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La Grande Muette

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Les gendarmes en ont assez d'être pris pour des pandores. En pleine campagne présidentielle, le débat sur la liberté d’expression des gendarmes refait irruption. Cette fois, c’est la suspension du major Bernard Cordoba, basé à Libourne, qui agite les képis. L’affaire débute le 14 avril : l’officier de 52 ans est élu à la vice-présidence de l’association «Gendarmes et citoyens». C’est la première fois depuis sa création en 2008 qu’un actif intègre le bureau exécutif. De quoi mettre sur les nerfs la hiérarchie, qui combat avec virulence toute participation d’un des siens à l’association. Les gendarmes, en tant que militaires, sont soumis au devoir de réserve. En aucun cas, ils ne doivent adhérer à un quelconque groupement professionnel.

La direction réagit rapidement. «C’est un chantage qui relève de violence», dénonce Jean-Luc Provot, premier vice-président de «Gendarmes et citoyens». «Le gendarme est un sous-citoyen» Les relations conflictuelles entre «Gendarmes et citoyens» et la direction de la gendarmerie ne sont pas nouvelles. Bigeard aux Invalides : des Algériens et Français disent non ! | Rue89. Les cendres du général Marcel Bigeard, décédé en juin 2010, vont être transférées à l’hôtel des Invalides à Paris, où reposent les gloires de l’armée française.

L’initiative du ministre français de la Défense, Gérard Longuet, suscite une vive controverse en France et en Algérie eu égard au passé de Bigeard en Algérie. Des hommes politiques, des intellectuels, des journalistes et des historiens français et algériens, réunis dans un collectif ont lancé un appel pour exiger que « que le gouvernement français renonce à cette initiative historiquement infondée, politiquement dangereuse et humainement scandaleuse ». Après la loi du 23 février 2005 sur la colonisation « positive », après les stèles de Marignane et d’ailleurs honorant la mémoire des membres de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), le transfert des cendres de Bigeard aux Invalides relève de la falsification historique, explique ce collectif. mal.

Contre le FLN, Bigeard ne lésine pas « Crevettes Bigeard » Le budget plombé par les frégates de Taïwan. Les 460 millions d'euros que l'Etat doit verser à Taïwan dans l'affaire des frégates seront compensés par des économies budgétaires pour ne pas aggraver le déficit, a suggéré le ministre du Budget François Baroin à l'Assemblée nationale. Les députés ont formellement adopté l'amendement du gouvernement qui prévoit cette ouverture de crédits de 460 millions d'euros à la charge de l'Etat après la décision jeudi de la cour d'appel de Paris.

Cette juridiction a rejeté le recours engagé par Thales contre la sentence arbitrale qui en 2010 l'avait condamné à rembourser des centaines de millions de dollars à Taïwan pour des commissions indûment versées sur la vente de frégates en 1991. L'Etat prend à sa charge 72,5% de la créance. Cette somme va venir détériorer le déficit, a souligné en substance le rapporteur général du Budget Gilles Carrez, demandant au ministre "des économies correspondant à ces 460 millions" d'ici à la fin de l'année.

(Source AFP) Les Britanniques ne croient pas au suicide du docteur Kelly, un des inspecteurs de l’ONU chargés de découvrir des armes de destruction massive en Irak. Les appels à rouvrir l’enquête inquiètent Tony Blair. Plus de 80% des Britanniques ne croient pas au suicide du docteur David Kelly, un des inspecteurs de l’ONU chargés de découvrir des armes de destruction massive en Irak. Sept ans après sa mort, le nombre de ceux qui parlent de « crime d’Etat » a triplé. Les appels à rouvrir l’enquête, nombreux depuis que les Travaillistes ont quitté le pouvoir, inquiètent Tony Blair. Officiellement, le docteur David Kelly, inspecteur de l’ONU en Irak, spécialiste en armement chimique et biologique, s’est suicidé le 17 juillet 2003, dans un bois du Oxfordshire, près de son domicile.

Il aurait mis fin à ses jours parce qu’il ne supportait pas que le ministère de la Défense britannique l’accuse d’être à l’origine des révélations d’un reportage de la BBC, diffusé en mai 2003, affirmant que la menace irakienne avait été sciemment « musclée » afin de justifier l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne. Les langues se délient En sept ans, les langues se sont déliées. L’ancien chef espion Alain Chouet narre sa carrière au sein de l’ex-Direction générale de la sécurité extérieure. Après 40 années passées au sein des services secrets français, il dresse un tableau peu glorieux de nos agences de renseignements. Il y a longtemps, dans les années 70, alors qu’Alain Chouet est en stage de formation d’espion, un avion supersonique russe de modèle Tupolev 144 en pleine démonstration au salon du Bourget s’écrase au sol.

Chouet reçoit alors l’ordre de ramasser des morceaux de l’épave avec quelques autres collègues. Apparemment, ils ne sont pas les seuls… Le site du crash est en effet devenu un véritable nid de barbouzes « où tout ce que Paris comptait d’officiers de renseignement de toutes nationalités, toutes obédiences et toutes couleurs affluaient comme des fourmis sur un pot de miel ; et repartaient avec leur butin en colonnes ininterrompues », raconte l’ancien chef des renseignements de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Bonne pioche pour ces dépeceurs de carcasses, Alain Chouet et ses copains parviennent à subtiliser un morceau du train d’atterrissage.

Dessin de Pakman Liban 1974 Autre anecdote. Purge imposée. Wikileaks sort 400000 documents sur sale guerre d'Irak. Alicia Casilio, habillé en civile iraquienne, lors d’une manifestaion contre la guerre en Irak à Boston (Brian Snyder/Reuters). Depuis quelques jours, le Pentagone à Washington avait réuni une équipe de 120 experts pour se préparer à la deuxième vague de révélations de documents confidentiels par le site WikiLeaks. C’est chose faite depuis vendredi soir, avec une nouvelle avalanche de quelque 400 000 notes provenant pour l’essentiel des rapports d’incidents, rédigés par les officiers américains sur le terrain irakien entre 2004 et 2009, qui révèlent l’horreur de la guerre au quotidien.

Comme lors de la première série de révélations, concernant en particulier le double jeu pakistanais dans la guerre d’Afghanistan, WikiLeaks a associé des médias de plusieurs pays afin, comme l’expliquent ses responsables, de « maximiser l’impact ». De même, le site de Julian Assange a choisi de diffuser ces révélations à quelques jours des élections américaines de la mi-mandat. Selon l’interface d’Owni : Le jeune GI Bradley Manning, auteur présumé de la fuite massive de documents militaires sur Wikileaks, attend sa comparution devant une Cour martiale et déchaîne des débats socio-politiques passionnés.

Bradley Manning, l’auteur présumé de la fuite massive de 90 000 documents militaires secrets publiés par Wikileaks attend, au secret, sa comparution devant une Cour martiale. S’il l’a vraiment commis, l’impact de son geste sur l’issue de la guerre que mène les USA et leurs alliés en Afghanistan demeure hypothétique. Dessin d’Oliv’ Ce qui est certain en revanche, c’est que le jeune bidasse de 22 ans se retrouve au centre des débats socio-politiques les plus passionnés qui agitent l’Amérique profonde en ces temps de mi-mandat présidentiel. La version du Département de la Défense prend évidemment l’exact contre-pied de cette thèse en affirmant que les fuites ont mis en danger la vie des soldats engagés et de leurs informateurs locaux.

"L’illégalité des guerres d’aujourd’hui" La prise de position du Colonel en retraite Ann Wright sous forme d’une lettre ouverte du 18 septembre reproduite par un grand nombre de médias, a jeté un trouble supplémentaire dans les esprits ; extraits : Comment couvrir les crimes des soldats américains? Vidéo : un officier français menace un reporter togolais. Françafrique pas morte.

Mardi à Lomé, la capitale du Togo, en marge d’une confrontation entre manifestants et gendarmes togolais, un face-à-face tendu oppose un officier français et un reporter togolais. Le premier exige du second qu’il efface une photo de lui qu’il avait prise : le ton et les menaces évoquent un autre temps supposé révolu. Une vidéo a été prise de ce face-à-face, et n’est pas avantageuse pour ce colonel français en uniforme, qui se décrit comme conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre togolaise.

Il lance sur un ton agressif : « Tu sais qui je suis ? Je suis le conseiller du chef d’état-major de l’armée de terre. Epaulé de gendarmes togolais casqués, matraque à la main, l’officier menace le journaliste, Didier Ledoux, bien connu au Togo, portant un gilet avec le mot « presse » écrit en énorme, fourni par les Nations unies. . « Tu veux qu’on te donne un coup sur l’appareil ou quoi ? Comme ces choses-là sont dites avec modération. Wikileaks dévoile 90 000 documents confidentiels sur l'Afghanistan. Son fondateur est recherché mort ou vif.

Encore une bombe sur l’Afghanistan. De celles qui font trembler Washington. Dans sa lutte pour le droit à l’information le site wikileaks a réussi à frapper plus fort que lors de la diffusion d’une video d’un massacre, par l’armée américaines, de civil irakien. 90 000 documents confidentiels sur la guerre yankee en Afghanistan déclassifiées. Comme autant de fessées sur le postérieur de l’Oncle Sam. Fini le temps où le site de whistblower n’était connu que des seuls initiés. Pas sûr que cette nouvelle complicité ravisse les pontes du Pentagone, déjà bien décidés à dézinguer wikileaks et son fondateur Julian Assange. Article paru dans Bakchich Hebdo 33 du 17 juillet 2010 Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, qui permet la divulgation de documents confidentiels ultra-sensibles, est la bête noire du Pentagone. Le 17 juin, le Parlement islandais a adopté le projet à l’unanimité. Le 14 juin, la même bande anonyme a accusé WikiLeaks d’avoir abandonné sa source supposée, Bradley Manning.

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