Le Trésor américain accusé d’avoir vendu le monde aux banquiers. Lorsqu’il a obtenu ce mémo [PDF], l’écrivain et journaliste d’investigation américain Greg Palast « n’arrivait simplement pas à y croire ». Selon lui, ce document – qu’il affirme authentique – est digne des pires théories complotistes : « A la fin des années 1990, les hauts fonctionnaires du Trésor américain ont conspiré en secret avec une petite cabale de gros bonnets du secteur bancaire pour tailler en pièces la régulation financière dans le monde entier. » Capture d’écran du mémo Greg Palast ne précise pas comment il a authentifié le document, mais avec sa longue carrière d’enquêteur pour des cabinets d’audit anti-trust et anticorruption, et de nombreuses investigations pour la BBC, The Observer et The Guardian, il ne fait aucun doute que ses preuves sont solides. Une cabale politico-financière Ce mémorandum ne serait donc rien de moins que la genèse de la crise financière mondiale et du « sang et des larmes » qui en ont coulé.
Daté du 24 novembre 1997, son auteur Timothy F. Comment Madoff s'est servi dans vos cotisations retraite. Le yacht de Bernard Madoff, saisi par la justice, dans le port d’Antibes (Sébastien Nogier/Reuters) L’Arrco ne s’en est pas vantée. Comme beaucoup d’autres, l’association gérant la retraite complémentaire des salariés a été victime de Bernard Madoff.
Elle y a perdu près de 35 millions d’euros. Et les 150 ans de prison que la justice américaine vient d’infliger au financier n’y changeront rien. L’affaire n’a pas fait beaucoup de bruit. Elle a été abordée le 10 mars lors du conseil d’administration de l’Arrco, et a fait l’objet d’un court article début juin dans Le Nouvel Observateur. Une réserve de 41 milliards d’euros à placer L’Arrco, co-gérée par les syndicats et le patronat, ne passe pas pour un repaire de spéculateurs. Pas de chance, l’organisation paritaire a été rattrapée par deux catastrophes financières. Le parcours de l’argent est désormais bien connu. . « Ne pas affoler les retraités » Et le verdict prononcé ce lundi par la justice américaine n’y changera rien. Finance: la ph. Comme chaque année, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a remis son rapport d’activité.
Et comme chaque année, le chapitre consacré à sa commission des sanctions est riche d’enseignements : c’est un peu le Bottin annuel des délits financiers et des punitions, parfois très salées, infligées par le « gendarme de la Bourse ». En 2008, l’AMF a mené à terme 95 enquêtes, dont 40 ont abouti à des sanctions, lesquelles concernent un total de 84 personnes. En 2008 aussi, le législateur a relevé de 1,5 million d’euros à 10 millions le montant maximal des sanctions pécuniaires. Quand il se plonge dans le rapport pour examiner ces sanctions, le lecteur est tout de suite frappé par un détail : certaines décisions sont « anonymisées », et d’autres pas, d’autres enfin le sont partiellement.
BNP, Société Générale, Caisses d’Epargne... On peut ainsi croiser quelques noms connus du grand public. BNP, Société Générale, HSBC, Natixis, Infogrames, Caisses d’Epargne... Dans le cas de « MM. Le coup de folie du trader enflamme le prix du p. Affolement sur le marché pétrolier, mardi. En quelques minutes, sans explication, le cours du baril de brent s’est emballé, atteignant son record de l’année. La faute à un trader un peu trop joueur, et qui a raté son coup : il a fait perdre 10 millions de dollars à son employeur. En février, un autre avait provoqué une perte équivalente après un déjeuner trop arrosé.
L’affaire a été révélée par le Financial Times, et confirmée par l’employeur du trader, PVM Oil Associates. Le calme est revenu quand on a enfin découvert l’explication. . « Pour ne pas être le dernier à réagir, on achète » Le trader n’est pourtant pas le seul coupable. . « Le trader est peut-être à l’origine de la moitié de ce mouvement. Pour Francis Perrin, il faut distinguer « l’écume », ce qui s’est passé mardi, et « la vague » : « En février, les prix tournaient autour de 32 ou 33 dollars. Cette hausse ne s’explique pas non plus par un seul facteur. . « Les marchés pétroliers ont fait le même pari que les marchés boursiers. Le grand empunt contre la fracture num rique. Restauration : une commission du S nat vote le retour de la TVA.
Restauration: Sarkozy ne reviendra jamais sur la TVA 5,5% - Les restaurateurs peuvent respirer. Et continuer à ne pas tenir leurs promesses. Nicolas Sarkozy leur a assuré ce mardi matin qu'il ne «reviendrait jamais» sur la réduction à 5,5% de la TVA depuis le 1er juillet. Ces professionnels s'étaient notamment engagés dans un Contrat d'avenir, sur trois ans, signé avec le gouvernement à baisser les prix, à revaloriser les salaires, à embaucher et à moderniser leur secteur.
Mais clients comme (certains) politiques s'irritent de constater que la profession dans son ensemble ne respecte pas ses engagements. Résultat, hier, la commission des finances du Sénat avait voté un amendement prévoyant de faire remonter le taux à 19,6%. Amendement ensuite rejeté dans la nuit en séance, mais perçu comme un avertissement aux restaurateurs qui n'auraient pas tenu les promesses faites en échange de la baisse de la TVA. «Conscients de la pression» Sarkozy siffle la fin du débat Autrement dit, circulez, il n'y a plus rien à attendre, la question est réglée.
Troisième et dernier volet de notre version de la "genèse" de l’ L’interrogatoire rendu public par la SEC, le "gendarme" de la bourse américaine, met clairement en lumière les raisons profondes ayant permis à Bernard Madoff de prospérer si longtemps au nez et à la barbe du « système ». En dépit des propos lénifiants tenus par les gouvernements et les régulateurs de tous poils au plus fort de la crise financière de 2008-2009, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’un tel désastre n’est pas susceptible de se reproduire si les conditions en sont de nouveau réunies.
Résumé des épisodes précédents : Harry Markopolos a tenté sans succès d’alerter le bureau de Boston de la SEC en 2000. Manion, son contact interne avec lequel il reste officieusement en relation à la suite d’un premier entretien décevant avec le responsable local des mesures disciplinaires, lui demande en Septembre-octobre 2001 de faire une nouvelle tentative… Kotz : parfait ; poursuivons…vous ne pensez pas avoir eu une nouvelle réunion avec eux. K : très bien.
K : exact. K : très bien. Les riches "citoyens" Fran ais de plus en plus nombreux en Suiss. Hier, dans l’article La fortune des 300 plus riches de Suisse atteint 449 milliards [1], La Tribune de Genève a évoqué le fait que "l’attrait de la Suisse sur les détenteurs français de grosses fortunes ne se dément pas. Selon les renseignements réunis par -le magazine suisse- Bilan, il aurait même tendance à se renforcer face à un fisc qui a clairement montré les crocs durant l’année écoulée. En tête de liste de ces Français de Suisse figurent la famille Wertheimer (Chanel) avec une fortune estimée entre 4 et 5 milliards de francs, la famille Castel (vins, eaux, bière) avec 3 à 4 milliards, les familles Primat (services pétroliers) et Peugeot (automobile) ainsi que Benjamin de Rotschild (finance) avec 2 à 3 milliards. " Source du dessin [2] L’article ci-dessous du magazine Bilan [3], datant du 2 décembre 2008, nous donne davantage de détails sur ces "grand(e)s citoyen(ne)s" : « Sportifs, artistes, entrepreneurs, hommes d’affaires ou retraités : les Français sont nombreux à fuir leur fisc.
Pour punir les grandes banques, prends ton oseille et tire-toi | Aux Etats-Unis, le mouvement Move Your Money invite les clients furieux à déplacer leurs comptes vers des établissements régionaux. Excédés par les pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper de l’argent pour un motif tordu ou un autre, des milliers d’Américains se sont mis à déserter les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.
Partout dans le pays, des mouvements de citoyens se forment pour inciter les mécontents à abandonner les plaintes stériles pour l’action musclée. Les rapaces de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte, qui monte. Un petit film viral résume la philosophie de l’initiative.