Le buzzer, c'est pas lui. Un peu primaire. Le premier débat entre les prétendants du PS à la succession du Lider Minimo est derrière nous. Cet exercice à peu près unique en France devait permettre aux 6 candidats de décliner à leur manière un programme déjà élaboré, d’y ajouter une touche personnelle, d’y apporter la force de leurs convictions. Après presque 3 heures de présentation et d’échanges convenus, mon impression est un peu mitigée.
Un seul personnage a crevé l’écran : David Pujadas pour le format de l’émission, impropre à un vrai débat, et la pertinence de ses questions, passant sans cesse à côté des vrais problèmes de société. Bien préparé devant mon poste, comme pour un match de l’OL, avec en réserve la même limonade que celle servie au KdB, je n’avais aucun a-priori sur les personnalités en présence, sauf peut-être concernant Manuel Valls, aucun favori, aucun poulain à pousser. Un Président, c’est évidemment un programme (malgré ce qu’en dit Nicolas), mais c’est surtout une personnalité. Qui en a, des tee-shirts Balladur ? En matière d’affaire, la période est faste. Il en tombe de tous les côtés, et les nombreux pare-feux présidentiels se percent de toutes part. La fin de règne va être pénible.
La dernière pépite du moment est la mise au jour d’un document exhumé par le juge Van Rumbeke permettant à priori de faire un lien entre le contrat des frégates saoudiennes et le financement de la campagne électorale d’Édouard Balladur. Une somme de 10 millions de francs devait être versée à titre d’acompte avant… le 1er tour de l’élection présidentielle de 1995. Or, assez bizarrement, le jour du paiement par l’Arabie Saoudite, on trouve un versement d’un montant identique sur le compte de financement de la campagne éléctorale du premier Ministre d’à l’époque. Argument imparable. J’aime le discours de Montebourg. Edit du 1er octobre : Urielle, dans les commentaires, a publié l’adresse d’une petite annonce où l’objet du désir est visible.
Petit débat entre amis. Quelque chose a changé dans le microcosme politique français, et le Parti Socialiste démontre, avec l’organisation de ces débats, son changement radical de posture. L’exercice avait pourtant tout d’une magistrale peau de banane, mais personne n’a glissé. Mieux, il s’en est dégagé une certaine sérénité, un sens des responsabilités et de la mesure, bien loin des accusations de promesses démagogiques déjà aboyées par l’UMP, bien loin aussi de l’image renvoyé par le gouvernement actuel, englué dans les «affaires».
Peu de monde aura assisté à la prestation des 6 candidats, faute d’un horaire curieux et d’un canal de diffusion marginal. Sans rire, il y a des gens qui travaillent… Mais il faut aussi l’avouer, pour la plupart des personnes concernés par cette primaire, les choix sont déjà faits. Je n’ai toujours pas de favori déclaré pour cette primaire. Dans son ensemble le débat a été de meilleure facture que le précédent. Après les sénatoriales, ça commence vraiment à sentir bon. Téléphone maison... Il ne reste que quelques heures avant le second débat rassemblant sur itélé les 6 candidats à la primaire du parti Socialiste. C’est plus qu’il n’en faut pour faire un billet léger, et répondre aux copains comme le jeune Papa Faucon, récemment passé à la Comete, qui demande aussi à Lolobobo, El Camino, Juju de Sète et Homer quelles sont leurs 11 applications smartphone préférées.
Demain, on repassera sur des sujets lourds… Ma liste sera très vite faite parce que je ne dispose pas d’un smartphone mais d’un appareil simple dont la fonction principale et unique est de téléphoner quand la batterie de l’appareil me le permet. J’ai évité les options parfois très pointues telles fer à repasser, canne à pêche télescopique, péniche volante, capote anglaise ou poste à galène. La fonction décapsuleur se serait vraiment révélé utile, mais elle figure déjà sur mon couteau suisse qui ne me quitte jamais, prend moins de place, et dont la sonnerie ne me dérange jamais… Ils le disent mieux que moi : Valeurs de gauche. La bataille sous les lambris vernis et les dorures est gagnée.
Une autre, moins luxueuse mais tout aussi essentielle, se joue dans la rue : le monde enseignant est en grêve et bat le pavé pour exprimer, une fois de plus, son mal-être, et alerter sur les coups de bâton qu’il reçoit régulièrement dans les jambes. Difficile ainsi d’exercer pleinement et sereinement une mission d’importance : instruire et préparer la jeunesse, les forces futures du pays au monde qui l’entoure. Impossible aujourd’hui d’ignorer la déliquescence du système éducatif français. Je ne suis pas prof, et leur quotidien professionnel m’échappe un peu. Je sais par contre qu’être enseignant ne s’improvise pas, c’est un métier. Mais pas besoin d’être devin pour constater le glissement continuel et la dégradation constante des moyens et des programmes de l’Education Nationale.
Le temps n’est plus aux discours syndicaux mobilisateurs annonçant l’apocalypse en cas d’inaction. Moi, j’irai. La machine à perdre. L’actualité est monopolisée par un évènement historique qui n’aurait jamais dû voir le jour. En effet, la Vème République, conçue sur mesure par un très grand Général, voit la chambre haute, le Sénat, changer de couleur. Cette vénérable institution, maison de retraite pour politiciens usés, était censée apporter au pouvoir législatif la stabilité et la sagesse qui manque parfois aux pensionnaires du Palais Bourbon… En soi, le changement de majorité, si elle se confirme lundi 3 octobre lors de l’élection de son Président, n’est pas une révolution, en rien ne va vraiment changer.
Mais quand même… Même Jean-Pierre Raffarin, fidèle parmi les fidèles du Nain Compétent, a commenté la sanction, percevant «une poussée de la gauche». Mais l’ours mal léché, s’il a pris un sérieux coup entre les oreilles, n’est pas mort, et vendre sa peau actuellement serait une terrible erreur. C’est pas le moment de lâcher, courage… Revolving à deux balles. J’ai reçu hier dans ma boite aux lettres un courrier me proposant d’assouvir immédiatement toutes mes envies. Par les temps qui courent et la sinistrose permanente, la chose est résolument attrayante. Mais pour être honnête, ce genre de sollicitation est fréquente, un peu trop même, pour l’être vraiment. Il s’agit en fait d’un courrier me proposant d’emprunter pour financer mes coups de cœur sans contraintes, sans justificatifs, sans aucun garde-fou, à un taux imbattable de… 21,14%. Cela me rappelle une chaîne qu’a lancé un jeune marié sur la question de nationaliser le crédit à la consommation aux particuliers, au moins pour les petits prêts de 3000 euros ou moins, avec un taux spécifique et social, et qui n’a pas obtenu beaucoup de réponses.
Etaient tagués Variae, Carnet de notes de Yann Savidan, Le Blog de Gabale, A perdre la raison, Bah ! Il y a quelques temps, j’ai eu recours à ce genre d’arnaque de prêt, ma banque n’étant à l’époque pas habilité à en proposer. En boule. Je crois bien que je vais finir la semaine à répondre aux innombrables chaînes qui fleurissent actuellement dans les blogs des copains.
Pouf, pouf, pouf, une main innocente (pas celle de DSQ) sort du chapeau la question lancée par… un twit d’Agnès et relayée par l’abonné de la Comête, à savoir quelles sont les 10 raisons majeures qui me plongeront à coup sûr dans une colère noire : 1- L’expression de la mauvaise foi caractérisée, à la mode des répliques habituelles de Copé, Morano, et autres clowns de l’UMP. La dernière en date sur l’ «allégeance aux armes» en est une illustration cinglante. Mais comment des gens à priori intelligents peuvent-ils se laisser aller à ce point dans l’hypocrisie et la bêtise ? Sont-ils tant à cours d’arguments pour faire passer leur idéologie, et se livrer à une telle escalade ? Au début, c’est rigolo, mais au bout d’un moment, ça lasse. 2- L’injustice. 3- Après ceux qui ne vont pas voter. 9- Quand on me rappelle que je dois téléphoner à ma mère. Salauds de pauvres. Impossible de faire un billet hier, trop occupé à livrer à Alter-Conso un outil informatique pour gérer sa distribution de paniers agricoles en local et en circuit court sur 14 lieux de l’agglomération lyonnaise.
Comme les AMAP, jardins collectifs et autres coopératives de consommation, cette SCIC milite pour limiter les transports et réduire l’utilisation d’emballages, soutient l’agriculture locale paysanne, raisonnée, biologique, et cherche à développer le lien social entre ville et campagne… Le système fonctionne bien, producteurs et consommateurs s’y retrouvent, avec des produits de qualité et une convivialité appréciable. Mais dans le même temps, j’apprends que, sous la pression de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche, des Pays-Bas et de la République Tchèque, l’Union Européenne remet en question le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) créé en 1987 notamment grâce à l’action de Coluche au sein de ses Restos du Coeur. C'est ma rentrée. Assis à la terrasse du Café de la Mairie du 1er arrondissement de Lyon, je fais ma rentrée. J’observe, amusé, le défilé bigarré de cartables neufs et de besaces faussement usagées.
Certaines mines sont déjà défaites : les vacances sont bien finies. Je profite des derniers instants. Je ne reprends le boulot que dans 3 jours. Même sans être parti, les vacances m’ont été profitables, à prendre son temps, à boire un coup avec des blogueurs, à faire les choses lentement, à ne faire que ce que l’on veut. Parfois, j’ai croisé un clavier, plus par habitude que par besoin, pour lire quelques billets des copains qui ne se sont pas arrêtés. Parmi le peu que j’ai lu, mon coup de cœur mensuel est allé à Babelouest qui nous rappelle de passer à la banque, au grandiose queutard enchainé d’Euterpe, et le pouvoir sans le Pouvoir de Vogelsong. Et vivement que MHPA remonte son blog, sinon il va manquer grave ! Premier hors-jeu. Elle est poubelle la vie ? Règle d'Or. J’ai passé mon billet de vendredi à la poubelle : inutile de publier une diatribe de plus sur un homme politique pris la main dans le pot de confiture.
Mais les événements se succèdent comme les perles sur un collier, toutes quasi identiques mais imperceptiblement différentes les unes des autres. Chaque jour apporte son lot écoeurant d’affaires et portent sur des unités de grandeurs hors de l’entendement pour le citoyen lambda. Inutile aussi de se lancer dans un inventaire à la Prévert. On y trouve des protagonistes tous bords, un coup de masse à droite succède presque toujours à un dézingage à gauche, et inversement.
Chaque nouvelle campagne électorale voit les prétendants rivaliser en circonvolution sur le thème de leur probité, sur le respect des institutions et des règles. Personne ne l’ignore, dans la vraie vie, un homme accusé du seul chef d’association de malfaiteur perd immédiatement son boulot et va séjourner en zonzon sans alternative.