Pour recruter, plus besoin de chefs : il y a des programmes informatiques. Steve Carell dans la série « The Office » (BC Television) Tout le monde a été confronté à l’épreuve de l’entretien d’embauche, l’angoisse au ventre et le CV à la main. Et nul n’ignore le drame inhérent au recrutement : au travailleur, la décision finale est toujours arbitraire ; pour l’employeur, elle est toujours synonyme d’incertitude.
Pourrait-on enfin palier tous ces inconvénients et confier ce pouvoir aux machines ? C’est ce que pensent de plus en plus de professionnels du management qui voient dans la montée en puissance du « big data » un moyen de mettre fin au règne de l’intuition et des préjugés. Bertrand Duperrin, consultant en business social, est l’un d’eux : « Avec le “big data”, on se base sur des faits. La rupture réside dans la capacité de traiter beaucoup plus de données, et en temps réel. Anticiper qui conviendra au poste, ou qui restera plusieurs années à un poste difficile. 80% de compatibilité avec le poste De la data, en veux-tu en voilà...
Rien de moins. Paye dématérialisée : ce que l'on ne vous a pas dit. Intérêt et mise en oeuvre du bulletin de paie électronique Sommaire : La loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d’allégement des procédures a modifié les articles L3243-2 et L3243-4 du code du travail. La nouvelle rédaction de l’article L3243-2 permet à l’employeur de remettre le bulletin de paie du salarié « sous forme électronique, dans des conditions de nature à garantir l'intégrité des données ». La dématérialisation des procédures et l’action écologique étant très à la mode, il était évident que le bulletin de paie devait se dématérialiser pour prendre une forme électronique. Que doit-on en penser ? I) L’accord préalable du salarié Même si le développement d’Internet est indéniable, il est aussi certain que beaucoup de personnes ne sont pas encore bien familiarisées avec cet outil.
Evidemment, l’accord de l’employé n’aura pas à être recueilli avant chaque bulletin de paie et pourra être obtenu pour une durée indéterminée. Ce n’est pas sûr. Les absurdités du marché du travail.
Train. Un DRH écœuré raconte les (sales) dessous de l'entreprise. Il parle des promotions arrangées, licenciements en sous-main et coups bas, et explique pourquoi il a changé de métier. Vous êtes-vous déjà demandé qui est cette personne qui vous suit comme votre ombre de votre entrée dans une entreprise à votre départ ? Celle qui établit votre contrat de travail, votre paie, et même votre licenciement ? Celle qui voit tout, de votre embauche à votre départ, qui sait presque tout sur votre vie privée, qui enregistre mariage et concubinage, divorce et séparation, qui connaît naissances et décès dans votre vie personnelle, qui voit vos comptes, vos soucis financiers, vos oppositions sur salaire, etc. ?
Cette personne est aussi – et c’est moins connu – « l’exécuteur » de la pensée du responsable du personnel ou l’adjoint du DRH, c’est-à-dire celui qui fait la « sale besogne », qui suit les décisions d’en haut. Ce salarié, je l’ai été pendant prés de dix-sept ans. Du recrutement jusqu’au départ, que de couleuvres à avaler ! CV bidonnés et piston à tout-va... La SNCF zappe SNCFUSA.com et fait condamner un étudiant. Gare de Lyon, à Paris, le 4 août 2008 (Audrey Cerdan/Rue89). Passionné par les trains, Benoît, 22 ans, étudiant à Sciences-Po Paris et ancien stagiaire d’une filiale de la SNCF, a acheté le nom de domaine SNCFUSA.com que la société de chemins de fer avait oublié de s’approprier.
Le tribunal de grande instance de Paris l’a condamné, le 29 octobre, à payer 25 000 euros à la SNCF pour atteinte à la marque et tromperie envers le consommateur. Rue89 a rencontré cet étudiant au look de jeune entrepreneur -à la tête du site LeMeilleurDuLowCost.fr- qui, motivé et sûr d’être dans son bon droit, compte se défendre tout seul en appel contre la SNCF. A la manière de David contre Goliath. Août 2008 : le stage de Benoît chez Rail Europe aux Etats-Unis Pour sa troisième année d’études, Benoît part faire un stage à l’étranger en août 2008. . « Je me rappelle encore de mon premier voyage, à 3 ans, dans un petit train régional qui reliait Cavaillon à Avignon. » Décembre 2009 : Benoît achète SNCFUSA.com.
La mondialisation amène-t-elle la paix. «L'effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes: si l'une a intérêt d'acheter, l'autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels» - Montesquieu, l'Esprit de Lois, 1748 Montesquieu a, en son temps, promu l'idée d'un «doux commerce», un commerce qui permettrait, par ses effets, de tempérer l'ardeur guerrière des hommes et de réduire voire empêcher les conflits militaires. Mais c'est aussi une idée moderne: l'Union européenne s'est construite sur ces bases. En développant la coopération et le commerce entre ses membres, l'idée était d'aboutir à un «plus jamais ça" après le second conflit mondial qui avait transformé le continent en champ de ruines. 50 ans plus tard, chaque pays européen commerce plus avec ses partenaires qu'avec le reste du monde et aucun conflit, à part celui des Balkans, n'est venu endeuiller à nouveau l'Europe.
Les statistiques de la guerre. Dans "Le Casse du Siècle", le journaliste américain Michael Lewis raconte l'histoire des petits malins qui ont parié sur la crise des subprimes pour se faire un bon gros tas de pognon. Stage France Telecom : "courbe du deuil" et casse du salarié. Un ancien directeur régional raconte le plan machiavélique de l'entreprise pour faire partir 22 000 personnes du groupe sans avoir à les licencier. C'était en 2006. La femme, cadre supérieure chez France Télécom, entre comme une fusée dans le bureau de son supérieur hiérarchique : « Je te préviens, ici, il n'y a ni micros ni caméras. Je suis mandatée au plus haut niveau pour te dire que tu n'as plus rien à attendre de l'entreprise.
On fera tout pour que tu partes, sinon, on te détruira ! » Puis elle sort du bureau, laissant son chef, Christian, halluciné. Il a 57 ans. Ce mois de septembre, cinq d'entre eux se sont encore donné la mort, portant à 58 le total des suicides depuis trois ans . « Selon nos patrons, on est trop nombreux ici » Christian se souvient du jour, en 2004, où 200 cadres et directeurs se sont retrouvés à Paris dans un amphithéâtre. . « Je vous préviens : les choses vont changer ! Le bon, il n'est plus là.
Voici la recette : on incitera des salariés à démissionner, Netflix lets its staff take as much holiday as they want, whenever they want – and it works. La SEC épingle les mensonges des agences de notation. L’affaire est largement passée inaperçue et c’est dommage. Mardi dernier, la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la bourse américaine, a publié, sur son site, un rapport qui établit ce que l’on soupçonnait depuis longtemps : les agences de notation, c’est du grand n’importe quoi et mieux vaut éviter de les croire si on ne veut pas y laisser des plumes. Certes, seule l’agence Moody’s est directement épinglée pour ses malversations, mais le rapport tire des leçons générales sur l’absence de sérieux des procédures de notation et la faiblesse des contrôles internes.
L’affaire est délicieuse et concerne un produit financier assez dément inventé par la banque néerlandaise ABN Amro qui n’a jamais été commercialisé aux États-Unis, les CPDO ou « constants proportion debt obligations ». Imperturbables , les agences de notation continuent à mettre le feu aux marchés, après avoir encouragé l’euphorie financière. Absence de sauvetage des banques irlandaises ? Produits chinois: pourquoi sont-ils si mauvais? (capture d'écran - dailymotion - NTDF français) J’ai retrouvé un texte de Paul Midler, fondateur et président de Chine Advantage, une entreprise qui offre des services d'externalisation et de gestion de la chaîne d'approvisionnement de sociétés américaines et européennes, datant de 2007 et qui résume bien la situation et les risques de la sous-traitance en Chine.
Il décrit ce qu’il appelle « l’estompage de la qualité » produit par « une habitude volontaire et secrète de l’accroissement des marges de profit grâce à une réduction de la qualité des matériaux utilisés ». L’article complet en anglais ici. Un des mes précédents article soulignaient l’impact de la crise sur la qualité des produits, cet article de 2007 (précise, donc), souligne, lui, l’impact qualité de la sous-traitance chinoise (mais je suis intimement persuadé que le problème n’est pas un problème uniquement chinois, mais bien un problème général de sous-traitance low-cost). Des origines profondes Le phénomène Du même auteur. A e. Et si l' conomie tait une science de droite? (Adam Tinworth-flickr-cc) Du même auteur La réforme de Luc Chatel prévoit des cours de sciences économiques et sociales et de gestion dès la seconde. Il s’agira d’enseignements d’exploration de 1h30 hebdomadaire au lieu d’une seule aujourd’hui.
L’élève choisira entre « sciences économiques et sociales » ou « économie appliquée et gestion ». Comment peut-il ne pas y avoir consensus !? Retrouvez l'Autre économie de Bernard Maris, sur France Inter. Ha ti : le FMI responsable mais pas coupable? Conseil d'administration du FMI - Wikimedia Commons - CC Après le séisme qui a ravagé l'île, le Tribunal Pénal International a décidé de prononcer un non-lieu à l'encontre du FMI et de la banque mondiale dans l'enquête sur la misère et la famine en Haïti.
En effet, d'après les enquêteurs, le tremblement de terre (qui succédait aux cyclones de 2008) a effacé toutes les traces du méfait. D'après un enquêteur, "les soupçons se portent maintenant sur la malédiction et la fatalité". Exit donc les accusations de dérégulation du marché et d'appauvrissement du pays à l'encontre du FMI. Les enquêteurs soupçonnaient notamment l'instance internationale d'avoir sciemment imposé à Haïti de baisser ses taxes aux frontières de 50% à 3%, provoquant l'invasion du riz américain moins cher et remettant en cause l'autosuffisance alimentaire. Du coton africain et à la faillite argentine Du même auteur C'est donc avec plaisir que les pays développés se lancent aujourd'hui au secours de Haïti.
Ces sociétés américaines où l'on travaille moins pour gagner plu. (De New York) Si vous appelez le studio new yorkais de Stefan Sagmeister en 2014, un message préenregistré vous répondra : « Bonjour, ici Sagmeister Inc . Nous réalisons actuellement des recherches pendant un an. Nous serons de retour en septembre. Merci de nous rappeler à ce moment-là. » Tous les sept ans depuis l'ouverture de son petit studio en 1993, le designer, qui a signé le « branding » des Rolling Stones, du Guggenheim Museum et de la chaîne de télévision HBO, s'offre une année sabbatique pour retrouver l'inspiration. Et tant pis s'il laisse ses clients en plan -l'insolent aurait refusé de dessiner un poster pour la campagne de Barack Obama-, il sait que c'est pour leur bien autant que le sien.
Plus de temps libre pour plus de productivité Il s'explique : « Au bout de sept ans, j'ai réalisé que mon travail commençait à s'uniformiser. Stefan Sagmeister croit aux vertus du « travailler moins pour gagner plus », et il n'est pas le seul. Sagmeister l'affirme : Il sourit :