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Agriculture : pour ou contre la taxe sur les semences ? | Rue89 Planète. Le torchon brûle entre les 200 000 agriculteurs français et les producteurs de semences, un marché à 2,4 milliards d’euros. Avec la proposition de loi du député UMP Christian Demuynck, les agriculteurs seront taxés s’ils ressèment leur propre récolte (ce qu’on appelle les « semences de ferme »). Loi « liberticide » pour les uns, « salvatrice » pour les autres. Le blé tendre est déjà soumis à cette taxe (50 centimes par tonne livrée) ; désormais, ce sera aussi le cas pour 21 espèces. Les agriculteurs produisant moins de 92 tonnes seront exonérés. Pour Respecter la propriété intellectuelle Cette loi prend des allures d’ « Hadopi de l’agriculture », estiment certains observateurs : il s’agit de faire respecter le copyright sur les graines. Elle découle d’une convention dite Upov (Union pour la protection des obtentions végétales), révisée en 1991 et ratifiée par 21 Etats membres de l’Union européenne, qui n’avait jamais été transcrite en droit français.

Taxe sur les semences Contre. Servier a corrigé le rapport du Sénat sur le Mediator. Du même auteur « Je me suis fichu des choses nulles qui n’avaient pas d’importance mais bien sûr j’ai regardé les phrases clés, importantes qui euh… qui concernaient la responsabilité de Servier. (…) Et donc j’ai fait changer pas mal de choses ». Voici ce que racontait Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique, au directeur opérationnel du laboratoire Servier, Jean-Philippe Seta, le 24 juin dernier, d’après des transcriptions d’écoutes téléphoniques révélées par lefigaro.fr. Un échange qui laisse peu de doute : le fabriquant du Mediator serait donc intervenu auprès de la rapporteuse, la sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange, pour minimiser la responsabilité du labo dans ce scandale sanitaire.

Celle-ci a catégoriquement démenti ces affirmations. Le président de la mission d’information, le sénateur (CRC) François Autain, aujourd’hui retiré de la vie politique, très surpris par ces révélations, a immédiatement fait faire des vérifications et a constaté des modifications. Plantes médicinales : l'Europe s'en prend aux remèdes de grand-mères. Aïe aïe aïe ! On dirait que le lien sur lequel vous avez cliqué n’était pas très frais. Ou bien nous avons déménagé une de nos pages un peu brutalement. Ou alors Pierre Haski a encore cassé un truc en voulant réparer le site avec son marteau. Mais maintenant que vous êtes là, profitez-en pour faire un tour sur notre page d’accueil ou bien sur l’un de nos sites thématiques (Rue69, Rue89 Culture, Rue89 Sport).

La France cède aux vendeurs d'armes et assouplit les contrôles. Le complexe militaro-industriel contre la démocratie ? Cette question semblait pour certains une « vieille lubie pacifiste » il y a peu. Elle est aujourd’hui terriblement d’actualité. A l’heure où la France entend s’associer par la voie des armes au « Printemps arabe », les industriels français craignent de la chute des dictatures des annulations de commande. Ils peuvent se rassurer : le gouvernement a revu juste pour eux la loi réglementant les exportations d’armes. Actuellement en discussion à l’Assemblée, elle vise ni plus ni moins à libéraliser ce commerce hautement sensible. Ouvrir le marché de la défense Ce qui est en jeu dans ce projet de loi touche à la responsabilité même des industriels de l’armement. Sous l’impulsion de la Commission européenne, celle-ci s’amorce au moyen de deux directives à transposer qui visent à ouvrir le marché de la défense en Europe. A la bonne volonté des sociétés d’armement L’objectif avoué est de favoriser leur compétitivité.

Monsanto et Bruxelles main dans la main. (capture d'écran Dailymotion - arte - cc) L’affaire de la commercialisation du maïs Monsanto vient de connaître un nouveau rebondissement : après l’échec de la tentative de la Commission Européenne pour interdire son interdiction, la multinationale reprend son combat avec l’aide de la Cour de Justice Européenne. Du même auteur L’UE contre les États et les peuples Il y a un très large consensus dans les pays européens et au sein des gouvernements pour ne pas autoriser la culture des OGM. Si on peut comprendre les regrets des scientifiques, le principe de précaution est tout de même recevable. Il y a suffisamment de littérature soulignant les dangers à long terme de certaines innovations scientifiques pour n’autoriser que très progressivement l’utilisation de ces nouvelles technologies, après des tests sérieux.Mais malgré l’opposition des peuples et des gouvernements, cette Europe cherche absolument à faire valoir les intérêts de Monsanto.

Ces médecins-journalistes "clients" des laboratoires. Depuis plusieurs dizaines d’années l’usine à produire le Médiator, l’Isoméride et autres cochonneries est aussi le paradis des barbouzes, d’abord celles du SDECE puis de la DGSE. Parallèlement à la promotion d’une chimie dosée à coups d’effets secondaires, le laboratoire Servier a toujours été un ami de l’ordre. Depuis plusieurs dizaines d’années l’usine à produire le Médiator, l’Isoméride et autres cochonneries est aussi le paradis des barbouzes, d’abord celles du SDECE puis de la DGSE. On ne compte plus les officiers de haut rang, colonel ou généraux qui ont figurés sur la liste des salariés du laboratoire, comme, par exemple, Bernard Gruet qui fut directeur du renseignement à la « Piscine » avant d’en être débarqué de façon bien rapide.

A Neuilly-sur-Seine, la bonne commune de Nicolas Sarkozy où Servier s’est installé, la boîte à barbouze n’a pas été directement mise en rayon dans les locaux du labo. Discret, l’immeuble où travaillent les espions est à quelques rues des cornues des chercheurs. C’est ici que, pendant des années on a coordonné la guerre industrielle voulue par le patron, Jacques Servier lui-même. De Goldman Sachs à Servier, l’emprise du lobbying. Que ce soit dans le secteur bancaire ou pharmaceutique, la capacité des grands groupes à infiltrer les cercles de décision des gouvernements n’est plus à démontrer. Ainsi Barack Obama vient de nommer à la tête de ses conseillers économiques Gene Sperling, le même qui avait perçu, en 2008, près de 900 000 dollars[673 000 euros] de Goldman Sachs. Ainsi on apprend que plusieurs membres des cabinets des ministres de la Santé français ont été, à diverses reprises, rétribués par Servier.

Ces puissantes entreprises opèrent sur des marchés dont la régulation est ancienne, légitime, mais prend des formes diverses plus ou moins contraignantes, que le pouvoir des lobbies tente d’alléger ou d’infléchir à son profit. Les stratégies sont variées. Certaines sont brutales. Un ami médecin me confiait avoir accompagné jadis aux Etats-Unis le patron d’un groupe pharmaceutique qui cherchait à obtenir l’autorisation d’y vendre l’un de ses médicaments phares, déjà autorisé en France à l’époque.

L’avocat Sarkozy, conseiller «historique» de Servier. Opération déminage. Hier, à l’occasion du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres «la transparence la plus totale» sur l’affaire du Mediator. «Avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, le président de la République est extrêmement attentif à ce sujet», a assuré François Baroin, le porte-parole du gouvernement.

Et pour cause : Jacques Servier, le fondateur et PDG du deuxième laboratoire français, est une très bonne connaissance de Nicolas Sarkozy. Mieux, un proche du chef de l’Etat reconnaît même que Servier a été «un client historique» quand l’actuel président était encore avocat d’affaires. En 1983, Sarkozy entre au cabinet de Guy Danet, bâtonnier. Fin des années 90, début 2000, Jacques Servier vient consulter Sarkozy au sujet de son projet de fondation. Raymond Soubie, alors patron du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia, travaille lui aussi sur le dossier.

Grégoire BISEAU. Voici comment on arrive à plus de 1 000 morts pour le Mediator. La nouvelle estimation des décès provoqués par le médicament renforce la suspicion sur le rôle des autorités de santé. Un tas de pilules (e-magic/Flickr) Quand l’assurance maladie chiffrait à 500 le nombre de décès dus au Mediator, la laboratoire Servier demandait : « Où sont tous ces morts ?

» Maintenant que les experts parlent de 1 000 à 2 000, la firme est de plus en plus perplexe. « On ne sait rien de rien, on ne sait rien sur rien », soupire un de ses représentants. Une fuite du Figaro ce samedi révèle que l’Agence du médicament avait été alertée dès 1998 des mésusages du Mediator, utilisé à tort comme coupe-faim (la lettre au format PDF). Mais l’autre information révélée par le quotidien risque d’interpeller encore plus le grand public : le chiffre de 500 morts avancé en novembre dernier était une estimation très basse. . « Nous découvrons l’existence de cette étude qui ne nous a pas été transmise. » 145 millions de boites vendues depuis 1976 « C’est juste une question de méthode » Dans une revue du CNRS, un chercheur s'acharne contre les militants anti-OGM qu'il voudrait plus durement condamner au pénal. Un ami scientifique m’envoie le journal du CNRS. Le numéro 250, daté de novembre 2010.

Une livraison probablement coûteuse, tout couleurs. Page 17, un papier signé Julien Bourdet, qui fait parler un directeur de recherche du CNRS, Yves Dessaux. Le sujet : les arrachages de plants d’OGM par ces écologistes qu’on appelle les « faucheurs volontaires ». Le monsieur Yves Dessaux n’est pas content. Passons sur le vieux procédé de décrédibilisation qui consiste à traiter celui qu’on veut atteindre d’obscurantiste. Étrange Yves Dessaux, qui ne s’arrête pas en si bon chemin. Au-delà, on notera qu’Yves Dessaux, ce qui est un comble, est très ignorant de l’état réel de la recherche sur les OGM.

Monsieur, Je tombe par hasard sur votre article de « Bakchich » qui reprend un article auquel j’ai contribué et qui a été publié dans « le journal du CNRS », au sujet de l’arrachage de vignes transgéniques sur le site de l’INRA de Colmar. Enfin, votre dernier paragraphe m’a fait particulièrement sourire. A l'Assembl. L’Assemblée nationale, à Paris (Kimdokhac/Flickr) Ils l’avaient promis pour octobre, finalement ils l’ont fait en juillet ! Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale vient de réglementer le lobbying. Un premier pas... largement insuffisant, répondent associations et quelques députés PS. Bernard Accoyer l’avait annoncé en accédant au perchoir, en juin 2007 : il réglementerait l’activité des lobbyistes au sein de l’Assemblée nationale.

Un code de conduite a minima Le bureau a repris les propositions a minima du député UMP Marc Le Fur. Concrètement, les lobbyistes devront désormais se conformer aux règles d’un « code de bonne conduite » (dont Rue89 a fait un document PDF) qui instaure : Pour obtenir le fameux badge qui permet d’accéder aux bureaux des parlementaires, les lobbyistes devront remplir un registre « donnant des informations sur leurs activités et les intérêts qu’ils défendent ». Fini les enveloppes de billets, vive les cadeaux.

Allègre

736 ipad pour les députés européens. Vous avez dit rigueur? (photo: Tom Raftery - Flickr - CC) Tous les pays de l’Union et particulièrement ceux de la zone Euro ont décidé ou vont adopter des mesures d’austérité sur une durée qu’on estime à environ dix ans. C’est dans ce contexte peu engageant que le Parlement européen a décidé : « d’équiper ses 736 membres d’un iPad pour un coût avoisinant les 5 millions d’euros, révèle le site internet du Times. Objectif : rendre les députés européens plus « tendances » et plus mobiles » - Source Le Figaro Et puis, ça permettrait peut être de « compenser » les records d’absentéisme comme nous le racontent régulièrement Jean Quatremer de Libération ou Marianne2 .Néanmoins, jouons le jeu ! Question : Les indemnités d’un eurodéputé serait-elle si basses qu’elles ne leur permettrait pas de payer un iPad de leur poche ou le faire payer par leur groupe politique ?

« (...) Klaus Welle , l'émissaire d'Apple? Alors, qu’est ce que c’est que cette histoire d’ iPad à 5 millions d’Euros ? Motus et bouche cousue. {sciences²} Grippe20h La Commission sur les questions sociales, de la santé et de la famille de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a publié aujourd'hui un rapport au vitriol sur la grippe A H1N1. Au vitriol non pour le virus mais pour la gestion de crise et la vaccination par l'OMS et de nombreux gouvernements. Etabli par Paul Flynn (Royaume-Uni) et approuvé aujourd’hui par la commission dans la perspective de la discussion plénière qui se tiendra fin juin, il fait état de «l’évidence écrasante que la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l’OMS», ce qui a provoqué une distorsion des priorités en matière de santé publique. On peut trouver ici une version provisoire de ce rapport et du projet de résolution de l'Assemblée parlementaire. Dans le texte adopté, la commission regrette «un grave manque de transparence» dans les processus décisionnels, qui amène à se demander quelle influence l’industrie pharmaceutique a pu exercer sur les décisions prises.