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Enquête sur de la littérature jeunesse

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Livre jeunesse : les raisons d’un succès florissant. Le 30e Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, qui s'ouvre mercredi, célèbre la réjouissante vitalité du secteur.

Livre jeunesse : les raisons d’un succès florissant

LE MONDE DES LIVRES | • Mis à jour le | Par Emilie Grangeray, Catherine Simon et Macha Séry Eloquents sont les chiffres : 162 000 visiteurs et 450 exposants en 2013, contre une cinquantaine d’éditeurs en 1984, lorsque le Salon du livre et de la presse jeunesse organisa à Montreuil sa première édition. C’est dire si la manifestation a accompagné le développement sans précédent de la littérature jeunesse, y compris dans son ouverture au numérique et ses liens avec l’audiovisuel. Littérature : quels sont les livres préférés des jeunes Français ? C’est l’été, bientôt les vacances, l’occasion pour les jeunes (et les autres !)

Littérature : quels sont les livres préférés des jeunes Français ?

De se reposer et de se consacrer aux loisirs. Et pourquoi pas à la lecture ? Car oui, les jeunes Français aiment lire, même si le temps qu’ils consacrent aux livres ne fait pas le poids face à la télé et internet et qu’avec l’âge, ils lisent moins, révèle une étude publiée mardi par le Centre national du livre (CNL). Si 89% des jeunes de 7 à 19 ans lisent parce qu’ils y sont obligés (école), ils sont 78% à lire "par goût personnel". Etude du CNL juin 2016:Comment ça "Les jeunes ne lisent plus" ? Au contraire ! Le Centre National du Livre a commandé une étude sur les jeunes et la lecture dont les résultats permettent un peu plus de connaître l'envie de lecture entre 7 et 19 ans.

Etude du CNL juin 2016:Comment ça "Les jeunes ne lisent plus" ? Au contraire !

Plutôt positive, l'étude montre que si les jeunes sont 89% à lire des livres pour l'école (que font les 11% ? Mystère… ), ils sont tout de même 78 % à en lire pour le plaisir. Dans un trimestre, les 1500 jeunes qui ont répondu l'étude avouent avoir lu à peu près 6 livres (2 pour l'école, 4 pour les loisirs), 28% lisent tous les jours et 68 % lisent au moins une fois par semaine. Les filles restent toujours les plus nombreuses à s'adonner à la lecture plaisir, 87% contre 70% pour les garçons, mais les garçons qui lisent pour le plaisir, lisent plus de livres. Plus le niveau dans les études augmente moins le nombre de livre est lu, c'est-à-dire qu'à l'entrée au collège, on passe de 6 livres à 2.

Ados : zéro de lecture ?, LeMonde, 11/2012. Les études récentes sont formelles : bien souvent, arrivé à l'adolescence, un jeune abandonne le livre.

Ados : zéro de lecture ?, LeMonde, 11/2012

Déplacement des centres d'intérêt ? Internet et autres écrans ? Explication d'un phénomène qui n'est pas sans paradoxe. LE MONDE DES LIVRES | • Mis à jour le | Par Catherine Simon. Les adolescents et la lecture, quinze ans après: BBF, 11/2011. Les jeunes ne lisent plus : avant-hier à cause de la bande dessinée, hier à cause de la télévision, aujourd’hui à cause d’internet.

Les adolescents et la lecture, quinze ans après: BBF, 11/2011

Sans s’interroger ni sur la transformation du verbe lire en verbe intransitif, ni sur ce passé mythique où les adolescents, tel le petit Marcel de la Recherche qui, plongé dans sa lecture, laissait s’égrener les heures au clocher de Combray, auraient été passionnés de lecture, les discours de déploration ricochent de génération en génération. Et pourtant, pourrait-on rétorquer, des séries comme Harry Potter ou Twilight, mais également les romans de Pierre Bottero, de Meg Cabot, de Timothée de Fombelle sont de véritables best-sellers, sans parler des mangas, même malgré leur essoufflement récent 1.

Pourquoi les médias snobent-ils la littérature jeunesse ? Compte-rendu de la conférence qui s’est tenue au Salon du livre de Paris, le 21 mars.

Pourquoi les médias snobent-ils la littérature jeunesse ?

Pourquoi les médias snobent-ils le livre jeunesse ? Le 21 mars dernier, la Charte, représentée par Carole Trébor, a profité du Salon du livre 2014 pour réfléchir à cette question et lancer un débat ô combien nécessaire face au manque de représentation de la littérature jeunesse dans les différents médias, papier comme audiovisuel. En effet, hormis de rares exceptions ciblées, comme la présentation par Nathalie Lebreton d’œuvres jeunesse dans l’émission Les Maternelles sur France 5, on remarque que le livre jeunesse est souvent le grand absent des médias grand public, à commencer par la presse. Le livre jeunesse est-il littérature ?

Premier problème soulevé lors de cette rencontre : la question de la légitimité du livre jeunesse. Que lisent vraiment les ados?: L'Express, 08/2013. Avant, c'était simple: entre 11 et 15 ans, soit on aimait lire, soit non.

Que lisent vraiment les ados?: L'Express, 08/2013

Et lorsqu'on appartenait à la première catégorie, on avait à la fois un oeil dans la Bibliothèque verte et l'autre qui lorgnait celle de nos parents -où l'on piochait d'autant plus joyeusement qu'elle n'était pas forcément autorisée. Mais ça, c'était avant, il y a longtemps, quand on pouvait également s'entendre dire: "Plutôt que de ne rien faire [= lire un livre], viens m'aider à mettre la table. " Car depuis une quinzaine d'années, et de manière accrue avec la crise récente et le spectre du chômage, ce que les collégiens entendent, c'est l'injonction: "Lis!

" Et, si possible, lis des choses "intelligentes et éducatives". Rares sont les adultes qui n'associent pas la réussite scolaire à une pratique de lecture sérieuse, exerçant dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, une pression angoissée. Le phénomène du cross-age. Une littérature qui a conquis un vaste lectorat et qui se présente comme une passerelle entre les lectures des adolescents et celles des adultes On constate en France, comme dans le monde entier, l'explosion d'une nouvelle littérature jeunesse pour adolescents et jeunes adultes.

Le phénomène du cross-age

Cette littérature s'adresse à une tranche d'âge qui va de 15 à 25 ans et se présente comme une passerelle entre la littérature jeunesse et la littérature adulte. Les articles critiques: disparition du documentaire jeunesse? « Madame, j'ai des recherches à faire sur la mythologie grecque, les chevaliers, la Seconde Guerre mondiale... est-ce que je peux aller sur Google, ou sur Wikipédia, s'il vous plaît ?

Les articles critiques: disparition du documentaire jeunesse?

» Cette demande, tous les documentalistes de France, et les bibliothécaires aussi, l'entendent quotidiennement. Pourtant, dans les rayons des CDI et des bibliothèques, il y a des dizaines d'ouvrages sur ces sujets, qui ont été élaborés patiemment et souvent intelligemment par les éditeurs de documentaires jeunesse avec des spécialistes, et qui ont été choisis de la même façon par les médiateurs, dans le souci constant de proposer aux jeunes lecteurs des ouvrages pertinents et accessibles. SLPJ: enquête "les enfants et la lecture" Le LabSIC (Laboratoire des sciences de l’information et de la communication) de l’université Paris 13 a pour cela mené une enquête lors du Salon du livre et de la presse jeunesse en 2013.

SLPJ: enquête "les enfants et la lecture"

Les sociologues ont interrogé près de 500 enfants et 500 parents, et si l’échantillon n’est pas représentatif de la totalité des enfants en France, il permet d’entrevoir les comportements de ceux qui fréquentent le Salon et les lieux d’accès à la lecture. Le rapport complet sera publié à l’occasion du Salon 2014 par l’Enssib. Parmi les plus grands lecteurs, la lecture est motivée par le plaisir (pour 22,8% d’entre eux), l’évasion (20,7%), l’apprentissage (19%) et l’imaginaire (14,8%). Mais pour l’ensemble des enfants, l’appétit de lecture semble varier avec l’âge : parmi les enfants de moins de 11 ans, 24% disent lire un livre par semaine, 39% en lisent plus de 3, tandis que la tendance s’inverse pour les enfants de 11 ans et plus, dont 39% lisent un livre par semaine et 21% plus de 3.

Que lisent-ils? SLPJ: Guide Ados, regard critique. SLPJ: polémique morale et livres jeunesse intervention JF Coppé. Revoir l’intervention de Jean-François Copé cliquez ici Retour sur les points de vue et réflexions qui ont fait suite Sylvie Vassallo, directrice du Salon, le 10 février 2014, sur le Monde.fr, à lire ici Ces livres ne sont pas des manuels de morale ! In « Trop d’étude de genre dans la littérature jeunesse » Le Monde des 16 et 17 février, à télécharger ici. La monstrueuse littérature jeunesse. Je me souviens d’un livre que j’avais, petite, que mon père avait acheté: La poupoune et le Gram-Groum. C’était l’histoire d’une petite fille si méchante et si capricieuse que sa mère la menace de la venue du méchant Gram-Groum pour la punir.

Un beau jour, ça ne manque pas: le Gram-Groum vient et l'emporte. "L'avenir du livre pour la jeunesse" Chiffres INA 2016:Le livre jeunesse joue dans la cour des grands. Avec un chiffre d’affaires de 625,2 millions d’euros en 2015, le livre jeunesse assure 18 % du chiffre d’affaires total de l’édition. Les 80 millions d’exemplaires vendus représentent 25 % du volume du marché [+] NoteChiffres GFK 2015. Le site Ricochet-Jeunes recense plus de 600 éditeurs de jeunesse francophones, parmi lesquels 150 environ publient régulièrement pour ce lectorat. Le secteur n’échappe pas au phénomène de concentration qui touche l’édition tout entière : les groupes Hachette (17,4 %, avec Hachette Jeunesse, Hachette Jeunesse Disney, Le Livre de poche Jeunesse), Editis (17,3 %, avec Nathan Jeunesse, PKJ, Gründ), Madrigall (12,4 %, avec Gallimard Jeunesse, Folio Junior, Flammarion, Père Castor, Casterman) et Bayard (8,3 %, Bayard Jeunesse, Milan) réalisent à eux quatre plus de la moitié du chiffre d’affaires.

Les chiffres-clés des panels GFK subdivisent le marché du livre jeunesse en sept groupes : Lire en bibliothèque, lire à l'école. Les rapports complexes entre l’école et la bibliothèque apparaissent dominés par des relations contradictoires d’imitation et de rejet, de critiques et d’interactions. Les différences de conception de la lecture ont-elles cependant été un facteur d’évolution réciproque des dispositifs d’offre et des pratiques ? S’il a été brillamment montré combien le processus de didactisation des pratiques de lecture s’est amplifié 1, inversement, a-t-on suffisamment apprécié les influences de la lecture publique sur la lecture scolaire ?