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Mai 2011

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Le pavé des blogueurs. Ca roule... La fin d'un monde. Parler de fin du monde après un KdB, c’est un peu antinomique. Mais c’est sur ce sujet, que faire dans les 12 heures précédant l’apocalypse, que je suis tagué par Romain tout comme Manoz, Menilmuche, Le Faucon, Yann, le Coucou, Briavel, Vallenain, Stef, Nicolas, Sarkofrance, Bembelly, Corto, Marc Vasseur, Océane, Manue, Florent, Quartier Citoyen, Camille, Sasa, Slovar, El Camino, Homer, Pensées de ronde, Superno, Mrs Clooney, Cui Cui, Gael, Camille et Karim, tous autant que moi assez perplexe sur la question, mais certains s’en sont bien tirés… Mine de rien, on s’en sort bien. On y a déjà échappé le 11 août 1999, et le monde a visiblement survécu à un terrible tremblement de terre qui aurait dû intervenir dimanche 22 mai à 3 heures du matin… Harold Camping, et avant lui Paco Rabanne, Gilbert Bourdin et quelques autres illuminés, est le dernier annonciateur en date d’un tel phénomène.

On annonce déjà ici ou là de nouvelles dates officielles de fin du monde. J’en ai retenu aucune. 1ère bougie. Ce jour est incontestablement très particulier : le blog alter-oueb souffle sa première bougie. L’aventure a commencé le 12 mai 2010 après quelques hésitations et un peu d’appréhension, et ma motivation, ce besoin d’expression depuis cette date n’a pas changé. 117 billets plus tard, l’expérience est pour moi plus que concluante : 98 commentaires, entre 100 et 150 visiteurs par jour. Certains vont trouver ces chiffres franchement ridicules. Mais je m’en suis déjà expliqué, les chiffres, les classements n’ont que très peu de signification pour moi, cela ne flatte que les égos.

L’essentiel n’est évidemment pas là. L’essentiel, c’est la pluralité des expressions, c’est de confronter mon ressenti des choses avec les avis et les réactions d’autres gens,de différents horizons, de sensibilités diverses et variées. Mais la soirée, dans son contenu strict, m’a laissé un peu sur ma faim. On n’a pas entendu les blogueurs. Et mai sera joli, ce n’est pas qu’un dicton. Un autre mai 1981. 30 ans déjà ! C’est ainsi que Melclalex interpelle la blogosphère. Cela fait déjà 30 ans. Un certain 10 mai 1981, à 20 heures, une clameur inédite a retenti. Point de coupe du monde de foot ou de Lady Gaga à l’horizon, juste une renaissance, juste la simple sensation que les petites gens allaient enfin exister.

Un vrai changement. Le 10 mai 1981, j’avais 18 ans. J’avais voté pour la première fois. Le 10 mai 1981, je travaillais depuis 6 mois au salaire minimum d’alors, et commençais à avoir une petite idée de la manière dont le monde fonctionnait. J’ai évolué, moi aussi, dans ma perception des choses en France, en Europe et dans le monde. J’attends impatiemment le 6 mai 2012. Mais ou va t'on ? J’ai été tagué sur un sujet casse-gueule, de ceux qui peuvent produire toutes sortes d’interprétations et autant de réactions parfois violentes. La peau de banane vient de Bembelly. Je vais cependant y répondre bien que d’ordinaire, je cherche toujours à me démarquer de l’actualité immédiate. Je suis blogueur amateur et de surcroit non influent, pas journaliste. Mais le sujet est majeur, primordial même, dans une société en pleine mutation, avec au loin, une échéance électorale déterminante.

Donc, c’est une nouvelle affaire qui secoue autant le milieu sportif que politique. On relate par média controversé interposé, les propos tenus lors d’une réunion de la Direction Technique Nationale (DTN) de la Fédération Française de Football (FFF), dont les protagonistes sont des personnalités…On y parle de la formation de jeunes footballeurs prometteurs, mais on y parle aussi de couleur de peau, et immanquablement de quotas. Comment cela va t-il évoluer encore ? Ca doit changer, et vite. Jusqu’à présent, je n’en avais jamais parlé. Le sujet, pour moi, était toujours secondaire, pas vraiment important alors que dans la presse, il arrive très souvent dans les premiers titres. En tant que lyonnais, et ancien pratiquant assidu de ce sport, impossible de ne pas parler de la situation du club phare du coin, longtemps et copieusement dominateur du football hexagonal en ce début de siècle.

Depuis 3 ans, ce qui a été construit avec patience et ténacité depuis 1987 quand l’Olympique Lyonnais végétait en 2ème division, cette savante alchimie entre le sport, la finance, le spectacle et toutes leurs spécificités respectives, tout est en passe d’être balayé… En 1987 donc, j’usais déjà occasionnellement mes fonds de culotte sur les banquettes en bois de la tribune Jean Bouin. Bien plus tard, avec mon fils, j’y étais toujours, mais comme abonné, à suivre une épopée mémorable et un spectacle exceptionnel. Quelle importance, en somme ? Le sport peut provoquer beaucoup de joie. Je vous aime tous, la vie est belle. J’apprends cette nouvelle à l’instant. Elle m’a figé : Patrick Roy a quitté ce monde, victime d’une longue maladie. J’en chialerais presque, bien que je ne le connaisse que par ce qu’en dit la presse. Mais l’homme à la veste rouge me plait. Il m’est impossible d’en parler autrement qu’au présent.

«Face à la mort redoutée, il y a la vie espérée. Merci Patrick, et bon voyage… Je ne rêve plus de pommes. L’actualité politique du moment me gave. On ne fait que discuter des frasques de personnalités finalement insignifiantes en oubliant les vrais problèmes des petites gens, comme notamment celui du prix de l’énergie qui ne fait que monter même quand celui de la matière première baisse… Donc je vais parler d’autre chose.

Ce week-end, une fois n’est pas coutume, j’accompagnais mes enfants dans le grand temple de la consommation moderne qu’est le centre commercial de la Part-Dieu à Lyon quand je me suis trouvé nez-à-nez avec une pomme géante… Apple s’installe a Lyon, et récupère un des meilleurs emplacements du complexe. Annoncé un temps au tout nouveau Cours Oxygène, puis à la Confluence, l’Apple Center se sera caché longtemps. Le secret, c’est une autre marque de fabrique. J’ai découvert Apple et le Macintosh en 1991, autant dire en préhistoire. Tout passe, tout lasse, sauf les glaces. Depuis plusieurs années, je suis passé au libre. Le fil d'avril. C’est le traditionnel billet pour lequel nul besoin de se creuser la tête.

En ce début de mois de mai où, en principe, on fait ce qui nous plait, les sujets ont plutôt été graves et déconcertants. L’homme est fragile, mais il peut aussi être terriblement dur et barbare. De toute façon, près de chez nous ou très loin au moyen-orient, on ne nous raconte bien que ce qui nous est permis d’entendre… Tout ce qui suit en revanche est authentique. Mais avant, selon mon idée lancée le mois passé, je vais remettre en avant le (ou les) billet(s) qui m’ont particulièrement marqué. Voici ceux qui m’ont linké. Sans oublier aussi :100000V : 1 an déjà, le lyonnais qui monte… En travers les néons : crotte pour les futures échéances. Merci à vous tous, merci de faire vivre la liberté, et vive les blogs. Ca ne fait que commencer. J’avais vraiment pas envie d’en rajouter sur l’actualité chaude du moment, qu’elle résulte d’une odieuse manipulation, ou d’une toute autant abjecte conception d’autrui.

Je préfère parler d’une actualité tout autant brulante et mouvante : la dépendance à Google. C’est chez Lolo que j’ai trouvé le sujet de mon billet bien dans mes cordes. L’indisponibilité du Play-Station Network, puis celle de Blogger, la plate-forme blog de Google a causé quelques jolis remous dans le monde des geeks, posant clairement la question de la dépendance croissante envers les mastodontes du net.

Dans le monde informatique professionnel et grand public, le phénomène n’est pas récent. La relative perte d’influence causé par les trublions du monde libre, avec la montée en charge des systèmes et logiciels «Open Source» type Linux, Firefox, OpenOffice, etc… a fait quelques dégâts. La mode actuelle, c’est le «cloud», où tout ce dont on a besoin se trouve quelque part, dans les nuages, au travers du réseau. Le KDB, c'est magique. Trublyonne et Romain m’avaient prévenu : un KDB, c’est un évènement dans une vie. KDB, c’est un peu comme Wikio, Jegoun, CMS, twitter et autre 2.0, c’est du jargon incontournable, avec son côté complètement geek et passionnant d’une communauté regroupant toutes sortes de personnes d’horizons divers et variés, celle des blogueurs.

Pour ma première visite, j’ai été gâté : il y avait du beau linge. Outre l’icône locale, il y avait là, accoudé au zinc, que des gens dont l’écriture et l’expression me laisse totalement admiratif. Le KDB, c’est le Kremlin des Blogs, un rassemblement à peu près mensuel de blogueurs qui se rencontrent à la Comète, sympathique taverne du Kremlin-Bicêtre et repaire du Number-One. Voir des gens, échanger de vive voix, connaître un tout petit peu les acteurs de la blogosphère, voilà qui donne sacrément du relief aux écrits qui sont déposés sur le oueb.

Dès aujourd’hui, les pages que je consulte depuis ma blogroll ont imperceptiblement changé.