 % de la population générale, augmentant rapidement pour atteindre 15 % à 80 ans. Ainsi environ 900 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer aujourd’hui en France. Les femmes sont plus exposées à cette maladie : sur 25 malades, 10 sont des hommes et 15 des femmes. La perte de mémoire, première manifestation Beaucoup d’individus se plaignent de trous de mémoire récurrents. Pour aller plus loin Actualités. Alzheimer : l'intérêt limité des médicaments. Aux États-Unis, le coup de semonce est venu la semaine dernière d'une puissante association de consommateurs, Consumer Reports.
Dans un rapport sur les médicaments contre la maladie d'Alzheimer, elle soulignait leur manque d'efficacité, considérant qu'ils étaient «pour la plupart des malades sans effet sur les symptômes et l'évolution de la maladie». L'association américaine admettait toutefois que beaucoup de gens voudraient sans doute essayer l'un des traitements, mais dans ce cas invitait à ne pas prolonger la prise «si aucun signe d'amélioration n'apparaissait dans les trois premiers mois». En France, la bataille a eu lieu en 2011 lorsque la Haute Autorité de santé (HAS), engagée dans la réévaluation des traitements de la maladie d'Alzheimer, décide de les reculer d'un cran dans son échelle d'intérêt médical (ASMR), qui en compte cinq.
Nouvelles pistes à l'étude Il existe heureusement d'autres perspectives thérapeutiques ouvertes par la recherche. . * Renseignement: 06 60 38 58 62.