background preloader

Nuit debout

Facebook Twitter

Le manifeste écologique de Nuit debout. La commission Ecologie/climat est l’une des commissions citoyennes installées par les participants au rassemblement Nuit debout de la place de la République. Pour Rémi Fraisse Ce Manifeste est proposé par la commission Ecologie climat/Nuit debout. Il ouvre des possibles et pose des principes. Il est évolutif et participatif. Crises climatique, de la biodiversité, des ressources, pollutions et perturbations des cycles naturels, la crise écologique est globale. Les objectifs sont les mêmes : lutter contre la violence des inégalités et des injustices, qui frappent d’abord les plus pauvres. Les capitalistes ont bien compris l’enjeu, car oui, c’est leur business que nous menaçons ! Place de la République. Ce qui émane de Nuit debout, c’est l’idée qu’en venant à la rencontre des autres, en partageant, en agrégeant connaissances et ressentis, chacun de nous vient s’éveiller à la société qui l’entoure et se réapproprier la politique.

Debout pour une transition énergétique ! Pour Sarkozy, les participants à Nuit debout sont « des gens qui n’ont rien dans le cerveau » Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, en réunion électorale à Nice, mardi 26 avril, s’en est pris aux participants de Nuit debout, en particulier à la branche parisienne du mouvement qui a investi la place de la République : « Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n’ont rien dans le cerveau viennent sur la place de la République donner des leçons à la démocratie française. » Présent pour soutenir la candidate LR Marine Brenier, qui se présente les 22 et 29 mai à une élection législative partielle dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, l’ancien chef de l’Etat a prévenu que « la situation du pays est bien plus grave que ce que l’on dit ». « Il y a des jeunes Français éduqués en France qui en sont venus à haïr la France, il y a l’état d’urgence, il y a des casseurs tous les soirs place de la République.

On incendie, on brûle, on bafoue l’autorité de l’Etat. » Appels à l’évacuation des places. [Vidéo Nuit Debout] Smockey : «Avant toute révolution, il y a l’insoumission» Au fait, que défend Frédéric Lordon ? Frédéric Lordon l’a encore répété ce mercredi soir, à un meeting organisé à la Bourse du Travail à Paris (vidéo en ligne ici) : il n’est pas le porte-parole de « Nuit debout ». Mais pour quiconque l’a vu se faire apostropher par un « camarade » en meeting ou applaudir en AG, il est évident qu’il représente une référence intellectuelle forte pour nombre de ceux qui participent au mouvement. Pourtant, on ne peut vraiment pas dire que les ouvrages de Frédéric Lordon soient grand public. Ni qu’il soit un habitué des « grands » médias, qu’il méprise.

Récemment, son refus de parler à Libération, « chantre de la modernité néolibérale », lui a valu un portrait vitriolé de la part du canard, où il apparaît comme un petit boxeur teigneux rétif au débat contradictoire. Pourtant, Lordon n’est pas avare de sa parole. Petit tour d’horizon de ses positions si vous prenez le train Lordon en marche. Nuit debout doit refuser le cadre habituel de la « revendication » Il l’explique dans ce post : « 1. Les violences en manifestation ? Cherchez les policiers en civil. Nantes, correspondance À Nantes, comme à Paris quelques heures plus tard sur la place de la République, la manifestation contre le projet de loi sur le travail se finit, samedi 9 avril, dans les fumées de gaz lacrymogène.

Ainsi, à Nantes, ce jour-là, on observe des policiers présents en nombre, des canons à eau stationnés sur les places, des rangées de CRS à chaque croisement de rue. À l’angle de la rue de la Basse-Casserie, un petit groupe attend, aligné le long du mur : des policiers en civils. Lunettes de ski, cagoules et casques, matraques télescopiques à la main, ils se jettent sur une personne, qu’ils emmènent, non sans avoir au préalable lancé quelques grenades assourdissantes sur la foule. L’action est rapide. Mais suffit à provoquer les manifestants, dont plusieurs, en réaction, lancent des cailloux et des pavés contre les CRS et des policiers en civil casqués. Des « casseurs » ? Le scénario semble réglé comme du papier à musique. Il faut dire que la cible est facile. Nuit debout bousculée par la violence. L’intervention télévisée de François Hollande n’a pas plu à quelques centaines de personnes qui l’ont entendue jeudi soir place de la République.

Selon l’AFP reprise par BFM, qui présente une video sur ce qui s’est déroulé, ces personnes sont parties de la place en direction de l’Elysée. Mais un cordon de police a dévié de leur itinéraire les manifestants, qui se sont dirigés vers le nord de la capitale.Toujours selon l’AFP, des jeunes, cagoulés pour certains, ont brisé sur leur passage, dans les 10e et 19e arrondissements, des vitrines, des abribus ou encore des véhicules Autolib. « Tout le monde déteste la police ! », « la rue elle est à nous ! », criaient des manifestants, défiant les CRS. Certains ont jeté des pavés, d’autres récupéré dans les poubelles des bouteilles en verre et autres projectiles.

Peu avant 23 heures, ils étaient vers la mairie du 19e, où la police leur intimait l’ordre de se disperser. Télécharger le commmuniqué de la préfecture : Le climat et l’écologie bien présents à Nuit debout. Paris, reportage Comme les jours précédents, la commission climat et écologie de la Nuit s’est réunie mardi 12 avril à 16 h, place de la République à Paris. Au programme de la deuxième partie de l’après-midi, la rédaction du manifeste de la commission, la mise en place du tri sélectif sur la place et l’organisation d’activités pour la journée de dimanche, consacrée à la projection du film Demain et aux « solutions pour l’avenir », explique David, 30 ans, facilitateur de la commission et en recherche d’emploi dans la gestion de projet en développement durable.

Trois groupes de travail sont constitués et disposent de 45 minutes pour avancer dans ces projets. Une quinzaine de participants s’attelle au peaufinage du manifeste, aidée par Arnaud, 27 ans, animateur du groupe de travail. Quatre propositions sont examinées et départagées par un débat suivi d’un vote. Comment se réapproprier un imaginaire ? « Il faut quand même introduire la notion d’urgence écologique », commente Arnaud. Frédéric Lordon : « Il faut bloquer pour que tout se débloque » Frédéric Lordon, économiste, a prononcé ce discours lors de l’assemblée générale de la Nuit Debout, samedi 9 avril place de la République. Ecouter : Transcription : Où en sommes-nous ? On ne compte plus les villes de province où il y a une nuit debout, et la plaine européenne est en train de s’embraser également : Barcelone, Madrid, Saragosse, Nurcie, Bruxelles, Liège, Berlin. La place de la République elle-même s’est donnée une antenne à Stalingrad [métro Stalingrad, NDLR]. A tout moment, des actions surprise naissent spontanément.

Il y a dix jours, le conditionnel était de rigueur et nous pouvions seulement dire, « il se pourrait que nous soyons en train de faire quelque chose ». Enfin, quelque chose se passe. Il est certain en tout cas qu’il doit en trouver une. Comment échapper à cette fatalité ? Dans le monde El Khomri, les salariés vivent dans la peur et ils sont tenus dans la peur. Cependant, à un moment, il faut bien vouloir les conditions de ce qu’on veut. Des paysans bio en soutien au mouvement Nuit Debout. « Ça nous interpelle, ce mouvement, qui s’interroge sur l’avenir et sur la manière de construire un projet », confie Dominique Marion, paysan bio depuis 1977 près de Royan (Charente-Maritime), en regardant l’assemblée générale qui se termine.

Depuis le 31 mars, tous les soirs, la place de la République à Paris se remplit à l’appel de « Nuit Debout », pour des soirées et des nuits d’assemblées, de discussions, de débats dans la foulée de l’opposition au projet de réforme du Code du travail et pour la convergence des luttes [1]. Lundi, des paysans bio de toute la France se sont joints à l’occupation le temps d’un cercle de parole. Dans d’autres villes de France, le mouvement Nuit Debout continue d’essaimer et de grandir, jour après jour. Voir en plein écran Rachel Knaebel. Nuit debout à Paris : « On continuera jusqu’à aboutir à quelque chose de concret » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Violaine Morin Pour la sixième Nuit debout, ce mouvement né de l’occupation de la place de la République après la manifestation du 31 mars, les manifestants sont venus plus nombreux que les soirs précédents. L’ambiance est presque familiale. Des lycéens et des étudiants sont rassemblés, mais aussi des retraités et de très jeunes enfants, dont certains encore en âge d’être tenus dans un porte-bébé alors que leurs parents prennent en photo « l’AG ». « AG » pour « assemblée générale », ce grand débat à ciel ouvert qui dure souvent plusieurs heures.

Ce soir, dès 18 heures, les témoignages se succèdent devant une foule assise, qui, selon un code hérité des « indignés » espagnols, agite les mains pour dire « d’accord » et croise les poignets pour dire « non ». Quatre heures plus tard, le parterre sera toujours là, prêt à écouter une énième « prise de parole » . « Protéger les plus faibles d’entre nous » Un vœu pieux ?

La difficile question des objectifs.