Les rats du professeur Séralini ont fait le tour du monde. Durant deux ans, le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe de chercheurs ont mené leur étude de toxicité du maïs OGM sur 200 rats, certains présentant d'impressionnantes tumeurs. La semaine dernière, Gilles-Eric Séralini s'est offert un break. La divulgation, le 16 septembre, dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology des résultats de son étude sur la toxicité d'un maïs OGM, avec des rats porteurs de tumeurs aussi grosses qu'une balle de ping-pong, a fait l'effet d'une bombe. « Les réactions à travers le monde ont été très fortes », souligne-t-il.
Depuis, en dépit du soutien de 160 scientifiques « du monde entier », ce professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen essuie également un feu nourri de critiques sur la validité de son expérience. Mercredi, à l'invitation du collectif Vigilance OGM 86, il sera à Poitiers pour une conférence sur les polluants chimiques mais n'esquivera aucune question, promet-il.
Ce qui est important, c'est le débat. Repères. OGM : merci, monsieur Séralini ! 11 octobre 2012 Je connais un peu Gilles-Éric Séralini : c’est un scientifique, un vrai. Un chercheur en biologie. Un homme moral et un citoyen préoccupé non seulement par les mystères de la génétique, mais par l’évaluation de ce que la science ajoute – ou retranche – à la qualité de nos vies. Nous avons un ami commun : Jean-Marie Pelt, botaniste, pharmacologue, écologiste de la première heure et (c’est rare qu’on puisse ainsi l’écrire !) Homme bon. Séralini et Pelt ont publié un livre ensemble : (Flammarion, 2006). Gilles-Éric Séralini travaille sur les OGM (les organismes génétiquement modifiés), leurs pompes, leurs avantages supposés, leurs à peu-près inquiétants et leurs dangers probables. On a voulu se débarrasser de Séralini, on l’a pris pour cible, on a coupé une bonne partie des crédits de son laboratoire, on a torpillé ses recherches, on a ravagé sa carrière. Séralini s’est entêté.
Dira-t-on : « Un partout ? De nouvelles expériences auront lieu. OGM : Séralini reçoit le soutien de chercheurs internationaux. Le site d’information "Independent Science News" a décidé de prendre part au débat sur les OGM. Le 2 octobre, il a publié une "lettre ouverte" de soutien au chercheur français Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude sur la toxicité du maïs OGM NK 603 sur les rats, qui a déclenché une vive polémique dans la communauté scientifique et les médias.
Le texte, intitulé "Séralini et la science", rédigé par sept chercheurs internationaux, signé par une vingtaine d’autres et traduit en français, profite de l’affaire Séralini pour pointer les nombreux obstacles auxquels se heurtent les scientifiques qui souhaitent mener des études indépendantes, dès lors que d'importants intérêts économiques entrent en jeu.
"L'étude de Séralini et l'attention médiatique qui en résulte font ressortir des difficultés fondamentales qui se posent à la science dans un monde de plus en plus dominé par l'influence des grandes sociétés". Parmi les "difficultés fondamentales" pointées : Toxicité des OGM et autres scandales sanitaires : le Sénat a les cartes en mains… La Fondation Sciences Citoyennes réclame depuis sa création une loi sur l’alerte et la déontologie de l’expertise. L’étude du Pr Séralini et de son équipe et les doutes qui n’ont pas tardé à fuser montrent qu’elle est plus que jamais indispensable. Dans un communiqué envoyé à la presse le 24 septembre 2012, la FSC demande aux sénateurs de prendre leurs responsabilités sur la question puisqu’une proposition de loi existe et doit passer devant le Sénat prochainement. Communiqué de la Fondation Sciences Citoyennes Et si le cas du lanceur d’alerte Gilles-Éric Séralini permettait l’adoption d’une loi devenue impérative pour mettre en œuvre le principe de précaution ?
Le Sénat devrait prochainement examiner une proposition de loi couvrant à la fois la protection des lanceurs d’alerte et la déontologie de l’expertise. Cette dernière repose largement sur les travaux de la Fondation Sciences Citoyennes. En défense des lanceurs d’alerte. Cette tribune a été publiée sur le site Mediapart le 27/09/2012. Qui est-il ? D’où vient-il ? Formidable héros des temps nouveaux, l’expert est l’incarnation de la vérité ou, a minima, de la vérité de l’instant. Au tribunal ou dans les médias, il donne un avis supposé être détaché de tout intérêt extérieur, qu’il soit financier, industriel, idéologique ou politique.
Et les réactions à l’étude sur la toxicité d’un maïs génétiquement modifié et d’un pesticide publiée par le Pr Gilles-Éric Séralini et son équipe le 19 septembre dernier sont là pour nous le rappeler. Pourquoi donc allumer des contre-feux avant même la vérification des résultats scientifiques (dont, rappelons-le, l’évaluation a été réalisée par des pairs pour la revue Food and Chemical Toxicology, comme pour toute revue scientifique à comité de lecture) ? OGM : qui est Gilles-Eric Séralini, l'auteur de l'étude ? Il est l'homme par qui le scandale arrive. Celui qui lance aujourd'hui une bombe contre les OGM : après deux ans de travaux menés dans la plus grande confidentialité avec une équipe de chercheurs de son laboratoire de Caen sur 200 rats nourris au maïs transgénique, Gilles-Eric Séralini démontre que même à faible dose, l'OGM est lourdement toxique pour les rats. Les résultats de son étude sont à lire dans "Le nouvel Observateur" du 20 septembre, et dans un livre, "Tous cobayes !
", qui paraîtra en librairie le 26 septembre (Flammarion). Professeur à l'Université de Caen en biologie moléculaire, spécialiste des effets des OGM agricoles, pesticides et différents polluants sur la santé, Gilles-Eric Séralini a été membre, en tant qu'expert, de deux commissions gouvernementales chargée d'évaluer les OGM avant et après leur commercialisation : la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) et le Comité de Biovigilance. L'un des premiers à alerter sur les risques Une figure controversée. Etude OGM : l'hyper médiatisation après deux ans de secret.
OGM : Gilles-Eric Séralini, un scientifique engagé et critiqué. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Hervé Kempf Si un mot doit résumer Gilles-Eric Séralini, c'est celui de ténacité. Depuis que ce chercheur a voué son activité scientifique à l'étude des effets des aliments transgéniques et du pesticide Roundup sur les êtres vivants, il n'a pas dévié d'un pouce, malgré le faible soutien de son institution de recherche et plusieurs polémiques. Né en 1960, il étudie la biochimie et la biologie moléculaire et devient professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen en 1991.
Il aurait pu mener une vie tranquille, attaché à l'étude du système hormonal. Mais il "rencontre" les OGM en 1997 et signe l'appel lancé par le botaniste Jean-Marie Pelt, qui demande, au nom du principe de précaution, un moratoire sur les cultures transgéniques, le temps d'en évaluer les risques. M. Le chercheur anti-OGM Séralini remporte son procès en diffamation | Rue89 Planète. Un militant Greenpeace installe des pancartes anti-OGM, à Bruxelles le 24 novembre 2008 (Thierry Roge/Reuters). L’honneur de Gilles-Eric Séralini, chercheur anti-OGM, est lavé. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé qu’il avait été diffamé par l’Association française des biotechnologies végétales qui l’accusait d’être un « marchand de peur ».
Son président, Marc Fellous, est condamné à 1 euro de dommages et intérêts. « Quand un lanceur d’alerte passe de la défensive à l’offensive, ça porte ses fruits », s’est félicitée son avocate Corinne Lepage. (De nos archives) Accusé d’être un « marchand de peur » par l’association française des biotechnologies végétales, il avait pris l’initiative de poursuivre en diffamation l’auteur de ces propos, un professeur de génétique.
Compte-rendu d’une audience où deux conceptions de la science et de l’indépendance se sont affrontées. Une campagne de dénigrement ? Devant le juge, son avocat Bernard Darteville clame : L’indépendance, un mot dépassé ?