Viol. Sans titre. "Viol" de Botho Strauss à l’Odéon - Ateliers Berthier. Faudrait-il sortir indemne de VIOL ?
Pour "Shändung" littéralement "Mutilation", cette nouvelle pièce de Botho Strauss que Luc Bondy a souhaité créer à l’Odéon Berthier avant ses représentations germaniques, nul ne serait obligé d’être choqué par la démonstration des liens associant Eros et Thanatos, puisque le Titus Andronicus de Shakespeare, dont s’inspire initialement Botho Strauss, a depuis longtemps habitué le spectateur à côtoyer la métaphore théâtrale de la violence. Si ce n’est qu’en s’approchant de ce qui pourrait être considéré à tort comme du Théâtre-réalité, Botho Strauss brouille la grille de lecture, en incluant une perspective pirandellienne à son étude, faisant de la scène le lieu même de la répétition en abîme d’images mentales chaotiques qui s’emparent de manière définitive de l’imaginaire collectif. Il ne serait donc pas possible de sortir indemne de VIOL !... Photo : Ruth Walz Koskas.
File_13_dpd_5_01. La sphère de l'intime. Un dimanche d'automne, trop chaud, presque suspect.
Avenue de Clichy, on sort des Ateliers Berthier. Trois ou quatre heures d'un théâtre étouffant : l'état du monde , une vision post-moderne. D'une saveur pourtant déjà consommée, un goût reconnu, peut-être le théâtre des années 80. Pourtant quelques fulgurances et des images fortes ! « Viol » Botho Strauss, Luc Bondy, Gérard Desarthe en Titus, dérision, humour et violence réunis dans un bain de sang.
. « Avec l'adaptation de Botho Strauss, Titus Andronicus de Shakespeare quitte l'Antiquité pour s'inscrire dans la Rome d'aujourd'hui, où des promoteurs vantent la construction de Terra Secura, une propriété haut de gamme totalement "sécurisée". J'étais venue pour lui, Gérard Desarthe. . « Ce général victorieux qui, de retour de guerre, commet un meurtre rituel, prélude à un déluge de violences inouïes : « Titus appartient à une société d'ordre qui, alors qu'elle est en déclin, s'impose, rayonnante, face à ce qu'elle nomme la barbarie.
Viol - Botho Strauss - mise en scène Luc Bondy. Botho Strauss. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Botho Strauß Biographie[modifier | modifier le code] Après des études de littérature, d'histoire du théâtre et de sociologie (sa famille s'est établie en RFA en 1950), il est critique à la revue Theater Heute, puis, à 26 ans, il travaille à la Schaubühne de Berlin sous la direction de Peter Stein, en tant que dramaturge. Il traduit ou adapte Ibsen, Labiche, Gorki, mais rapidement il se met à écrire ses propres pièces. Après 1975 il s'impose au public par ses fresques sur la solitude, l'enfermement, les situations d'incommunicabilité. Botho Strauss conçoit en 1977 La Trilogie du revoir spécialement pour la troupe de la Schaubühne. Botho Strauss exprime moins les mouvements sociaux que l'anonymat des personnes dans la société moderne.
En 1989 Botho Strauss reçoit le prix Georg-Büchner, la plus haute distinction littéraire en Allemagne, pour être "parvenu à transposer sur scène la vie désorientée de notre société". Dörte Lyssewski à propos de la pièce de théâtre "Viol"., vidéo Dörte Lyssewski à propos de la pièce de théâtre "Viol"., vidéo Art et Culture Arts du spectacle - Archives vidéos Art et Culture Arts du spectacle. Viol de Botho Strauss. Botho Strauß.