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OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini. Des grains de maïs MON810, génétiquement modifiés, produits par Monsanto, lors d’une manifestation anti-OGM à Trèbes, près de Carcassonne, le 23 janvier 2012 (ERIC CABANIS/AFP) Pour enterrer définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle d’un maïs OGM et de l’herbicide Roundup,ses détracteurs ont trouvé un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications.

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini

C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à une opération savemment orchestrée. Comment une multinationale a voulu déstabiliser un élu du Parti de gauche. Gabriel Amard, dans le colimateur de la Lyonnaise des eaux (DR) Du même auteur Vae solis, « Malheur à celui qui va seul », en latin.

Comment une multinationale a voulu déstabiliser un élu du Parti de gauche

Gabriel Amard, ancien du PS et actuel secrétaire national du Parti de gauche de Mélenchon, a eu le « malheur » non pas d’aller seul, mais d’aller contre. Secret des affaires : pour que les journalistes soient « bons patriotes » L’Assemblée a adopté , en première lecture, une proposition de loi du député UMP Bernard Carayon qui pénalise la « violation du secret des affaires », passible d’une sanction de trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende.

Secret des affaires : pour que les journalistes soient « bons patriotes »

Ce texte devrait être définitivement voté, puisqu’on voit mal le Sénat en faire un casus belli, dans la mesure où la gauche s’est abstenue à l’Assemblée. La loi Carayon pose pourtant d’importantes questions. L’élu du Tarn, qui bataille pour ce type de texte depuis une dizaine d’années, est à la tête d’un think tank, la fondation Promotheus , rassemblant de grands industriels comme Dassault, EADS, Alstom ou Sanofi-Aventis. L’emploi et la compétition mondiale comme justifications Ces entreprises, et d’autres, se battent pour protéger leurs données, à l’international notamment.

Vers le brevetage du vivant ? (Agriculteur - Le Xav' - flickr - cc) Cette loi n’est qu’une transposition d’un règlement européen datant de 1994 !

Vers le brevetage du vivant ?

La raison : les graines protégées par un Certificat d’Obtention Végétale (COV, sorte de brevet Européen) sont le produit de recherches onéreuses en laboratoires et qui ne sont pas rémunérées lorsque les graines sont ressemées. Ainsi sur 5 000 plantes ou variétés de plantes cultivées par les agriculteurs, 1 600 sont aujourd’hui protégées par un COV. En revanche, ces 1 600 représentent 99% des volumes produits. Par ailleurs des études estiment que les agriculteurs ressèment 50% de ce qu’ils cultivent, ces semences sont appelées « semence de ferme » en référence à la longue tradition agricole de la France et ne sont qu’une tolérance par rapport à la loi précédente. Plus de pub pour La Tribune : à Proglio, l'information reconnaissante. Capture d’écran de l’article de La Tribune A Henri Proglio, l’information indépendante reconnaissante.

Plus de pub pour La Tribune : à Proglio, l'information reconnaissante

On ne remerciera jamais assez le président d’EDF qui, en retirant ses budgets publicitaires jusqu’en fin d’année à La Tribune après un article lui ayant fortement déplu, a attiré l’attention générale sur cet article, qui aurait pu échapper à quelques lecteurs distraits. Partant du principe, cher à nos grand-mères, que seule la vérité blesse, nous sommes donc amenés à considérer pour vraie, l’idée que EDF se prépare, en effet, à abandonner la technologie EPR (même si, lecture faite, le titre semble légèrement survendeur par rapport au contenu de l’article, en tout cas pour le non-spécialiste que je suis). Le manque à gagner serait, pour La Tribune, d’environ 90 000 euros. Pour une belle campagne de notoriété, le tarif reste modique. Controverse autour d'un nouveau mode moins polluant de culture des légumes. Colère de producteurs de légumes: les autorités veulent leur interdire l’emploi de produits naturels pour traiter leurs salades, radis ou concombres, en lieu et place de substances phytosanitaires chimiques plus polluantes.

Controverse autour d'un nouveau mode moins polluant de culture des légumes

«Avec ces produits, je n’ai plus de problèmes de mildiou. Et voilà qu’on nous les interdit, à cause des complexités de la réglementation», déplore Denis Digel, qui produit quelque 600.000 salades par an à Sélestat, dans le centre de l’Alsace. Pendant des années, le maraîcher protégeait ses salades à l’aide de produits chimiques, qu’il appliquait à trois reprises. Les visiteurs médicaux, une profession dans le collimateur.

C'est la cheville ouvrière de l'industrie pharmaceutique, sa force de frappe commerciale.

Les visiteurs médicaux, une profession dans le collimateur

Les visiteurs médicaux ont pour mission d'assurer, pour le compte des laboratoires, la promotion des nouveaux médicaments auprès des médecins. Comment dès lors prétendre dispenser une information objective aux personnels de santé? En pleine affaire Mediator, le débat ressurgit. Mediator : Servier nous a « roulé dans la farine » Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, avait demandé que toute la transparence soit faite autour de l’affaire du Mediator.

Mediator : Servier nous a « roulé dans la farine »

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a exaucé le ministre, lui livrant un rapport au vitriol, pointant toutes les défaillances qui ont conduit au drame du Mediator, resté plus de 30 ans sur le marché, en dépit de son efficacité limitée et des ses terribles effets secondaires. Aucun acteur de ce scandale sanitaire n’a été épargné. Au premier rang des accusés, le laboratoire Servier. L’Igas dénonce ainsi . Le labo aurait passé son temps à cacher aux autorités compétentes la vraie nature de son médicament, un puissant anorexigène. Les ministres s'affrontent par pub interposée. Capture d'écran - Civ Du même auteur « Soyons « fermes !

Les ministres s'affrontent par pub interposée

Lors de la « pandémie » de grippe A, des experts scientifiques recommandaient de nous faire vacciner. Rien d’étonnant à cela : tous ces médecins, ici comme à l’OMS, roulent pour l’industrie pharmaceutique. On parle d’été indien mais l’hiver arrive, et, jusqu’à preuve du contraire – c’està- dire le remaniement ministériel –, Roselyne est toujours embusquée avec sa seringue vaccinante.

Lors de la « pandémie » de grippe A, des experts scientifiques recommandaient de nous faire vacciner. Rien d’étonnant à cela : tous ces médecins, ici comme à l’OMS, roulent pour l’industrie pharmaceutique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va-telle nous refaire le coup d’une alerte de niveau 6 pour le virus H1N1 ? Organismes dépendants Officiellement financée par ses 193 États membres, l’institution avoue que cette contribution est nettement inférieure à celles de l’industrie pharmaceutique, des ONG et des fondations telles que la Bill and Melinda Gates Foundation et la Rockfeller Foundation. Remaniement : pourquoi Yade a été virée et autres questions. Rue89 s’est posé onze questions sur le remaniement et y répond. A vous de nous soumettre vos interrogations. Rama Yade au Campus des Jeunes UMP en 2010 (Audrey Cerdan/Rue89). L'arnaque, le nouveau terreau des OGM. (Flickr - gcolson - cc) Du même auteur Un ami agriculteur me raconte une arnaque (nous avons cherché un synonyme sans le trouver) qu’il a subit et qui a cours en ce moment en Europe et plus particulièrement en France.

Le subterfuge permet à de grands semenciers de se garantir une clientèle fidèle et captive tout en favorisant la diffusion d’OGM dans des pays comme la France qui sont réticents à leur culture. Les agriculteurs naïfs tombent facilement dans le piège : un semencier vient les démarcher pour leur proposer des semences pour leur prochaine récolte. Jusque-là tout va bien. Le lobby pro-OGM infiltre l'Agence européenne de sécurité alimentaire. La Commission européenne a toujours été l’amie des OGM, comme en témoignent les 125 autorisations d’importation accordées depuis 1998. Mis à part les six dossiers retirés par les industriels eux-mêmes, on ne compte absolument aucun refus en douze ans ! Les instances communautaires écartent systématiquement les objections avancées tant par les scientifiques que les autorités sanitaires nationales ou les associations de défense de l’environnement.

La création, en 2002, de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA), au lendemain du scandale de la vache folle, n’a strictement rien changé à ce biais favorable aux champions des biotechnologies. Qui sont les milliardaires derrière les Tea Parties? On connaît maintenant Glenn Beck, l’animateur de Fox News qui a réussi samedi à rassembler plus de 100 000 manifestants à Washington pour « restaurer l’honneur » de l’Amérique. Beck n’est que millionnaire encore, mais il est évident que son engagement politique est aussi… un business. Au tout début de la manifestation samedi, il a invité tous les participants à sortir leurs téléphones portables pour faire chacun un don de 10 dollars à une petite fondation basée en Floride, la « Special Operations Warrior Foundation », qui aide les enfants de soldats tués au combat.

Et dans la foule samedi, autour de nous, on a pu voir les manifestants sortir leurs portables comme un seul homme pour faire le don demandé par leur messie. Glenn Beck affirme avoir ainsi levé plus de 5 millions de dollars pour cette fondation. Une partie de l’argent servira à couvrir les frais d’organisation du meeting, a-t-il indiqué, mais sans préciser combien profitera bien aux enfants de soldats...

Les juges américains seraient-ils achetés? Vous aussi, numérisez un lobbyiste. Exercer sa vigilance citoyenne est désormais à portée de clic de tout internaute. Depuis hier, le collectif Regards citoyens a mis en place une vaste opération de «crowdsourcing», afin d'identifier et surtout de cartographier les lobbyistes qui œuvrent à l'Assemblée nationale. En clair ici, utiliser les capacités (et la tendance à procrastiner?) D'un grand nombre d'internautes pour abattre une tâche à première vue fastidieuse.

En septembre dernier, le collectif avait déjà lancé le site nosdeputes.fr , qui donne aux internautes des outils en ligne pour suivre très facilement l'activité de leur député, ou encore commenter les textes de loi, amendement par amendement. Aujourd'hui, ces «geeks citoyens», comme ils s'appellent eux-mêmes, ont décidé de se pencher sur un autre aspect de la vie parlementaire, celui des lobbies. François Pérol, ex-conseiller de Sarkozy, pilote du lobby bancaire. Grippe A: des rapports accablants pour la France et pour l'UE. L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides. L'Hadopi a enfin un visage, mais toujours pas de voix.

Sécurité sanitaire: les scientifiques refusent d'être manipulés. Exclusif : les banques relancent les «subprimes» à la française. Attention, empêcher de chasser est puni d'une amende de 1 500 € Syndicats dans les très petites entreprises: le Medef dit non… l. Le lobby agro-alimentaire prêt à gagner la guerre des étiquettes. Le périmètre des prélèvements et du contrôle des sociétés qui ex.

Régulation : le chantage des banques. Comment Veolia a remporté le plus gros contrat mondial de gestio. Dîners, spectacles : les lobbies et leurs cadeaux aux députés. L’UE doit changer de conseillers financiers. Faire exploser la bulle bruxelloise - Les alters, c'est Byzance.