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USA : Utiliser un malware pour défendre la propriété intellectuelle. Les moyens de défense contre le piratage passeraient-ils par... le piratage ? Une scandaleuse commission baptisée Commission on the Theft of American Intellectual Property, vient de rendre un rapport de 84 pages qui fait pousser des cris d'effroi. Il semble que les élus du peuple soient devenus fous, au point de vouloir introduire le loup dans la bergerie, pour tenter d'en déloger le renard...

Lordcolus, (CC BY SA 2.0) Une proposition vise ainsi à légaliser l'utilisation de logiciels malveillants, pour sanctionner les internautes qui pratiqueraient la copie illégale. Le rapport propose en effet qu'un logiciel puisse être installé sur les ordinateurs, et permettant de déterminer si l'utilisateur est un pirate. Et dans ce cas, de faire en sorte que l'ordinateur puisse être verrouillé, et que l'ensemble des fichiers soit pris en otage par le logiciel - jusqu'à ce que l'utilisateur appelle la police et se dénonce. Faire la guerre aux pirates est une chose. Pour approfondir.

ACTA

Censure : la Biélorussie s'isole. Broyée par la dernière dictature en place en Europe, la Biélorussie n'était déjà pas un havre de liberté. Mais la vis s'est encore resserrée depuis hier avec l'entrée en vigueur d'une nouvelle législation sur l'accès à Internet. Le Global Legal Monitor , une publication en ligne qui assure une veille juridique au sein de la Librairie du Congrès aux Etats-Unis, détaille cette loi publiée le 21 décembre et qui prolonge un décret du «président» autoritaire Alexander Lukashenko datant de juillet 2010.

Le texte est joyeusement nommé «amélioration de l'utilisation de la partie nationale de l'Internet». Depuis ce premier texte, les fournisseurs d'accès biélorusses sont tenus de détailler auprès du gouvernement toutes les spécificités techniques de leur réseau et de conserver l'identification de toute machine qui se connecte.

Voilà pour le premier volet de la répression en ligne, qui n'est qu'une rigolade par rapport à ce qui attend les Biélorusses désormais. Sophian FANEN. Wikipédia en grève ? | Hotel Wikipedia. Que dit-il ce SOPA ? Disons, pour faire court qu’il s’agit d’un super-hadopi. Par rapport à la loi française de 2009, l’objectif reste le même : « civiliser » Internet au nom de la défense de la propriété intellectuelle. Ce qui change c’est l’arsenal juridique. Le législateur américain frappe directement là où ça fait mal. Il menace de couper les deux principales ressources des sites internet jugés coupables. Tout d’abord, l’argent : les réseaux publicitaires et les services de paiement en ligne se doivent de suspendre toute relations avec eux.Ensuite, le référencement : les moteurs de recherche sont tenus de retirer tous les liens y conduisant.

Ces mesures sont graves. Autant dire que les petits et grands acteurs du web sont rapidement montés au créneau. Parmi ces acteurs engagés contre la SOPA, on trouve la Wikimedia Foundation, association californienne qui gère de nombreux projets encyclopédiques, dont Wikipédia et ses 200 déclinaisons linguistiques. L’appel de Jimmy Wales. Non à une surveillance généralisée d'Internet par une police privée. Voici que plusieurs syndicats professionnels du monde du cinéma et de l’audiovisuel demandent au juge de les autoriser à procéder à une surveillance automatique de l’Internet.

Ils demandent aussi à avoir le pouvoir d’ordonner l’exécution du blocage et du déréférencement de toute adresse IP ou nom de domaine dont ils auraient constaté qu’il reproduisait le contenu ayant initialement fait l’objet de la décision de justice de blocage et de déréférencement éventuellement prononcée. Autrement dit, ils demandent à pouvoir bloquer un contenu audiovisuel illégal sur Internet sans passer par le juge… Pour l’UMP, ce passage devant le juge est incontournable.

Garanties, recours, contrôle ? Aucun Quelles sont les garanties prévues pour s’assurer que de telles décisions ne provoquent pas d’effets de bord pénalisant des sites ou contenus n’ayant pas fait l’objet de la décision de justice ? Quelles sont les voies de recours prévues dans de tels cas ? Inacceptable dans notre République. Copwatch interdit d'accès en France.

Le tribunal des référés de Paris a ordonné vendredi aux fournisseurs français d’accès à l’internet de bloquer l’accès, à partir du territoire français, au site Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les «violences policières». Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait demandé la suppression d’une dizaine de pages qui permettaient d’accéder aux données personnelles concernant des gardiens de la paix. Mais les fournisseurs d’accès ayant plaidé à l’audience que cette mesure était techniquement impossible, le tribunal a décidé une mesure encore plus restrictive. Dans son jugement, le tribunal «fait injonction» à Free, France Telecom, SFR, Bouygues Telecom, Numericable et Darty Telecom «de mettre en œuvre ou faire mettre en œuvre, sans délai, toutes mesures propres à empêcher l’accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés situés sur ce territoire au site» Copwatch. (Source AFP)

Microsoft, Yahoo ! ... genoux à terre devant les censeurs du Net. Une manifestation à Istanbul contre la censure sur Internet, le 15 mai 2011 (Murad Sezer/Reuters). En mai dernier, Nikolay Pryanishnikov, président de Microsoft Russie, a affirmé, à propos du rachat de Skype par sa société, qu’il était disposé à fournir les codes source du logiciel de téléphonie par Internet aux services de sécurité russes. En Chine, l’entreprise a signé un partenariat avec le moteur de recherche Baidu. Une enquête que nous avons menée l’an dernier révélait que toutes les requêtes effectuées sur Baidu à partir des termes « 6-4 » (pour « 4 juin », date du massacre de la place Tiananmen, en 1989), « indépendance Tibet », « démocratie » et « droits de l’homme » étaient bloquées.

Toutes proportions gardées, c’est comme si, en France, lorsqu’on demandait à Google de faire une recherche sur la « torture française en Algérie », le moteur offrait une page vierge de résultats. Les entreprises de téléphonie mobile et de télécommunications ne sont pas en reste. Blocage à l'anglaise. C'est la règle à Hollywood : tout se finit toujours bien. Mais pas forcément pour tout le monde.

Hier, c'est l'Internet sans blocage qui en a fait les frais. Dans un arrêté , la justice britannique a ordonné à l'opérateur de télécoms BT Group - premier fournisseur d'accès en Grande Bretagne avec plus de cinq millions d'abonnés - de bloquer l'accès au site Newzbin2, après une requête de la Motion Picture Association (MPA). Le groupe qui défend les intérêts des studios de cinéma d'Hollywood: Fox, Universal, Warner Bros., Sony, Paramount et Walt Disney, vient ainsi de gagner le deuxième round de son combat contre ce site faisant office de moteur de recherche censé faciliter le téléchargement d'oeuvres, et en particulier de films, protégées par les droits d'auteur.

Autrefois basé en Grande-Bretagne, Newsbin a été interdit en mars 2010, à la suite d'une plainte de la MPA. Lire les réactions à cet article. Virginie MALBOS. Filtres corsés pour le Net turc. De notre correspondant à Istanbul. «L’Internet était déjà très cher et très lent, et maintenant il est très restreint» , se désole Ozgur Uckan, spécialiste des technologies informatiques. C’était lors d’une manifestation, dimanche, à Istanbul. Dans plus de 20 villes du pays, des milliers d’internautes sont descendus dans la rue pour s’opposer à la nouvelle réglementation du Conseil de la communication et des technologies informatiques (BTK).

Cet organisme officiel prévoit d’imposer aux internautes quatre niveaux de filtrage du Web : «standard», «famille», «enfant», «hors-Turquie» . Environ 10 millions d’abonnés, sur 70 millions de citoyens, payent mensuellement au moins 50 livres turques (25 euros) pour l’accès à Internet. Il omet toutefois de préciser que les sites et les blogs des mouvements et des médias kurdes, arméniens ou autres courants politiques d’opposition, sont également touchés.

Paru dans Libération du 19 mai 2011 Lire les réactions à cet article. Ragip Duran. U.S. Government Shuts Down 84,000 Websites, ‘By Mistake’ The US Government has yet again shuttered several domain names this week. The Department of Justice and Homeland Security's ICE office proudly announced that they had seized domains related to counterfeit goods and child pornography. What they failed to mention, however, is that one of the targeted domains belongs to a free DNS provider, and that 84,000 websites were wrongfully accused of links to child pornography crimes. As part of “Operation Save Our Children” ICE’s Cyber Crimes Center has again seized several domain names, but not without making a huge error. Last Friday, thousands of site owners were surprised by a rather worrying banner that was placed on their domain.

“Advertisement, distribution, transportation, receipt, and possession of child pornography constitute federal crimes that carry penalties for first time offenders of up to 30 years in federal prison, a $250,000 fine, forfeiture and restitution,” was the worrying message they read on their websites. Le blocage, dans ton .uk. Loppsi 2 : le Conseil Constitutionnel valide le blocage du Net.

Espagne : une législation anti-piratage durcie adoptée. Le CSA souhaiterait filtrer les plateformes vidéo non labellisées. Loppsi 2 : et pour quelques clics de cybercensure. Débattu tardivement hier soir à l'Assemblée Nationale, le fameux article 4 de la Loppsi 2 a été adopté. Brice Hortefeux et ses soutiens sont donc parvenus à repousser l'intervention préalable du juge pour bloquer d'éventuels sites «illicites» (en particuliers ceux proposant de la pédopornographie, le cheval de Troie du filtrage), tout comme l'intervention de la Cnil, décidément muselée, ou la rédaction d'un rapport d'application annuel jugé «pas nécessaire» par le Ministre de l'Intérieur...

Les amendements déposés par l'opposition pour amoindrir l'effet d'un potentiel filtrage du Net ont été rejetés à la chaîne. S'il ne représente qu'une «petite» partie du projet de Loi, qui couvre des champs bien vastes, cet article 4 a mis depuis plusieurs mois le feu aux poudres sur le Net. En janvier, à l’Assemblée nationale, le texte avait été amendé, imposant la décision d’un juge avant tout blocage.

Lire les réactions à cet article. Erwan CARIO et Alexandre HERVAUD. Jeu en ligne : Les fournisseurs d'accès contraints au filtrage. « Nous enjoignons aux sociétés Numericable, Orange France, France Telecom, Société Française de Radiotéléphone - SFR, Free, Bouygues Telecom, Darty Telecom et Auchan Telecom, de mettre en œuvre ou faire mettre en œuvre, sans délai, toutes mesures propres à empêcher l'accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés situés sur ce territoire, au contenu du service de communication en ligne accessible actuellement à l'adresse www.stanjames.com ». Vendredi dernier, le Tribunal de Grande Instance de Paris a mis fin au débat opposant l' Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) et sept fournisseurs d'accès à internet français.

Par une ordonnance , publiée sur le site PC Inpact , le Tribunal donne raison au président de l'ARJEL qui réclamait que le filtrage d'un site de jeu en ligne non homologué soit réalisé par les fournisseurs d'accès, et non par l'hébergeur ou l'éditeur du site. Une première. Décision d'ordre public Les arguments des FAI. Hadopi : Oui au filtrage. Ecrans - Les fournisseurs d'acc. Dimanche dernier, à l'occasion de l'ouverture de la 43ème édition du Midem à Cannes, la ministre de la Culture, Christine Albanel, a déclaré souhaiter la mise en œuvre «rapide» de la loi Création et Internet. Surtout, elle a appelé les fournisseurs d'accès à Internet «à anticiper dès à présent le traitement des requêtes qui lui seront adressées par la Haute Autorité et la mise en œuvre des mesures de suspension qu'elle pourrait décider, en adaptant si nécessaire leurs systèmes d'information» .

La ministre somme ainsi les FAI de tester et de mettre en place une infrastructure permettant le filtrage de contenus et l'identification des internautes. Une demande qui peut surprendre alors que le texte est encore à l'état de projet de loi. Aussi, on pouvait s'attendre à ce que les FAI réagissent, et communiquent sur le sujet. Pourtant, techniquement, il reste aujourd'hui un certain nombre de questions sur l'infrastructure qui va être adoptée.

Lire les réactions à cet article. Astrid GIRARDEAU. Ecrans - Wikipedia, victime collat. Filtrage et blocage abusifs, les cas s'accumulent. On ne parle pas ici de ce qui se passe en Chine ou Arabie Saoudite, mais bien dans nos contrées démocratiques. Le dernier site a en faire les frais : Wikipédia, et ses utilisateurs britanniques. Selon ZDNet , depuis le 5 décembre, la plupart des internautes anglais qui souhaitent modifier (éditer) des contenus de l'encyclopédie en ligne voient s'afficher ce message : «Wikipédia a été ajouté à la liste noire des sites Internet de la Internet Watch Foundation UK, et votre fournisseur d'accès Internet a décidé de bloquer une partie de votre accès. Malheureusement, cela rend également impossible pour nous de faire la distinction entre les différents utilisateurs, et de bloquer ceux qui abusent du site sans bloquer également les autres personnes innocentes.» Dans le cas présent, la demande vient de l' Internet Watch Foundation UK (IWF UK) qui a considéré une image hébergée par Wikipédia comme étant de la pornographie enfantine.

Cr. Navigateur anonyme - Surfer Anonymement. Sarkozy veut bloquer les. «Je souhaite que les fournisseurs d'accès bloquent les sites pédopornographiques et illégaux» a indiqué aujourd'hui le président Nicolas Sarkozy. Devant les médaillés de la famille et les associations familiales reçus à l'Elysée, le président a ainsi, rapporte l'AFP, dit souhaiter que les fournisseurs d'accès Internet (FAI) français bloquent une «liste noire» de sites.

Si «la vigilance parentale est la meilleure des garanties» pour protéger les enfants des «dangers d'Internet et des médias» , a indiqué Nicolas Sarkozy, «l'Etat peut vous aider.» Le président n'a cependant pas apporté de précision quant à ce qu'il entend par des sites «illégaux» . Il remet ainsi sur la table le sujet du filtrage d'Internet au nom de la lutte contre la pédopornographie. Ce texte reprenait les grandes lignes du rapport pour le filtrage des sites pédo-pornographiques , «Les enfants du Net III», remis deux semaines plutôt par le Forum des droits sur l’Internet (FDI). Sur le même sujet : Ecrans - Free ne veut pas filtrer sans r. Ecrans - Alliot-Marie veut filtrer le net, mais ne sait pas comm. Unnamed. Apprenant qu'il quittait son poste de président de FON France , nous avons contacté Jean-Bernard Magescas pour faire un bilan sur le développement de ce système de réseau sans fil communautaire en France.

Mais, avec la verve et le franc-parler qu'on lui connaît, il a surtout voulu nous faire partager son point de vue, et son inquiétude, sur l'actualité. D'abord sur le projet de loi Création et Internet actuellement examiné par l'Assemblée nationale, et au-delà sur les projets de régulation d'Internet et le futur de la culture. Quel bilan tirez-vous de FON France ? _ Bon. Quelle réalité ? _ Principalement des points techniques du côté des opérateurs. D'autres actualités ? _ On a signé un accord avec un deuxième fournisseur d'accès Internet (FAI). Mais on s'en fout, de nous ! On est dans un système où ne sait pas qui veut contrôler quoi, mais on ressent une menace.

Vous parlez de manque de conscience politique... _ Il n'y a pas de conscience politique de ce qui se passe techniquement. Unnamed. Filtrage : inefficacité et dérives.