Islande et la crise

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L'Islande et sa gestion de "la crise" L'Islande et sa gestion de "la crise" En Islande, on s’attaque aux banksters ! L’Islande a annoncé qu’elle allait inculper plusieurs anciens cadres et dirigeants, dont le patron, de son ex-plus grande banque, Kaupthing, pour des fraudes qui ont dissimulé la mauvaise santé de l’établissement avant sa faillite en 2008.

En Islande, on s’attaque aux banksters !

Le procureur spécial Olafur Thor Hauksson a indiqué à l’AFP qu’il lancerait les poursuites le 24 avril contre Heidar Mar Sigurdsson et huit autres anciens responsables de la banque. Leur procès s’il a lieu pourrait durer "jusqu’à un an", a expliqué M. Hauksson. Il sera accusé d’avoir acheté des actions de Kaupthing grâce à un prêt de la banque, qu’il avait fait ensuite acheter par sa propre holding pour 572 millions de couronnes (3,6 millions d’euros actuellement), faisant grimper artificiellement le cours de Bourse. M. Les Islandais veulent nationaliser une partie de leurs ressources naturelles. L'Islande, qui avait déjà surpris en disant "non" au renflouement de ses banques par l'État, continue sa révolution tranquille.

Les Islandais veulent nationaliser une partie de leurs ressources naturelles

Très durement touchée par la crise de 2008, elle est désormais en pleine reprise économique. Et ce week end, l'Île qui compte un peu moins de 320.000 habitants, a voté à 68,3% en faveur d'un nouveau projet de constitution soumis à référendum populaire. Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Charlotte Chabas En Islande, les résultats décevants de l'équipe de football nationale déclenchent décidément bien plus de passions que les élections.

Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"

Avec peu d'enthousiasme, les quelque 320 000 habitants de cette petite île perdue au milieu des eaux froides de l'Atlantique Nord avaient réélu en juin leur président, Olafur Ragnar Grimsson. Cette fois, c'est dans une indifférence générale qu'ils doivent se prononcer, samedi 20 octobre, sur une nouvelle Constitution. Le scrutin est pourtant historique, dans cette petite démocratie parlementaire où la loi fondamentale, adoptée à la hâte en 1944 après l'indépendance de l'île, reste calquée sur celle du Danemark.

Le nouveau texte proposé au référendum est d'autant plus novateur qu'il a été rédigé par un groupe de vingt-cinq "gens ordinaires", représentants de la société civile, directement élus en 2010 par et parmi le peuple. Référendum consultatif pour une nouvelle Constitution: les Islandais disent massivement «oui» - Islande. Les deux tiers des Islandais soutiennent le projet de nouvelle Constitution, selon les premiers résultats du référendum consultatif organisé samedi.

Référendum consultatif pour une nouvelle Constitution: les Islandais disent massivement «oui» - Islande

Un exercice de démocratie directe sans précédent, qui conforte le gouvernement de Johanna Sigurdardottir. Johanna Sigurdardottir peut être satisfaite. Le projet de nouvelle Constitution encouragé par son gouvernement est en bonne voie. Les Islandais devaient aussi se prononcer sur la possibilité d’organiser des référendums d'initiative citoyenne et sur le mode de scrutin. Le « oui » est massif, même si les électeurs étaient moins nombreux à se rendre aux urnes qu'au cours du précédent référendum. Pourquoi les médias traditionnels sont-ils restés aussi discrets à pro.

Comment se fait-il que nous soyons constamment tenus informés de ce qui se passe en Egypte, mais pas en Islande ? Se demande iReport, le site du citizen journalism de CNN. Il propose la réponse suivante : parce que ce qui s’est passé en Islande pourrait inspirer les citoyens européens et américains. Pendant que l'Europe continue de sombrer, l'Islande renaît de ses cend. Alors que les autres pays européens se débattent dans les difficultés, l’Islande s’en sort de façon tout à fait honorable, rappelle le New York Times.

Elle a remboursé en avance une grande partie de ses dettes. Son taux de chômage frôle désormais les 6%, et il continue de baisser. A documentary film by Miguel Marques. L'Islande est le seul pays qui a tourné le dos aux banques et qui a ga. Le FMI a émis un communiqué de presse cette semaine pour indiquer que l'Islande lui avait remboursé en avance 443,4 millions de dollars, soit un cinquième de la somme que le pays lui avait emprunté (2,15 milliards de dollars).

L'Islande est le seul pays qui a tourné le dos aux banques et qui a ga

L’échéance initiale de cette somme était en 2013, selon les termes de l’accord de prêt. Il y a deux précédents, désormais, écrit le blog américain financier Zéro Hedge, l’Islande qui a s’est déconnectée du système international, et la Grèce, "contente d’elle-même et qui se condamne à l’esclavage de la dette, en continuant de remettre volontairement chacun de ses biens aux vampires de l'oligarchie bancaire en échange de la seule adhésion à un club voué à l’échec, sous la menace constante du feu et du soufre si elle ose se séparer de ses parasites monétaires (et où le taux de chômage gagne 3% en un trimestre) ».

L’ex-Premier ministre jugé pour son rôle dans la crise. "ISLANDE FERA LE TRIPLE DE LA CROISSANCE DE L’UE EN 2012" par Cesar Perez Navarro. Osons le dire Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (1,5%).

"ISLANDE FERA LE TRIPLE DE LA CROISSANCE DE L’UE EN 2012" par Cesar Perez Navarro

Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise. Traduction : Bernard Rioux. Islande: cap sur une nouvelle constitution. La «révolution islandaise» poursuit sa route.

Islande: cap sur une nouvelle constitution

Après un démarrage difficile, les 25 citoyens élus en novembre 2010 pour écrire une nouvelle constitution de leur pays, ont finalement rendu leur copie dans l'été. Les 114 articles du texte, dévoilés fin juillet, et qui viennent d'être traduits en anglais (télécharger le document ici), pourraient être soumis à référendum à l'automne. Islande, une Constitution citoyenne. Touchée par la crise en 2008, l’Islande a entrepris de revoir sa constitution pour revoir non seulement l’organisation des pouvoirs législatifs et exécutifs, mais aussi les piliers de l’infrastructure administrative islandaise.

Islande, une Constitution citoyenne

La nouvelle constitution islandaise –la présente constitution étant inspirée de la constitution danoise, dont dépendait l’Islande jusqu’en 1944-, actuellement en cours de vote au Parlement, devrait permettre au pays de sortir d’une crise qui l’a durement impactée : c’est du moins l’espoir des citoyens islandais. Dès 2008 en effet, l’Islande est touchée de plein fouet, par la crise des subprimes : la dette publique passe de 23.2% du PIB en 2007 à 81.3% du PIB en 2010, le taux de chômage est multiplié par 3 sur la même période (2,3% en 2007 à 7.7% en 2010)[1].

Le 10 mai 2009, un nouveau gouvernement est formé issu d’une alliance entre les sociaux-démocrates et le mouvement écologique. L’Islande est notre Utopie moderne. Reflets du lac de Tjornin à Reykjavik, Islande.

L’Islande est notre Utopie moderne

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol. Comme l’écrivait Oscar Wilde, une carte sans l’île d’Utopie n’est pas digne d’un regard. Or l’Islande est passée du statut d’enfant chéri du capitalisme tardif à un projet de démocratie réelle, ce qui laisse à penser qu’une carte sans Utopie est non seulement indigne de notre regard, mais qu’en outre elle est mensongère.

Le phare d’Utopie, que les marchés le veuillent ou non, à commencé à émettre des signaux d’alerte ténus vers le reste de l’Europe. L’Islande n’est pas Utopie. Crise financière : juger les responsables ? L’ancien Premier ministre islandais Geir Haarde (au centre), avec son avocat (à gauche) au tribunal de Reykjavik, le 5 mars 2012.

Crise financière : juger les responsables ?

Le procès de l'ancien Premier ministre islandais s’est ouvert le 5 mars. Geir Haarde est accusé de ne pas avoir su répondre à la crise financière qui frappé son pays en 2008. Faut-il suivre cet exemple dans d’autres pays ?