Exclusif: un élu PS saisit la justice sur la vente de Compiègne sous Woerth. Pour Aubry, Woerth a «un problème avec la vérité» Martine Aubry, première secrétaire du PS, a dénoncé samedi à Lille les "mensonges" d'Eric Woerth sur la réforme des retraites et dans l'affaire Bettencourt. "S'il y a une chose que je vois de commun entre cette affaire et les retraites, c'est les mensonges qu'il a tenus (...).
Il a un problème avec la vérité, M. Woerth", a déclaré Martine Aubry devant 500 élus et militants réunis pour l'université de rentrée de la Fédération socialiste du Nord. "Faut-il qu'il ait beaucoup de choses à cacher, qu'il ait beaucoup de choses à garder dans le secret pour qu'il soit encore là, dans le gouvernement, alors que s'accumulent un certain nombre d'éléments", a-t-elle lancé. "Quand on a besoin de lois pour expliquer aux ministres qu'on ne se sert pas de l'argent de la République, c'est un vrai problème (...). La République irréprochable est une autre promesse non tenue par Nicolas Sarkozy (...). "Ce n'est pas du courage, c'est du racket" "Nous reviendrons sur cette réforme" (Source AFP)
Affaire Woerth: Jospin tâcle Estrosi. Woerth : Bettencourt, Dray, deux poids, deux mesures ? Les responsables d’administration et les élus ont toujours deux attitudes possibles vis-à-vis de la masse des dossiers qui sont traités par leurs services. La première attitude, que l’on qualifiera d’interventionniste, consiste à se mêler de tout, ou à prétendre qu’on se mêle de tout, et à clamer que « pas un dossier » n’échappe à sa vigilance ou à celle de ses proches collaborateurs. C’est une posture valorisée quand tout va bien, et qui donne aux électeurs et aux administrés le sentiment d’un responsable actif, compétent, et capable d’accélérer les supposées lourdeurs propres à toute grosse machine – collectivité territoriale, ministère. C’est notamment le profil soigneusement construit et mis en scène par Nicolas Sarkozy dès le début de son mandat élyséen : un président qui monte personnellement au front (sur tous les fronts), qui a son mot à dire sur chaque projet, et qui ne s’en laisse pas compter par l’appareil d’État et les « blocages bureaucratiques ».
Du même auteur. Royal dénonce un «système Sarkozy corrompu», la droite se scanda. Le «problème Woerth», nos questions. On finit par se perdre dans la succession de faits, de révélations, de déclarations et d'aveux autour du «problème Woerth». C'est pourquoi le groupe SRC de l'Assemblée vient de déposer une «proposition de résolution visant à faire la lumière sur la gestion du dossier fiscal de Madame Bettencourt par les services du ministère du budget et de la justice sous l'autorité de MM. Woerth et Baroin ministres successifs du Budget et des Comptes Publics et de Madame Alliot-Marie, garde des Sceaux».
Avec cette démarche, nous voudrions obtenir les réponses à quelques questions simples. Ainsi par exemple: - le 9 janvier 2009, l'administration fiscale est saisie sur le fondement de l'art. 101 du Code de procédure fiscale de la procédure suivie à l'encontre de «François Marie Banier et tous autres». Si la procédure engagée concerne entre autre l'achat de l'ile d'Arros, se peut-il que le lien ne soit pas établi avec Mme Bettencourt ? - Quelles sont les informations dont dispose alors le ministre ?