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Djyhadisme

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David Thomson, Dounia Bouzar - Qui sont les djihadistes français ? Comprendre la domination de l'Etat islamique en sept minutes. Georges Corm : « Parler de “jihad” dans le cas des opérations terroristes est une aberration » 31 mars 2016.

Georges Corm : « Parler de “jihad” dans le cas des opérations terroristes est une aberration »

Comment la France est devenue une cible « légitime » pour les groupes djihadistes. Au temps des colonies, le scénario des expéditions militaires outre-mer était simple : la guerre se déroulait exclusivement sur le territoire de la victime et l’agresseur n’imaginait pas que ses villes et ses villages puissent être la cible de contre-attaques ennemies.

Comment la France est devenue une cible « légitime » pour les groupes djihadistes

Non sans raison. » ENTRETIEN – « Tuer pour exister, et mourir » avec David Thomson. Très important article, d’un des spécialistes français des jihadistes.

» ENTRETIEN – « Tuer pour exister, et mourir » avec David Thomson

A lire en entier sur Non fiction Source : Non Fiction, David Thomson, 23-03-2016 David Thomson est journaliste à RFI. En mars 2014, il publiait Les Français jihadistes (Les Arènes), une vaste enquête basée sur une vingtaine d’entretiens avec des jeunes Français ayant décidé de partir combattre le régime syrien auprès des troupes islamistes. A ce jour, c’est encore la seule enquête de terrain disponible sur le sujet. Nonfiction.fr – Votre livre demande Qui sont ces citoyens en rupture avec la République ? Pour combattre le djihadisme, moins de bombes et plus de politique. Les organisations djihadistes sunnites (aucun équivalent n’existe chez les chiites) ne sont pas une génération spontanée, consubstantielle à l’islam, mais une extension violente de l’islam politique apparu au début du XXe siècle avec les Frères musulmans en Égypte.

Pour combattre le djihadisme, moins de bombes et plus de politique

Le mot d’ordre « l’islam est la solution » (« Al-islam howa al-hal ») de ces derniers était alors une réponse à l’agression politique et culturelle de l’Occident. Il offrait l’alternative d’un retour aux référents islamiques dans un monde musulman laïcisé depuis la suppression en 1924 du califat par la Turquie kémaliste. Le mouvement s’opposait aux États nationaux construits sur le modèle occidental, contraire au principe supranational de l’oumma, la communauté des croyants. En Arabie saoudite, Oussama Ben Laden de retour d’Afghanistan se « révolte » en 1990 contre l’acceptation par la monarchie wahhabite du déploiement de l’armée américaine sur le « sol sacré » de La Mecque et Médine. Les racines de l’État islamique. Loulouwa Al Rachid est post-doctorante au sein du European Research Council Wafaw (When Authoritarianism Fails in the Arab World) et docteure associée au Centre de recherches internationales de SciencesPo Paris.

Les racines de l’État islamique

Ses recherches portent sur l’Irak et l’autoritarisme baasiste. Elle a soutenu en 2010 une thèse de science politique intitulée : L’Irak de l’embargo à l’occupation : dépérissement d’un ordre politique (1990-2003). En parallèle, elle effectue des missions de conseil pour des think tanks et a notamment été l’analyste référent sur l’Irak au sein de l’International Crisis Group (2001-2006 et 2009-2011). Matthieu Rey est maître de conférences au Collège de France (Chaire d’histoire contemporaine du monde arabe), agrégé d’histoire, arabisant et chercheur au sein du European Research Council Wafaw (When Authoritarianism Fails in the Arab World).

Sa thèse porte sur une comparaison des systèmes parlementaires en Irak et en Syrie entre 1946 et 1963. La France, premier fournisseur de djihadistes en Europe. Opinion URL courte Depuis la proclamation du Califat en juin 2014, près de 1.000 Français sont partis rejoindre la Syrie ou l'Irak pour combattre les « infidèles ».

La France, premier fournisseur de djihadistes en Europe

«L'Etat islamique propose une vie plus excitante que de travailler au McDonald's» Déjà quatorze ans que l’Occident est engagé dans une «guerre contre le terrorisme» qui semble ne jamais finir.

«L'Etat islamique propose une vie plus excitante que de travailler au McDonald's»

La construction médiatique des « djihadistes » Saïd Bouamama. Le djihadisme, nouvelle forme de colonialisme. Tribune libre Ce que les colonialistes du XIXe siècle n'avaient pas osé imaginer, les djihadistes l'ont fait : démantèlement des États-nations, pillage de leurs richesses, destruction de leur culture et de leur identité, relégation des peuples dans le sous-développement.

Le djihadisme, nouvelle forme de colonialisme

Au Moyen-Orient et dans une partie de l'Afrique, les populations sont ainsi massacrées et déplacées à cause de leurs appartenances religieuses ou ethniques. Cette régression unique dans l'histoire de l'humanité doit être dénoncée et ses mécanismes expliqués à l'opinion publique, estime François Adibi, président d'Altaïr think tank culture médias. Dans ses actes, le djihadisme répond aux critères exacts de la pratique du colonialisme : « La domination politique et l'exploitation économique du territoire annexé. » Ainsi, en Syrie comme en Libye, la destruction des États-nations où régnait un islam modéré a donné lieu à une invasion de combattants très souvent étrangers à ces territoires. Instrumentaliser la religion. Genèse du djihadisme, par Nabil Mouline (Le Monde diplomatique, décembre 2015) Phénomène multidimensionnel, le djihadisme est avant tout une idéologie globale.

Genèse du djihadisme, par Nabil Mouline (Le Monde diplomatique, décembre 2015)

A la faveur d’un bricolage intellectuel qui résulte du détournement de concepts, de symboles et d’images d’origine musulmane ou européenne, ses dépositaires prétendent offrir aux « croyants » un nouveau départ, une nouvelle identité et un nouveau mode de vie pour réussir ici-bas et dans l’au-delà. En somme, une représentation du monde qui donne la certitude d’appartenir à quelque chose de plus grand que soi : le groupe d’élus chargé par Dieu de rétablir la vraie religion et de réunifier l’oumma (la communauté des croyants) sous l’égide du califat — la monarchie universelle islamique —, avant de se lancer à la conquête du monde et d’obtenir le salut. Retracer la genèse et le développement des principaux affluents de l’idéologie djihadiste permet de mieux comprendre son attractivité et son efficacité, de Saint-Denis à Karachi.

Pourquoi nous avons perdu la bataille contre le terrorisme. Comment nous pouvons la gagner. 25 mars 2016 Article en PDF : Des silhouettes hagardes remontent le tunnel du métro, se frayant un chemin dans un nuage de fumée.

Pourquoi nous avons perdu la bataille contre le terrorisme. Comment nous pouvons la gagner

Misère et djihad au Maroc, par Selma Belaala (Le Monde diplomatique, novembre 2004) L’attentat de Taba (Egypte), qui a fait plusieurs dizaines de victimes au mois d’octobre, confirme que la cause du djihad ne se limite plus à des conflits périphériques comme l’Afghanistan, la Tché-tchénie ou l’ex-Yougoslavie, mais qu’elle englobe le coeur du monde arabo-musulman. Désormais, la Jordanie, l’Arabie saoudite ou le Maroc sont directement touchés. Les attentats de Casablanca du 16 mai 2003 ont révélé au monde l’implantation d’une forme nouvelle de l’idéologie fondamentaliste, du takfir, qui ne se contente plus de combattre les Etats-Unis ou l’« entité sioniste », mais dénonce les dirigeants musulmans (et tous ceux qui, de près ou de loin, les soutiennent) comme « non-musulmans » et les condamne comme apostats (ceux qui ont renié leur foi).

Ce courant use de la violence politique contre les Etats afin de les contraindre à « un retour aux lois de Dieu et à la société prophétique de l’islam originel ». » Olivier Roy : « Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste » Source : Le Monde, 24.11.2015 Un dessin affiché à Bordeaux montre un djihadiste demandant : “Tu connais le Coran ?”. L’autre lui répondant : “Le quoi ?” JEAN-PIERRE MULLER / AFP Par Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam La France en guerre ! Qui sont les djihadistes français ? - La Croix. Près de 400 jeunes Français seraient actuellement en Syrie, dont une part, minoritaire, de convertis. Souvent fragiles psychologiquement, ces jeunes sont en manque de repères et trouvent dans ce conflit un engagement total. Leurs motivations sont-elles idéologiques, politiques ou religieuses ? Enquête. Selon le ministère de l’intérieur, 1132 Français sont « concernés par le phénomène », qu’ils soient partis ou revenus de Syrie, en transit ou ayant l’intention de s’y rendre.

Sur place, le nombre de combattants est en augmentation : en septembre 2013, ils n’étaient que 130. Le ministère compte aujourd’hui 376 personnes, dont une centaine de femmes ou de jeunes filles – ces dernières toutefois ne prennent pas directement part aux combats. Quant à leur profil, les chiffres diffèrent singulièrement selon les sources, incitant leurs utilisateurs à la prudence… La plupart des combattants étrangers présents en Syrie sont des hommes âgés de 18 à 29 ans, dont une petite part de mineurs (15-17 ans).

DOSSIER DJIHADISME : Un phénomène sans précédent (1/5) – Reset Webzine. DOSSIER DJIHADISME : Quels sont les profils-types ? (4/5) – Reset Webzine. SYNTHÈSE. Bien qu’il n’y ait pas un profil-type de djihadiste et malgré la diversité des intentions, il est possible d’identifier quelques idéaux-types du djihadiste français, établis sur la base de motivations récurrentes. Précisons qu’un idéal-type n’est pas la réalité mais le modèle abstrait d’un phénomène social, utile à sa compréhension. DOSSIER DJIHADISME : Le rôle de l’islamisme en débat (3/5) – Reset Webzine. SYNTHÈSE. DOSSIER DJIHADISME : Un phénomène sans précédent (1/5) – Reset Webzine. DOSSIER DJIHADISME : Le processus de l’engagement djihadiste (2/5) – Reset Webzine.

La radicalisation de la jeunesse.