Où en est le mouvement vert? - Monde. Alors que les regards se tournent vers Téhéran, un an presque jour pour jour après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin 2009, peu d'informations filtrent sur l'état de santé du "Mouvement vert". Les opposants ont demandé l'autorisation de manifester pacifiquement le 12 juin. Sans réponse jusqu'à ce jour. Le président iranien a prévenu que le gouvernement ne tolérerait pas une reprise des manifestations de colère qui avaient accompagné la proclamation de sa victoire.
A l'approche de la date fatidique, le pouvoir tente de reprendre la main. Vendredi 4 juin, la commémoration de la mort de l'ayatollah Khomeyni, fondateur de la République islamique décédé en 1989 a été ainsi l'occasion d'une démonstration de force impressionnante. 2 millions d'Iraniens se sont rassemblés devant le mausolée de Khomeyni, au sud de Téhéran. Des cérémonies, qui ont été organisées par les Gardiens de la révolution eux-mêmes. Pour en savoir plus : La rhétorique "guerrière" de Nicolas Sarkozy - France. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. C'est un exemple de discours sarkozien assez classique. Nicolas Sarkozy a toujours fait le caméléon et oscillé à droite ou à gauche selon qu'il veut récupérer des voix à l'électorat du FN ou au PC. Avec le discours de Grenoble, celui-ci met clairement la barre à droite.
L'été a été chaud, le Président se trouve dans le creux de la vague à cause de l'affaire Woerth. Ce discours fonctionne comme un contrefeu. Ensuite, Nicolas Sarkozy utilise une technique rhétorique bien à lui : la juxtaposition. C'est un scénario classique que nous avons déjà vécu en 2007, quand après avoir effectué un virage à gauche dans ses discours en parlant notamment de Jaurès, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur l'immigration juste avant l'élection avec l'annonce d'un ministère de l'immigration de l'intégration et de l'identité nationale. Pour aller plus loin : - Lire le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy en intégralité. Soir de fête à la Bastille avec Gilda, Fabien et Florence - France.
"La Patrie" de Sarkozy contre "la République" de Hollande - France. "Un conseil des sages pour sauvegarder la révolution de jasmin" - Monde. A 60 ans, la présidente du Conseil national pour les liberté en Tunisie (CNLT), était l'une des principales figures de l'opposition sous l'ancien régime en Tunisie. En décembre 2009, elle doit quitter Tunis après avoir rédigé une lettre ouverte intitulée "Monsieur le président, partez! ". Le 14 janvier, elle est revenue en Tunisie, et a vécu la chute de Ben Ali avec les manifestants.
Nous l'avons rencontré dans les locaux du CNLT, situé dans les quartiers populaires de Tunis où elle nous a confié ses espoirs, "avec prudence", sur la révolution de jasmin. Il y a beaucoup d'énergie dans cette révolution, n'avez-vous pas peur que celle-ci se disperse ? Nous sommes en train de coordonner toutes ces énergies. Un retour en arrière est-il encore possible ? Il faut rester vigilant.
Quel regard portez-vous sur la jeunesse tunisienne qui a mené cette révolution ? J'en suis très fière. Retrouvez dans La Vie du 27 janvier l'intégralité du reportage de nos envoyés spéciaux sur la révolution tunisienne. Maroc : le discours d'un roi sous pression - Monde. Monde Maroc : le discours d'un roi sous pression Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche 20 mars à Casablanca et dans d'autres villes du pays. Bousculé par les révolutions arabes, Mohammed VI avait pourtant pris les devants, le 9 mars, en promettant à son peuple une audacieuse réforme de la Constitution. Analyse du discours.
Le roi Mohammed VI lors de son discours télévisé le 9 mars dernier C’est un peu le Discours d’un roi, version marocaine. "Mohammed VI n’a pas vraiment eu le choix, tempère Pierre Vermeren, professeur en histoire du Maghreb contemporain à Paris-I et auteur de le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée (la découverte, 22 €).
Mais celles-ci, si elles aboutissent, seront-elles suffisantes ? Reste que certains observateurs sont sceptiques. Cas A : Vous n’êtes pas encore inscrits au site Cas B : Vous êtes déjà inscrits mais pas connectés au site Cas C : Vous êtes déjà inscrits et connectés au site. Référendum au Maroc : Mohammed VI joue la montre - Édition du 30 juin 2011 (n°3435) C’est un référendum historique. Le 1er juillet, les Marocains se prononceront sur une série de réformes constitutionnelles annoncées par Mohammed VI le 17 juin dernier. Parmi celles-ci, la plus importante concerne le Premier ministre, qui sera toujours nommé par le roi mais choisi au sein du parti vainqueur des élections législatives.
Des principes issus des droits de l’homme seront également inscrits dans la Constitution, comme l’égalité entre hommes et femmes. L’amazigh, langue des Berbères, sera considérée comme langue officielle, etc. Une révolution tranquille, silencieuse, menée par un chef d’État qui, finalement, est le seul à avoir pris les devants, alors que la colère grondait au sein de son peuple. Certains spécialistes de la monarchie chérifienne mettent en garde contre un enthousiasme excessif. « A-t-on déjà vu un roi mener une révolution ? Surtout, il ne s’agit que d’une réforme constitutionnelle, alors que les revendications des jeunes sont beaucoup plus vastes. Empêchées de se rendre en Cisjordanie, elles témoignent - Monde.
Sylvie Deplus Ponsin, 63 ans : "Nous n'allons pas en rester là" « Je devais me rendre en Cisjordanie dans le cadre d'une opération du collectif Bienvenue en Palestine, annoncée depuis quelques mois. Je faisais partie d'un goupe d'un millier de personnes, dont une majorité de Français, qui devaient arriver dimanche 15 avril à l'aéroport de Ben Gourion, près de Tel Aviv par les vols du jour. L'idée était d'arriver en masse à Ben Gourion et de dire clairement au contrôle de sécurité : "Nous voulons aller en Palestine". Une façon d'affirmer l'existence de la Palestine, et aussi de rompre avec la pratique qui veut que, pour éviter les problèmes, les voyageurs qui vont en Cisjordanie cachent leur destination une fois arrivés à Ben Gourion. A chaque fois que je m'y rends, je dis par exemple que je vais faire un pélerinage...
Mais, j'ai reçu, vendredi 13 avril, un avis de la compagnie aérienne Swissair me disant qu'elle ne m'autorisait plus à monter à bord de son vol pour Tel-Aviv. Michel Warschwaski : "L'accord entre Israël et les prisonniers palestiniens est une avancée" - Monde. Comment réagissez-vous à l'accord mettant fin à la grève de la faim des prisonniers palestiniens ? C'est une demi-surprise. Nous savions qu'il y avait des négociations entre l'administration israélienne et les représentants des prisonniers depuis 48 heures. Mais le gouvernement israélien actuel est tellement jusqu'auboutiste que je ne pensais pas que cela puisse aboutir aussi vite. Cet accord est une avancée. Les autorités israéliennes se sont engagées à rétablir les visites des familles des prisonniers originaires de la Bande de Gaza. Ceux qui étaient placés en isolement ne le sont plus.
Comment expliquez-vous que les autorités israéliennes aient accepté ? Je n'y croyais pas. Est-on en train de vivre un moment clé dans la lutte palestinienne ? Il ne faut pas exagérer. Ce succès marque-t-il selon vous, le début d'une mobilisation citoyenne non violente ? Contrairement à ce qui se dit, la non-violence n'a rien d'original en Palestine! Ce n'est pas un évènement ici. A lire aussi. Viols au Kivu : le cri d'alarme de Justine Masika, menacée par Bosco Ntaganda - Monde. Grève de la faim des prisonniers: vers un printemps palestinien ? - Monde. Un bateau français pour briser le blocus de Gaza - Monde. Reed Brody : "Le verdict contre Charles Taylor est historique" - Monde. Justice Charles Taylor, le 26 avril 2012, à son procès au Tribunal Pénal International de La Haye © Peter Dejong / AFP On le surnomme "le chasseur de dictateurs". Depuis plus de 20 ans, Reed Brody, 59 ans, enquête sur les crimes contre l'humanité partout dans le monde, au sein de l'organisation Human Rights Watch (HRW) dont il est le porte-parole.
Cet avocat américain travaille en ce moment auprès des victimes d'Hissène Habré, l'ancien dictateur tchadien. Pour lavie.fr, il réagit au verdict de la Cour pénale internationale (CPI) qui, jeudi 26 avril, a reconnu coupable Charles Taylor, ancien président du Libéria, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis en Sierra Leone entre 1996 et 2002 lors d'une guerre civile qui a fait près de 120 000 morts. "Ce verdict est une première historique pour plusieurs raisons. Ce verdict n'est pas une surprise mais la barre était très haute. Human Rights Watch (HWR) enquête sur ces exactions depuis les années 90. Mali : les manuscrits de Tombouctou menacés - Monde.