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Religions

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Après «Charlie Hebdo», la culture s’autocensure. Légalement discriminés aux Etats-Unis, les athées se rebellent | American Miroir. Une pancarte affichant un message athée à Santa Monica, en Californie, en décembre 2011 (Ringo H.W. Chiu/AP/SIPA) S’ils vivaient aux Etats-Unis, les laïcs français qui s’insurgent contre les crèches dans les lieux publics vireraient à l’écarlate. Car ici, certains Etats interdisent aux athées d’être élus. Mais une coalition nationale de libres-penseurs vient de passer à l’attaque.

Je les connais bien, ce sont de vrais guerriers. Je n’ai pas de chance avec mes lieux de résidence. Après avoir vécu au Texas, où le gouverneur prie avec ses collaborateurs avant les réunions, j’ai atterri en Caroline du Nord, dont la Constitution oblige les gens à croire en Dieu s’ils veulent se présenter aux élections ou accéder à une haute charge administrative. Cette obligation ne choque pas grand monde, pas même les associations militantes de gauche, dont les animateurs sont eux-mêmes souvent des pasteurs. Slogans religieux dans les manifs de gauche Croire en Dieu, au paradis et à l’enfer « Naturellement !

Contre la censure, aux actes ! Il y a eu, en 2000, «Présumés innocents», exposition au CAPC de Bordeaux, dont les commissaires ont été poursuivies au pénal par l’association la Mouette. La procédure a fini par un non-lieu. En 2010, le Baiser de la Lune, film d’animation de Sébastien Watel, montrait un poisson lune qui aimait un poisson chat. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a interdit sa diffusion à l’école, sur demande de Christine Boutin. En avril 2011, Immersion (Piss Christ) et Sœur Jeanne Myriam, d’Andres Serrano, furent vandalisées à la Collection Lambert d’Avignon à la suite d’une manifestation conduite par Civitas. Certains évêques s’étaient joints aux intégristes dans la dénonciation d’un prétendu blasphème. Quelques mois plus tard, des représentations de la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci, furent empêchées par des catholiques intégristes.

Ce n’est évidemment pas fini. Or, nous vivons dans une république démocratique et laïque. La profanation, c’est la basilique du Sacré-Cœur, pas les tags. Tribune Qu’est-ce que j’apprends ce mercredi soir à la radio ? Des graffitis anarchistes à l’entrée de la basilique du Sacré-Cœur à Paris ? « Ni Dieu ni maître ni Etat » ; « Feu aux chapelles » ; « A bas toute autorité » ; « Fuck tourism ». Qu’est-ce que j’entends dans les commentaires ? Making of Roland T. a 42 ans, il est professeur d’histoire-géo dans le Val-d’Oise. Nous ne saurons sans doute jamais qui sont les auteurs de ces actes, sauf si la police se donne des moyens en disproportion du délit incriminé. Et à quoi bon critiquer « là-bas » les pays qui mettent en prison des chanteuses punks « blasphématoires » si c’est pour faire pareil ici ? « Profanation » dans toutes les bouches Par contre, si je rencontre ces « anarchistes », je les engueule, parce que leur acte est contre-productif par rapport… mais par rapport à quoi en fait ?

« Profanation ». Des communards tués à cet endroit L’humiliation par l’édification d’un basilique Une blessure jamais refermée. Condamné pour blasphème : ça se passe en Grèce en 2014. Le jugement est tombé jeudi. Filippos Loïzos, blogueur grec de 28 ans, a été condamné par un tribunal d’Athènes à dix mois d’emprisonnement avec sursis. L’objet du délit : une page Facebook intitulée « Gerontas Pastitsios » (Moine Pastitsios) qui parodie un célèbre moine grec orthodoxe, le père Païsios.

Ce dernier, décédé en 1994, fait l’objet d’un culte dans l’orthodoxie en raison de dons de prophétie qui lui seraient attribués. Le personnage parodique et fictif du « moine Pastitsios » est fondé sur un jeu de mots faisant allusion au pastitsio, un plat grec traditionnel à base de pâtes. Bien que sa mise en application soit rare, il existe bien dans le code pénal grec un article condamnant le « blasphème malveillant », passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement (article 198).

L’Aube dorée à l’origine de la plainte Le député d’extrême droite avait fustigé la caricature qui « insulte et humilie la figure sacrée du moine Païsios » selon lui. Pharma et Opus Dei : mon Erasmus surprenant à Pampelune. Août 2009 : je foule pour la première fois le sol de Pampelune, capitale de la Navarre, véritable temple pour fans de ferias et de tapas. Je suis étudiant en pharmacie et je m’apprête à passer un an en Espagne, pour ma troisième année dans la prestigieuse « Universidad de Navarra ».

Avant de partir, je cherche des infos sur la fac dans laquelle je vais étudier par l’intermédiaire d’anciens Erasmus. Je découvre notamment que l’Université a été créée par l’organisation catholique de l’Opus Dei. Fondée en 1928 par le prêtre espagnol Josemaría Escrivá de Balaguer, l’Opus Dei, cette association de laïcs catholiques, branche officielle et reconnue du catholicisme, a été de nombreuses fois victime de controverses. Elle est aujourd’hui célèbre grâce au « Da Vinci Code », livre dans lequel elle est pratiquement caricaturée. En 1952, De Balaguer fonde sa propre Université à Pampelune, puis la hisse peu à peu vers le rang le plus haut.

Un enseignement presque impeccable La clé dans l’internat. Pakistan : une fillette chrétienne de 11 ans en prison pour blasphème. [Liens en anglais sauf mention contraire] Au Pakistan, une fillette chrétienne de 11 ans, Rimsha Masif, a été accusée de blasphème et condamnée à 14 jours de détention préventive dans une prison pour mineurs à Rawalpindi, ville jumelée avec la capitale pakistanaise.

Les informations sur le fait que la fillette soit trisomique ou non sont contradictoires. Rimsha est accusée d'avoir brûlé des pages d'une version du coran (Noorani Qaida), une méthode d'apprentissage de l'arabe pour débutants, et d'avoir mis les cendres dans un sac en plastique. L'incident s'est déroulé le 16 août 2012, dans le bidonville de Meherabadi, à Islamabad, où elle vit avec sa famille.

Le commissariat de police local a rédigé une main courante (FIR – First Information Report) suite au dépôt de plainte d'un voisin contre elle. L'affaire a fait grand bruit dans des médias traditionnels pakistanais cinq jours plus tard, le 22 août. Amnesty International presse le Pakistan de réformer les lois sur le blasphème : Le siège de Charlie Hebdo détruit par un incendie criminel. Selon la police, un cocktail Molotov est à l’origine de l’incendie du siège de l’hebdo satirique, rebaptisé cette semaine « Charia Hebdo ». Son site web a aussi été piraté. Le siège de Charlie Hebdo à Paris a été détruit dans la nuit de mardi à mercredi par un incendie d’origine criminelle.

Son site internet a aussi été piraté : la page d’accueil a été remplacée par une photo de La Mecque et des versets du Coran. Capture d’écran du site hacké (Charlie Hebdo) L’incendie s’est déclenché « aux alentours de 1 heure » après l’envoi d’un cocktail molotov contre les vitres, puis le feu a entièrement dévasté les locaux. Il n’y a pas eu de blessés. « C’est la première fois à ma connaissance qu’un média est détruit », lance Riss, le directeur de la rédaction du journal satirique, rencontré devant les décombres du siège du journal, au 62, boulevard Davout (XXe arrondissement de Paris). « Une chose est sûre, le prochain numéro sortira quoi qu’il arrive », ajoute-t-il. « Les catholiques intégristes ?

Une pub montrant Jésus le pouce levé interdite en Grande-Bretagne. Le régulateur britannique de la publicité a interdit mercredi comme "irrévérencieuse" une caricature montrant Jésus le pouce levé et le clin d'oeil appuyé, utilisée par un opérateur téléphonique pour vanter ses "rabais miraculeux" à l'occasion des dernières fêtes pascales. Cette publicité de l'opérateur 4 U, dévoilée lors d'une campagne nationale dans les journaux britanniques le 21 avril, ne pourra être réutilisée. "Même si la publicité se voulait légère et humoristique, nous avons considéré que la représentation de Jésus le pouce levé et faisant un clin d'oeil, assortie du slogan +rabais miraculeux+ en période de Pâques (...) donnait l'impression de tourner en dérision l'une des croyances chrétiennes fondamentales", a expliqué l'Advertising Standards Authority (ASA).

"Nous avons conclu que la publicité était irrévérencieuse vis-à-vis de la foi catholique et de nature à sérieusement offenser les chrétiens tout particulièrement", a expliqué l'ASA après avoir reçu 98 plaintes. (Source AFP) Israël-Palestine : le Crif bafoue la liberté d'expression et s'en vante | Rue89. En ces jours de lutte pour les libertés fondamentales en Tunisie, qui ont abouti à la fuite de Ben Ali ce vendredi, parler de la liberté d’expression bafouée par un organisme communautaire français comme le Crif peut paraître anecdotique. Reste que si, d’un côté, on ne doit pas crier trop vite à la fin de la politique clanique en Tunisie, on ne peut pas crier non plus, de l’autre, à la fin de la politique communautaire en France... L’annulation d’un débat dans le pays de la liberté d’expression La 18 janvier, devait se tenir autour de Stéphane Hessel, nouvelle star de la librairie française, une conférence-débat faisant suite à la pétition qui dénonçait les poursuites lancées contre lui, contre Alima Boumediene-Thiery, sénatrice d’Europe Ecologie-Les Verts, et contre quelques autres, pour leur implication dans la campagne BDS (Boycott-Désengagement-Sanction) visant Israël.

De nombreuses personnalités avaient signé cet appel. Le président du Crif s’enorgueillit d’avoir annulé la rencontre. Annie Lacroix-Riz, professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris VII est tombée du placard en regardant sur Arte "Le vrai pouvoir du Vatican". Le 3 novembre Arte, en soirée, a proposé à ses téléspectateurs un surprenant documentaire intitulé « Le vrai pouvoir du Vatican », avec en récidive une rediffusion programmée le 19 novembre à 3 heures du matin.

On aurait pu supposer que le réalisateur allait, pour le moins, évoquer la ligne politique de ce pouvoir religieux au cours du XXe siècle… Rien de tout cela et je suis sidérée que le service public puisse diffuser un tel document, unilatéral et falsifié, dans un pays où l’Église et l’État sont théoriquement séparés. Ce documentaire, historique présumé, n’a fait appel qu’à des cléricaux labellisés, membres du clergé, le plus souvent du haut clergé, ou à des enseignant des institutions catholiques ou vaticanes.

C’est stupéfiant : même en Belgique, pays à forte prépondérance catholique, une telle énormité paraît impossible. Je n’imaginais pas qu’il fût possible de présenter aujourd’hui en ces termes le putsch de Franco. Annie Lacroix-Riz. Les Américains s'y connaissent mal en religion, sauf les athées. Les Etats-Unis ont beau être un pays pieux où tous les cultes sont représentés, ses habitants affichent une étonnante ignorance sur les questions religieuses, révèle une étude. Une équipe de chercheurs indépendants du Pew Forum on Religion and Public Life a contacté par téléphone plus de 3400 citoyens américains pour leur poser 32 questions sur la Bible, le Christianisme, ainsi que d'autres religions du monde et figures religieuses majeures.

Résultat, les interviewés ont en moyenne répondu à seulement la moitié des questions. Plus étonnant, ce sont les athées et les agnostiques qui ont obtenu les meilleurs scores. Juste devant les Juifs et les Mormons, deux groupes très minoritaires par rapport aux Protestants et Catholiques. Les non-croyants ont obtenu en moyenne 20,9 bonnes réponses sur 32, les Protestants blancs se situent au milieu avec 15,8, tandis que les Catholiques hispaniques détiennent le bonnet d'âne avec 11,6. Le niveau du questionnaire n'était pourtant pas insurmontable.

Minishort et niqab : balade provoc' dans Paris avant la loi. Ce lundi, la loi du 11 octobre 2010 interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics - moins de 2 000 femmes concernées en France – entre en vigueur. L’occasion de revoir la balade parisienne, fin septembre, des NiqaBitchs, ici un peu plus dévêtues que la Marianne de Claude Guéant. (De nos archives) Nous avons toutes les deux une petite vingtaine d’années, et bien que l’une de nous soit musulmane, nous ne nous sentons pas directement concernées par le vote de la loi anti-burqa (bien que « niqab » soit plus approprié). Nous avons néanmoins senti le besoin de nous exprimer sur le sujet. On a toujours trouvé cette loi un peu floue, et même s’il est difficile d’avoir un avis tranché sur la question, elle a au moins eu l’avantage de nous faire réfléchir. Nous n’avons certes pas monté d’association, ni manifesté notre réticence à cette loi en défilant dans les rues, mais plutôt fait le choix de détourner la représentation classique que l’on a du niqab.

Hypocrisie des politiques. "Un enfant est mort" : Charles Enderlin défend son honneur. Le correspondant de France 2 à Jérusalem revient sur « l’affaire Mohamed al-Dura » et fait le récit de dix ans de harcèlement. « Un enfant est mort » par Charles Enderlin. Dix ans que ça dure. Dix ans que Charles Enderlin endure une cabale l’accusant d’avoir commis le pire crime pour un journaliste : avoir commis un faux, la mort en direct d’un enfant palestinien, Mohamed Al-Dura, dans la bande de Gaza. Il publie un livre sur cette pénible affaire : « Un enfant est mort ». Disons le tout net : j’ai connu Charles Enderlin lorsque j’étais correspondant de Libération à Jérusalem dans les années 90, et je le considère comme un excellent journaliste, auteur de plusieurs livres extrêmement pertinents sur les « occasions manquées » de la paix, ou sur les erreurs d’Israël vis-à-vis du Hamas dont nous avions rendu compte sur Rue89. 30 septembre 2000, carrefour de Netzarim Ce jour-là, Charles Enderlin n’est pas à Gaza, car les territoires explosent un peu partout.

Aucune preuve. Islam de France: Ces voix modérées qu’on veut étouffer. Pourquoi Arte a déprogrammé le docu "La Cité du mâle" Vous avez été nombreux à réagir à l’article « Je vois une fille, je dis : “Elle s’appelle Truc, elle est vierge” » -plus de 700 commentaires. Nombreux aussi à attendre la diffusion du documentaire « La Cité du mâle », sur Arte, ce mardi, à 22h20. Et puis rien : 45 minutes avant l’heure théorique de diffusion, la chaîne décide de le déprogrammer.

Une décision rare qui passe d’autant moins inaperçue que le film de Cathy Sanchez, sur la violence des relations hommes/femmes dans les cités de banlieue, se veut choc. Peu avant minuit, après un échange avec Rue89, Arte.TV actualise la page dédiée au docu : « Certains protagonistes du premier documentaire “La Cité du mâle” se sentant en danger, Arte a décidé d’une déprogrammation temporaire de ce film. » Un peu énigmatique, sachant que, depuis deux jours, sa réalisatrice refuse de répondre à Rue89 « par prudence ».

Daniel Leconte : « Fallait-il aller jusqu’au bout ? La « fixeuse » a ensuite carrément appelé Arte. Religions, ONU soit qui mal y pense. Il était une fois la déclaration universelle des droits de l’homme. Ce texte - essentiel parmi les documents fondateurs du système des Nations unies tel qu’il s’est mis en place après la Seconde Guerre mondiale - reste en vigueur même si, dans la pratique, il n’a guère été respecté sinon par une minorité d’Etats de par le monde. Mais aujourd’hui, une majorité de pays membres de l’ONU refusent de reconnaître l’universalité des droits de l’homme.

«Depuis une douzaine d’années, la référence à des droits universels reconnus par tous les Etats a été graduellement marginalisée au profit d’une référence aux droits des "cultures, des civilisations et des religions, censés converger vers une paix perpétuelle grâce à la vertu miraculeuse du "dialogue"», écrit Jeanne Favret-Saada, anthropologue et psychanalyste, dans un livre court mais dense. Marc SEMOJeux d’ombres sur la scène de l’ONU de Jeanne Favret-Saada L’Olivier, 86 pp., 10 €. Marre des clichés et des barbus : ces musulmans qui se rebiffent.

Le Pakistan va lever l'interdiction d'accès à YouTube et Faceboo. Apostoliquement incorrect.