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En quoi Platon est-t-il iconoclaste ?

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Article_flang_1244-5460_1993_num_1_1_1030. Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales. Le sophiste de Platon (PUF) Date: Samedi, 9 Novembre, 2013 - 16:00 - 17:30 Cette enquête sur le sophiste, qui met en œuvre pour la première fois de manière continue et patiente une méthode de division du genre en ses espèces, se heurte à la mise en cause de l'existence même de l'image et du discours faux. Pour relever ce défi, la conversation entre l'Étranger et Théétète s'engage dans un vaste excursus ontologique. La mise en place, parmi les genres qui existent, du non-être lui-même permet de restituer à la négation sa pertinence sémantique et de justifier la parenté du sophiste et du simulacre, qui tous deux l'oblitèrent. photos E. Les caricatures, de l’iconoclasme au blasphème - Savoir. Histoire La « querelle des images » ne date pas d’hier. Dès l’Antiquité, les autorités religieuses et les philosophes ont débattu du statut des représentations de la divinité.

"La création du soleil et de la lune", fresque de Raphaël (1483-1520) © DeAgostini / Leemage L’incompréhension est totale. Dans la Bible et la Torah, l’interdit est plus explicite. Ainsi peut-on lire dans L’Exode : « Tu ne te feras pas d'idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre ». Dans un essai paru en 2000, L’image interdite (Gallimard), l’historien Alain Besançon explique que le judaïsme la proscrit en raison de la distance infranchissable existant entre les hommes et Dieu. Le christianisme, lui, a été traversé par une longue dispute sur le statut des images. « Il y a eu deux grandes querelles iconoclastes aux VIIIe et IXe siècles, estime Odon Vallet, surtout dans l'Eglise d'Orient. Jean-François Mattéi donne du relief à Platon. Platon et les simulacres.

N’est-il pas absurde de vouloir relire Platon pour mieux asseoir notre réflexion sur le virtuel qui gagne chaque jour du terrain ? Revenir vingt-cinq siècles en arrière, est-ce une démarche sensée quand il s’agit de soumettre à l’analyse des réalités inouïes qui ne semblent pas avoir eu leur équivalent dans l’histoire humaine ? L’intérêt d’une philosophie vivante telle que la promeut le site iPhilo repose en partie dans la réponse à ces interrogations. Paradoxes du vocabulaire La bonne copie ou « icône », du mot grec ancien eikon qui signifie « image », s’oppose à la mauvaise copie, du grec ancien eidolon qu’on peut traduire par « simulacre « . Mais nous rencontrons d’emblée un premier paradoxe : pour dénoncer les simulacres, il faut supposer que le réel lui-même est « faux » en un certain sens, qu’il n’est qu’une copie imparfaite de l’original, et non la réalité même.

Aujourd’hui nous parlons volontiers de « virtuel ». Le prototype du virtuel est le reflet dans un miroir. L'image interdite : une histoire intellectuelle de l'iconoclasme. Pag025 un ouvrage d’Alain Besançon, de l’ACADEMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES Pourquoi certaines religions permettent-elles la représentation du divin par les images tandis que d’autres l’interdisent ? Alain Besançon nous guide, au fil des siècles, dans les querelles des partisans (iconophiles) et des détracteurs (iconoclastes). Pourquoi, alors que l'art grec est à son apogée, les philosophes donnent-ils des raisons de le mépriser ? Pourquoi l'interdit biblique de l'image a-t-il été interprété aussi différemment par les juifs, les musulmans et les chrétiens ? Pourquoi la querelle des images a-t-elle pris en Orient une telle gravité, alors que l'Occident passe outre et multiplie les images sacrées et profanes ?

L'image interdite, une histoire intellectuelle de l'iconoclasme répond à ces questions et en soulève d'autres: sur un nouvel iconoclasme qui se développe en Occident. Bibliographie - L'image interdite, une histoire intellectuelle de l'iconoclasme, Ed. A propos d'Alain Besançon.