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L' Arrco ne s'en est pas vantée. Comme beaucoup d'autres, l'association gérant la retraite complémentaire des salariés a été victime de Bernard Madoff . Elle y a perdu près de 35 millions d'euros. Et les 150 ans de prison que la justice américaine vient d'infliger au financier n'y changeront rien.
Comme chaque année, l' Autorité des marchés financiers (AMF) a remis son rapport d'activité. Et comme chaque année, le chapitre consacré à sa commission des sanctions est riche d'enseignements : c'est un peu le Bottin annuel des délits financiers et des punitions, parfois très salées, infligées par le « gendarme de la Bourse ». En 2008, l'AMF a mené à terme 95 enquêtes, dont 40 ont abouti à des sanctions, lesquelles concernent un total de 84 personnes. En 2008 aussi, le législateur a relevé de 1,5 million d'euros à 10 millions le montant maximal des sanctions pécuniaires.
Affolement sur le marché pétrolier, mardi. En quelques minutes, sans explication, le cours du baril de brent s'est emballé, atteignant son record de l'année. La faute à un trader un peu trop joueur, et qui a raté son coup : il a fait perdre 10 millions de dollars à son employeur.
Le sort qu’ont connu les 3 grandes souscriptions publiques qui ont précédé l’emprunt Rocard-Juppé n’incite pas à l’optimisme. La célèbre rente Pinay a fait le bonheur des épargnants mais grevé le Trésor public . Le gouvernement Giscard a récidivé en 1973 : pour 6,5 milliards de francs levés, l’Etat en a remboursé 55 milliards en 1988 !
Les conseils de placement sont clairs : vendre le dollar, les monnaies plombées par les dettes publiques, les valeurs cycliques (technologie, automobile...)... Et surtout «voyagez» : les «pays émergents» , si chers au cœur des économistes médiatiques, ne seront pas épargnés selon le spécialiste de la Société générale. La banque est d'autant plus encline à conseiller à ses clients huppés de vendre leurs actions que celles-ci ont gagné entre 30 et 50% depuis février 2009. Que garder alors ? De l'or !
Surprise : la commission des Finances du Sénat a adopté à l'unanimité le rétablissement de la TVA à 19,6% dans la restauration. Cette mesure figurait dans un amendement au projet de loi de finances pour 2010. En contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5%, les restaurateurs s'étaient engagés à embaucher et à réduire leurs tarifs : la commission a estimé que ces engagements n'avaientt pas été respectés. Rien ne dit, cependant, que son amendement sera adopté lors de l'examen du buget par l'ensemble des sénateurs.
Par Liberation.fr Les restaurateurs peuvent respirer. Et continuer à ne pas tenir leurs promesses. Nicolas Sarkozy leur a assuré ce mardi matin qu'il ne «reviendrait jamais» sur la réduction à 5,5% de la TVA depuis le 1er juillet. Ces professionnels s'étaient notamment engagés dans un Contrat d'avenir, sur trois ans, signé avec le gouvernement à baisser les prix, à revaloriser les salaires, à embaucher et à moderniser leur secteur.
L’interrogatoire rendu public par la SEC , le "gendarme" de la bourse américaine, met clairement en lumière les raisons profondes ayant permis à Bernard Madoff de prospérer si longtemps au nez et à la barbe du « système ». En dépit des propos lénifiants tenus par les gouvernements et les régulateurs de tous poils au plus fort de la crise financière de 2008-2009, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’un tel désastre n’est pas susceptible de se reproduire si les conditions en sont de nouveau réunies. Résumé des épisodes précédents : Harry Markopolos a tenté sans succès d’alerter le bureau de Boston de la SEC en 2000. Manion , son contact interne avec lequel il reste officieusement en relation à la suite d’un premier entretien décevant avec le responsable local des mesures disciplinaires, lui demande en Septembre-octobre 2001 de faire une nouvelle tentative…
Hier, dans l’article La fortune des 300 plus riches de Suisse atteint 449 milliards [ 1 ], La Tribune de Genève a évoqué le fait que "l’attrait de la Suisse sur les détenteurs français de grosses fortunes ne se dément pas. Selon les renseignements réunis par -le magazine suisse- Bilan , il aurait même tendance à se renforcer face à un fisc qui a clairement montré les crocs durant l’année écoulée. En tête de liste de ces Français de Suisse figurent la famille Wertheimer (Chanel) avec une fortune estimée entre 4 et 5 milliards de francs, la famille Castel (vins, eaux, bière) avec 3 à 4 milliards, les familles Primat (services pétroliers) et Peugeot (automobile) ainsi que Benjamin de Rotschild (finance) avec 2 à 3 milliards." « Sportifs, artistes, entrepreneurs, hommes d’affaires ou retraités : les Français sont nombreux à fuir leur fisc. Un fisc si gourmand qu’il inciterait chaque jour un contribuable à se réfugier sous d’autres cieux. Parmi les destinations les plus prisées, la Suisse.
Aux Etats-Unis, le mouvement Move Your Money invite les clients furieux à déplacer leurs comptes vers des établissements régionaux. Excédés par les pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper de l’argent pour un motif tordu ou un autre, des milliers d’Américains se sont mis à déserter les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales. Partout dans le pays, des mouvements de citoyens se forment pour inciter les mécontents à abandonner les plaintes stériles pour l’action musclée. Les rapaces de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte, qui monte.