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L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie

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Autour du rapport de Benjamin Stora au Président de la République sur "Les (...) - Société française d’histoire des outre-mers. Autour du rapport de Benjamin Stora au Président de la République sur "Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie" La Sfhom se propose de fédérer les analyses et les points de vue Dans le cadre de la disputatio fondée sur la tolérance réciproque et le principe d’impartialité "Chargé en juillet 2020 par le Président de la République de "dresser un état des lieux juste et précis" sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora a remis son rapport dans lequel il formule une trentaine de préconisations.

Autour du rapport de Benjamin Stora au Président de la République sur "Les (...) - Société française d’histoire des outre-mers

" Source : Rapport à paraître sous forme d’ouvrage le 3 mars 2021 : "Il serait en effet intéressant que le site de la SFHOM publie différents textes et points de vue au sujet de mon rapport. Mais pour cela, il faudrait rassembler tous les points de vue et textes, appartenant à la communauté scientifique en « études coloniales ».

L'Expression: Nationale - «On a négligé les traumatismes de la colonisation» L'Expression: Le rapport Stora a été accompagné par une salve de critiques allant parfois jusqu'à l'invective.

L'Expression: Nationale - «On a négligé les traumatismes de la colonisation»

Comment expliquez-vous ces rédactions autour de Benjamin Stora pourtant connu pour ses positions en faveur de l'Algérie? Tassadit Yacine: Le rapport Stora a fait couler beaucoup d'encre et soulevé des questions brûlantes, celles liées aux mémoires des colonisateurs et des colonisés, des dominants et des dominés, des «perdants» et des «gagnants» relatives à une guerre coloniale qui a fait beaucoup de dégâts humains, matériels et surtout symboliques. Pour cette raison aussi bien en France qu'en Algérie, le texte a dépassé largement son objectif premier et a dû ébranler bien des consciences et heurter beaucoup de monde.

Ce n'est pas le rapport, c'est ce qu'il a pu représenter pour les uns et pour les autres. il a fait l'effet d'une petite étincelle qui a provoqué une révolution symbolique. En tant qu'intellectuelle, qu'auriez-vous souhaité lire dans ces réactions? L'Expression: Nationale - «Pourquoi pas une commission Vérité et réconciliation?» Entretien réalisé par Tassadit Yacine et Kamel Lakhdar Chaouche Tramor Quemeneur, historien et spécialiste de la guerre d'Algérie, membre de l'équipe de l'Ihtp-Cnrs (Institut d'histoire du temps présent), sa thèse de doctorat, soutenue en 2007, est intitulée Une guerre sans «non»?

L'Expression: Nationale - «Pourquoi pas une commission Vérité et réconciliation?»

Insoumissions, refus d'obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d'Algérie, une première recherche fouillée sur les quelque 15 000 jeunes Français qui ont été insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience pendant la guerre d'Algérie. Histoire et mémoire des deux guerres mondiales - Enseigner la mémoire ? - La mémoire de la guerre d'Algérie. Mémoire de Vichy, mémoire de la guerre d'Algérie : un même cycle mémoriel 1/ La première phase correspond à « la liquidation de la crise clôturée par des lois d'amnistie » au lendemain de la 2ème guerre mondiale et de la guerre d'Algérie. 2/ Elle est suivie d'une seconde phase d'amnésie, d'occultation, d'oubli, de deuil silencieux, qui culmine dans les années 1960 de la république gaullienne.

Histoire et mémoire des deux guerres mondiales - Enseigner la mémoire ? - La mémoire de la guerre d'Algérie

À partir de 1962, tout ce qui pouvait rappeler les divisions internes du passé, tant de l'époque de Vichy que de l'époque de la guerre d'Algérie, a été refoulé, tandis que le général de GAULLE plaçait la construction européenne sous le signe de la réconciliation franco-allemande. 51 - Bilan du 17 octobre 1961 à Paris - Ecole Normale Supérieure de Lyon. 51 - Bilan du 17 octobre 1961 à Paris par Jim House (Université de Leeds (Grande-Bretagne)), Neil Mac Master (Université de Leeds (Grande-Bretagne)

51 - Bilan du 17 octobre 1961 à Paris - Ecole Normale Supérieure de Lyon

Histoire et mémoire de la guerre d’Algérie. La Vie des Idées : En 2004, à l’occasion de l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne, vous observiez l’irruption de « prurits mémoriels » [1].

Histoire et mémoire de la guerre d’Algérie

Qu’en est-il aujourd’hui ? Raphaëlle Branche : Ce qui est le plus frappant, depuis 2000, c’est l’installation de la guerre d’Algérie dans l’espace public : cette visibilité renouvelée remonte aux révélations récentes sur la torture [2]. Jusqu’alors, les commémorations s’étaient déroulées selon le rythme décennal et ordinaire des anniversaires. Depuis plus de dix ans maintenant, des questionnements sur la guerre affleurent sans cesse et ne semblent pas tarir : toutes les réponses n’ont donc pas été apportées. Les lieux de mémoire de la guerre d’indépenance algérienne – HMO. Les Algériens dans la première guerre mondiale. De toutes les colonies françaises, l’Algérie représenta pour la France, avec l’Afrique-Occidentale française (AOF), la plus grande pourvoyeuse en ressources matérielles et en hommes.

Les Algériens dans la première guerre mondiale

Dans ce que l’on dénommait alors l’« Afrique française du Nord », c’est à l’Algérie que fut demandé l’effort le plus important. L’Algérie y répondit de fait, à la mesure de ce qui était attendu par le pouvoir colonial, en fournissant le plus clair des capitaux, des produits, ainsi que des hommes pour le front et pour le travail d’usine. C’était d’Algérie que provenait l’aide matérielle sans doute la plus substantielle au regard de celle fournie par l’ensemble de l’empire colonial français, exception faite de l’AOF. De timides essais d’édification d’unités industrielles furent tentés dans le contexte de la crise des relations maritimes qui raréfia brutalement les produits fabriqués importés.

Appel à l’union sacrée Un loyalisme très relatif. Guerre d'Algérie, 1958 (1/4) : Le réformisme colonial en Algérie des origines jusqu'au plan de Constantine. Premier temps d'une série d'émissions consacrée à l'année 1958 en Algérie.

Guerre d'Algérie, 1958 (1/4) : Le réformisme colonial en Algérie des origines jusqu'au plan de Constantine

Aujourd'hui en compagnie de deux historiens nous parlerons du réformisme colonial des origines jusqu'au plan de Constantine. L'année 1958 est en effet marquée par le retour au pouvoir du Général De Gaulle et par l'annonce, en octobre, d'un plan de cinq ans pour le développement économique et social en Algérie. Ce plan s'inscrit dans la lignée d'autres plans de réforme remontant pour certains aux années 1920.

Nous évoquerons également, avec Sylvie Thénault, les derniers développements de ce que l'historien Pierre Vidal-Naquet avait appelé, dans un ouvrage paru en 1958, "l'Affaire Audin", du nom de de ce jeune mathématicien disparu après avoir été enlevé par les militaires en 1957. Une émission co-animée par Séverine Liatard. Littérature. L’Algérie s’invite dans la rentrée littéraire française. Sur les 581 livres parus dans le cadre de la rentrée littéraire française 2017, une petite dizaine d’ouvrages ont pour thème l’Algérie, en particulier les non-dits de la guerre, relève le site Tout sur l’Algérie qui propose un tour d’horizon d’une sélection de ces titres.

Littérature. L’Algérie s’invite dans la rentrée littéraire française

Hors de toute commémoration, et alors que les derniers témoins de la guerre d’Algérie sont en train de disparaître, plusieurs auteurs publiés durant la rentrée littéraire française – qui bat actuellement son plein – reviennent par le biais de la fiction sur ce chapitre historique toujours aussi clivant et électrique. À travers les récits de pieds-noirs, de harkis ou d’appelés, ces romans offrent une vision décalée ou plus nuancée des “événements”.

Au-delà de la guerre, d’autres ouvrages s’attachent à raconter l’Algérie et offrent par le prisme de leurs héros respectifs une réflexion sur le pays. Qu’ils puissent éclairer, à défaut d’apaiser. Tour d’horizon. Nos Richesses, Kaouther Adimi Indocile, Yves Bichet. Vu d'Alger. L'autre versant d'une guerre coloniale. Huit mai 2017.

Vu d'Alger. L'autre versant d'une guerre coloniale

En deux heures, plus d’une dizaine de moudjahidines, c’est-à-dire résistants, se succèdent dans leur bureau du centre d’Alger. Au mur, des photos des héros et héroïnes de la révolution algérienne et sur la porte d’entrée, une affiche pour commémorer le 8 mai 1945. Ahmed L.1, 66 ans raconte avec force détails « ce que la France a fait en Algérie » : « l’occupation, la guerre, les blessures, les viols ». Hamid Zenati, un moudjahid documentaliste donne rendez-vous au centre culturel Abane Ramdane pour la commémoration du 72e anniversaire des massacres du 8 mai 1945. À l’entrée du centre, des articles de presse d’époque, en français principalement, titrent : « Génocide ! Massacre, génocide ou crime contre l’humanité ? La Guerre d’Algérie vue par les Algériens - Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie. Pour mener à bien ce second volume donnant le point de vue des Algériens, Benjamin Stora s’est associé au journaliste féru d’histoire, Renaud de Rochebrune.

Mémoires et Histoire de la Guerre d'Algérie : point d'historiographie - Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie. Guy Pervillé. "C’était l’Algérie" (2012) mardi 1er avril 2014 par Guy Pervillé " Le silence jusqu’en 1997 " (2012) dimanche 30 mars 2014 par Guy Pervillé " Pieds-noirs : la valise ou le cercueil " (2004) vendredi 23 novembre 2007 par Guy Pervillé. La guerre d’Algérie a commencé à Sétif le 8 mai 1945, par Mohammed Harbi (Le Monde diplomatique, mai 2005) Désignés par euphémisme sous l’appellation d’« événements » ou de « troubles du Nord constantinois », les massacres du 8 mai 1945 dans les régions de Sétif et de Guelma sont considérés rétrospectivement comme le début de la guerre algérienne d’indépendance. Cet épisode appartient aux lignes de clivage liées à la conquête coloniale.

La vie politique de l’Algérie, plus distincte de celle de la France au fur et à mesure que s’affirme un mouvement national, a été dominée par les déchirements résultant de cette situation. Chaque fois que Paris s’est trouvé engagé dans une guerre, en 1871, en 1914 et en 1940, l’espoir de mettre à profit la conjoncture pour réformer le système colonial ou libérer l’Algérie s’est emparé des militants. Si, en 1871 en Kabylie et dans l’Est algérien et en 1916 dans les Aurès, l’insurrection était au programme, il n’en allait pas de même en mai 1945. Cette idée a sans doute agité les esprits, mais aucune preuve n’a pu en être avancée, malgré certaines allégations.

19 mars 1962 : une fin de la guerre qui n’en finit pas. Guerre d'Algérie : quand les témoins se livrent, en BD. Il aura fallu plus de 50 ans… Plus de 50 ans avant que la BD, qui permet pourtant de rendre accessible des sujets parfois douloureux, tout en donnant à voir au lecteur, ne devienne un vecteur de témoignages, sur la Guerre d'Algérie. Bien sûr, le neuvième art s'était déjà penché sur le sujet, avec notamment la longue fresque historique «Carnets d'Orient» débutée par Jacques Ferrandez dans les années 1980, «Azrayen», le roman graphique de Franck Giroud, à la fin des années 1990, ou plus récemment «les Pieds noirs à la mer» de Fred Neidhardt (2013).

Mais pendant des années, les auteurs font le choix de la fiction. Guerre d'Algérie, 50 ans aprèsRenversement de situation ces derniers mois : cinq maisons d'édition - des géants du secteur, comme Delcourt ou Casterman, mais également de plus petites maison, comme Steinkis ou La Boîte à bulles - ont choisi de donner la parole aux témoins du conflit: soldats, héros nationaux ou pieds-noirs.