Bassidji, comprendre l’Iran de l’intérieur - Présentation de quelques oeuvres. Bassidji, un film de Mehran Tamadon Bassidji, un film à plusieurs lectures, un film avant tout à écouter… Ce film documentaire recueille des témoignages, livrés avec confiance, dont les propos lucides semblent pourtant souvent mal compris. C’est une discussion de l’intérieur sur un sujet intérieur : le régime d’un pays, sa foi, ses applications, ses valeurs… Tout commence sur une montagne par un discours émouvant lors d’un pèlerinage en mémoire des martyrs de la guerre Iran/ Irak, morts pour une cause. Croire et se battre pour ce en quoi on croit …Admiration déjà difficilement compréhensible dans une société occidentale qui n’a plus de sens et ne croit plus en rien, préférant privilégier les intérêts personnels et économiques plutôt qu’humains et environnementaux. Puis, de nombreux thèmes, polémiques, sont abordés, avec franchise. Au fil de cette réalisation, certains mots et gestes passent presque anodins, mais sont peut être ce qui manque aussi à l’occident.
AlloCiné Blogs - CINÉMA IS NOT DEAD. Bassidji de Mehran Tamadon. L’à priori est négatif. Mehran Tamadon voulait instaurer un dialogue entre les Bassidji, soutiens citoyens et religieux de la République Islamique iranienne, et lui, intellectuel iranien athée vivant en France. Si une telle ambition semblait malhonnête parce qu’impossible ou utopique, il fallait simplement voir le film pour être catégorique. Les situations historique, religieuse, politique et géographique nous sont présentées, sans que l’auteur n’émette la moindre réserve sur les sophismes des Bassidji. Il les laisse parler, pour tenter de les comprendre certes, mais sans pour autant engager le dialogue. En retrait, souvent hors-champ, Tamadon laisse faire, et semble perdre le contrôle de son œuvre… Jusqu’à ce qu’un Bassidji interpelle le cinéaste, en livrant à l’écran la même réflexion qui nous anime depuis le début : pourquoi rester silencieux ?
Deux solutions selon ce jeune militant : la peur de vexer, ou bien la volonté de cacher son jeu, ses intentions. Entretien avec Mehran Tamadon, réalisateur de Bassidji. Bassidji est un film qui soulève des interrogations sur la place du documentariste auprès de ceux qu’il filme. C’est dans un petit café parisien que Mehran Tamadon, le réalisateur, a accepté de discuter de l’œuvre. Il avoue que Rithy Panh l’a inspiré (Lui fait ses films quand c’est fini, quand ils ne sont plus au pouvoir), que le film est fragile mais que c’est ce qui fait son intérêt, qu’il est obsédé par ces questions de discours et de pouvoir, qui sont deux thèmes importants de Bassidji. L’entretien est cordial, Tamadon ne manque pas d’humour et a su clarifier la mentalité iranienne, avec des souvenirs de tournage et des exemples concrets. Pédagogique, à l’image de son film. Les quatre Bassidji se sont-ils vus dans votre « miroir cinématographique » ? Si oui, s’y sont-ils reconnus ?
Oui, ils l’ont vu. Ils ne se sont pas reconnus… Pour eux, il n’y a qu’une vérité, la leur, et ils n’acceptent pas que tu « craches dans la soupe ». Vous êtes iranien mais avez vécu longtemps en France. L'impossible blog ciné. I always have a plan. Bassidji de Mehran Tamadou. Fin de Seance - Analyse et critique cinéma Bassidji (Un film de Mehran Tamadon) ... L’Innocent fut projeté avec un lecteur Blu-Ray à ... tenant presque de l’ordre de l’art ... Africultures - Recherche films ... dans le monde : agenda culturel, infos, critiques ... Bassidji (Au coeur du régime iranien, Bassidji) Mehran Tamadon ... Bleu, rouge (Red & Blue | Azraa Wa Ahmar) Mahmood ... ... africaines dans le monde : agenda culturel, infos, critiques ... Www.critikat.com ... 2011-06-14 weekly 0.1 ... 2010-10-19 weekly 0.1 ... 2008-11-25 weekly 0.1 ...
Africiné Article 12 - Waking Up in a Surveillance Society 2010 ... Fin de Seance - Analyse et critique cinéma - Bassidji. Après la réalisation d’un moyen métrage en 2004, Mehran Tamadon propose son premier long métrage documentaire, consacré aux bassidjis. Connaissant déjà un certain succès auprès des professionnels du documentaire (sélection officielle Visions du réel 2009), ce film ambitieux sortira en salle le 20 octobre 2010.
Mehran Tamadon est né en Iran et arrive en France à l’âge de douze ans. Il devient architecte et construit sa vie entre Paris et Téhéran. C’est en 2000, alors qu’il décide d’entreprendre un voyage sur les traces de son enfance, que son projet documentaire prend forme. La rédemption Le film s’ouvre sur un plan panoramique, offrant la vision d’un musée en plein air. Aveu et propagande Mehran Tamadon rencontre et questionne, avec timidité, tact et surtout fausse naïveté. Bourreaux et victimes Nous sommes dans une salle, les bassidjis sont face à la caméra, derrière un bureau. Pourtant jamais de jugements de valeurs, ces tortionnaires ont été inventés par le régime. Bassidji de Merhan Tamadon : l’Iran, les barbus et ta soeur - Cinéma dans la lune - Blog LeMonde.fr.
Plutôt que de bombarder l'Iran, ce dont rêvent sans doute plus d'un Républicain le jour où ils se débarrasseront d'Obama, certains ont décidé de filmer les habitants de ce pays dont le chef d'Etat prend plaisir à se présenter comme "le dernier ennemi de l'Occident", y compris ceux qui y détiennent le pouvoir et oppriment sa population. Le cinéaste iranien Mehran Tamadon, qui rappelle plusieurs fois à ses interlocuteurs pendant le film "qu'il est athée, qu'il boit de l'alcool et qu'il vit en France" est de ceux-là. Jusqu'à quel point peut-on dialoguer avec un individu, jusqu'à nouer avec celui-ci des liens d'amitié, même s'il adopte un point de vue diamétralement opposé au vôtre ?
Mehran Tamadon ne cache pas sa sympathie envers le personnage principal du film, Nader Malek-Kandi, héros de la guerre, dévoué corps et âme à son pays et à l'islam, éditeur de livres de propagande religieuse, mais il rappelle que "le film se fait autour de la distance entre eux et moi". Bassidji, de Mehran Tamadon. Du désert à la ville En amont de la ville, le désert. De grands drapés de sable en ligne d'horizon, quelques engins à moitié ensevelis : un chantier sans projet, là où l'on attendait la mer.
Un chantier donc. Des signes dans le sable. Un livre démultiplié en lutrins rustiques, à même le sol, si rustiques qu'on en oublierait la majuscule : le Livre, sur un lutrin rustique, à même le sol. Des étendards. Des ouvriers marchant sans autre but apparent que celui de fouler la terre. En aval du désert, la ville. Appelé à lier le désert et la ville, un seul mot, martyr, nom apposé au tout dernier baptême sur de multiples visages. Poussée de rouge et vert dans la poussière et l'ombre. Noémie.