"Chers élèves, méfiez-vous de certains enseignants..." En voilà un qui, à l'instar de De Gaulle en mai 1968, n'aime pas "la chienlit"... Dans un message de rentrée, le directeur de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Metz (Enim), Pierre Padilla, met en garde les élèves contre des profs qui voudraient les "endoctriner". Et leur demande de signaler toute tentative de "propagande" en cours... Pierre Padilla, à la tête de cette école publique depuis 1994, débute son courrier aux étudiants, le 30 août, de façon plutôt classique.
"Chers élèves... ". Puis il leur demande de se mettre au travail tout de suite et de bosser régulièrement. Les choses se corsent assez vite. "Le travail et la solidarité sont les valeurs premières", rappelle-t-il, avant de prévenir: "une Ecole d'ingénieurs forme les cadres de l'industrie et n'obéit pas aux mêmes actions qu'une Université". Laissons-lui maintenant la parole (les mots en gras sont de la rédaction) : La direction de l'ENIM peut également vous aider dans la mesure où vous l'informez sur vos difficultés.
Censure d'un spectacle parodiant les discours de Sarkozy. En Rhône-Alpes, la Drac (Direction régionale aux affaires culturelles) craint le crime de lèse-Sarkozy. Un de ses agents a fait du chantage aux subventions à une association grenobloise qui organise un festival de théâtre de rue depuis dix ans. Festiv’arts ne dépend pas à l’année des subventions publiques. Mais l’association, qui prépare la dixième édition de son festival pour avril, avait répondu à un appel d’offre du ministère de la Culture dans le but de financer un festival off consacré aux jeux de mots.
Cet événement aurait rejoint la programmation officielle de la Semaine de la francophonie. Lorsque Festiv’arts envoie son budget prévisionnel fin décembre, la Drac Rhône-Alpes promet de s’engager à hauteur de 3 000 euros. L’occasion – « alors que c’est de plus en plus rare » – de financer une vingtaine de personnes et de rémunérer tous les artistes et les techniciens avec des cachets de plus de 75 euros, résume Auriane Faure, l’organisatrice. Pour la Drac, « un objet non-identifié » Le gardien des AOC revendique une marque « incontrôlable » Aïe aïe aïe ! On dirait que le lien sur lequel vous avez cliqué n’était pas très frais. Ou bien nous avons déménagé une de nos pages un peu brutalement. Ou alors Pierre Haski a encore cassé un truc en voulant réparer le site avec son marteau. Mais maintenant que vous êtes là, profitez-en pour faire un tour sur notre page d’accueil ou bien sur l’un de nos sites thématiques (Rue69, Rue89 Culture, Rue89 Sport).
Outrage au drapeau : notre liberté a expiré vendredi à minuit. Le gouvernement, qui n’a visiblement rien de mieux à faire de ses journées (Quelle crise ? Quelles affaires ? Où ça, une guerre en Afghanistan ?) A décidé ce vendredi de rétablir une infraction de blasphème. Le décret n°2010-835 du 21 juillet 2010 relatif à l’incrimination de l’outrage au drapeau tricolore est publié ce vendredi au JO, et incrimine d’une contravention de cinquième classe (1 500 euros d’amende max, 3 000 euros en cas de récidive) le fait, lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore : de détruire celui-ci, le détériorer ou l’utiliser de manière dégradante, dans un lieu public ou ouvert au public ; pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives à leur commission.
Déjà une loi de circonstance pour « La Marseillaise » Avec l’efficacité que l’on sait. Que faire face à cela ? En cas de poursuites, la Cour européenne. Jacques S. EDF mis en examen dans l'affaire d'espionnage de Greenpeace - Li. Le groupe EDF a été mis en examen mercredi à Nanterre par le juge d'instruction en charge de l'affaire d'espionnage informatique présumé de Greenpeace, a annoncé l'avocat d'EDF, Me Alexis Gublin. L'entreprise a été mise en examen pour «complicité et recel d'intrusion frauduleuse dans un système de traitement automatisé», a-t-il précisé.
Interrogé par l'AFP, le parquet de Nanterre a indiqué que cette mise en examen ne figurait pas à l'heure actuelle au dossier. «Le juge d’instruction, revenant sur sa décision du 25 juin dernier -confirmant le statut de témoin assisté d'EDF- a souhaité mettre en examen l'entreprise, sans qu’aucun élément nouveau ne soit intervenu depuis la dernière audition», a expliqué à l'AFP Me Alexis Gublin. «EDF conteste cette décision, qui à ce stade ne préjuge en rien de la responsabilité de l'entreprise, et va engager un recours en demandant l'annulation devant la Chambre de l'Instruction», a-t-il ajouté. (Source AFP)