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Libre et ouverture des données

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Encore quelques mots sur les accords BnF. Une discussion avec Nicolas Gary d’Actualitté m’a donné à réfléchir un peu plus sur ce qui me gênait dans la volonté des établissements publics français de monétiser leur production. Avec un peu plus de temps pour réfléchir à la question, il me semble que ces accords mêlent plusieurs points problématiques qui méritent d'être distingués. La mauvaise spécialisation C'est sans doute l'élément essentiel à mes yeux, et l'objet de mon premier billet sur le sujet. Tant que les institutions françaises ne prendront pas conscience que l'essentiel de la valeur ajoutée dans la numérisation réside dans la mise en relation (entre contenus et lecteurs et entre contenus), on n'avancera pas.

L'absence de coordination des politiques publiques On le sait et le répète, l'État français refuse assez obstinément de se doter des instruments d'évaluation des politiques publiques. Un problème d'incitations La question de la gratuité et l'exclusion du public Envie et défiance. BnF et domaine public : désaccord majeur.

Le petit lien du week-end sera donc une petite revue de liens sur le #fail de la semaine. Une incohérence totale, un abus manifeste, une hallucinante régression à terme. D'autres heureusement, ont pris le temps de l'analyse. L'article qui a tout déclenché. "Filippetti cautionne la commercialisation du domaine public" Actualitté. La réaction et la colère de deux "sages". La réaction et la mobilisation des défenseurs du domaine public et des biens communs. "Non à la privatisation du domaine public par la BnF" Déclaration commune de COMMUNIA, l’Open Knowledge Foundation France, La Quadrature du Net, Framasoft, Regards Citoyens, Veni Vidi Libri, le Parti Pirate, Libre Accès et SavoirsCom1 L'analyse aussi éclairante que mordante du Meastro Calimaq : "La privatisation du domaine public à la BnF : symptôle d'un désarroi stratégique.

" Une initiative parmi tant d'autres encore à inventer. "Les profs disent le domaine public". La numérisation à la Bibliothèque nationale de France et les investissements d'avenir. Quelques antécédents En décembre 2004, Google annonce son intention de lancer une très vaste bibliothèque numérique, calibrée à 15 millions de livres. L’annonce suscite enthousiasme ou stupéfaction, selon les milieux et les « bords ». En janvier 2005, Jean-Noël Jeanneney, alors président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), appelle dans un article pour le journal Le Monde à une réplique européenne, ou du moins française 1. Peu après, à la suite de Jean-Noël Jeanneney, le président de la République de l’époque, Jacques Chirac, s’empare du projet et le relaie auprès de l’Union européenne, qui, dès le début des années 2000, se souciait de la numérisation du patrimoine de la communauté.

Dès la fin du mois de mars 2005, six dirigeants européens se tournent vers l’Union pour réclamer des moyens visant à mettre en réseau les quelques bibliothèques numériques existantes. De l’emprunt national aux investissements d’avenir Un appel à partenariats Le chantier filiale État en avril 2012. Bibliothèques publiques et open data : quels enjeux ? En plus des traditionnels open source et open access, les bibliothèques vont être de plus en plus confrontées à l’avenir à un troisième Open, l’Open data. Il faut bien entendu commencer par des fondamentaux. Rassurez vous je ne vous propose pas de long discours, mais une seule présentation, à consulter avant d’aller plus loin. Elle vient de très bons spécialistes de la question : Libertic qui animent un blog de veille de très grande qualité sur ces questions.

L’Open Data c’est quoi ? En complément, voici la définition proposée dans cet excellent Guide pratique de l’ouverture des données publiques territoriales proposé par Amandine BRUGIÈRE et Charles NÉPOTE dans le cadre de la FING et accessible ici si vous voulez y contribuer. Comme toute organisation aujourd’hui, un acteur public utilise l’informatique pour préparer toutes ses décisions, produire tous ses services, évaluer toutes ses actions. Complèteprimaireopportuneaccessibleexploitablenon discriminatoirenon propriétairelibre de droit. La privatisation du domaine public à la BnF, symptôme d’un désarroi stratégique. Vendredi, une déclaration commune a été publiée par La Quadrature du Net, SavoirsCom1, Creative Commons France, L’Open Knowledge Foundation France et Communia pour s’opposer aux partenariats de numérisation envisagés par la Bibliothèque nationale de France et validés par le Ministère de la Culture en début de semaine. Depuis, plusieurs organisations ont souhaité se rallier à ce texte : Framasoft ; Regards Citoyens ; Veni, Vivi, Libri ; Libre Accès, le Parti Pirate Français et Vecam.

La déclaration sur le site de SavoirsCom1 Un large front se dessine pour refuser cette dérive vers une privatisation du domaine public en France, comme l’a dénoncée Philippe Aigrain sur son blog. Il explique également sa position dans cet article sur Actualitté, de même qu’Hervé Le Crosnier le fait sous un angle différent d’après son expérience d’éditeur. Je tiens au passage à saluer le boulot remarquable accompli sur cette affaire par Actualitté depuis maintenant des mois.

Les profs disent le domaine public. Freemium. OpenEdition Freemium est un programme innovant dans le domaine de l’édition scientifique en libre accès. Il repose sur un modèle économique hybride qui combine libre accès à l’information et commercialisation de services générateurs de revenus pour les producteurs de ressources.

Ce programme constitue une opportunité de placer les bibliothèques au centre du développement de l’édition en libre accès. Il s’agit tout simplement du moyen concret que propose OpenEdition aux bibliothèques et aux éditeurs pour créer une alliance durable en faveur du libre accès en sciences humaines et sociales : deux tiers des revenus sont reversés aux revues et éditeurs partenaires qui adoptent le modèle freemium, le tiers restant permet de financer le développement de la plateforme. La totalité des revenus engendrés par OpenEdition Freemium est donc réinvesti dans le développement de l’édition électronique scientifique en libre accès. 1. 2. 3. 4. 5. 6.

Pour tout renseignement : Courrielaccess@openedition.org. Lancement de SavoirsCom1 – Politiques des biens communs de la connaissance. Aujourd’hui est un grand jour ! Nous lançons un nouveau collectif intitulé : SavoirsCom1. A l’origine, nous sommes deux bibliothécaires : Lionel Maurel, alias Calimaq, auteur du blog S.I.Lex, chroniqueur sur @OWNI, juriste & bibliothécaire et votre serviteur, alias Silvae.

Depuis quelques années, nous participons aux débats professionnels de l’information-documentation dans les associations, les journées d’études, les congrès, etc. Passionnés par les changements organisationnels, cognitifs, juridiques ou techniques amenés par le numérique, nous faisons les constats suivants : Prendre au sérieux les changements apportés par le numérique suppose de s’intéresser à des mutations complexes pour lesquelles on ne saurait maintenir des approches simplistes de défense d’une profession, d’un secteur, d’une branche, ou encore une opposition frontale public-privé;Le numérique est un puissant facteur de décloisonnement.

Vous trouverez la liste des membres du collectif sur cette page. A qui appartiennent les données culturelles publiques ? - Idées. Partons d’une hypothèse : vous êtes enseignant et vous préparez avec vos élèves un travail consacré aux collections du musée d’Orsay. Malheureusement, vous n’avez pas la possibilité de faire déplacer votre classe jusqu’à Paris. Qu’à cela ne tienne : grâce au Google Art Project, vous allez pouvoir approcher de très près plus de 250 tableaux du musée : Orsay, comme beaucoup d’autres institutions culturelles, a rejoint le projet en ligne du groupe américain : la numérisation des œuvres d’art du monde entier. Le résultat, en terme de restitution, est époustouflant. Mais il y a un hic : impossible d’utiliser ces images en dehors du site qui leur est dédié : le copié-collé est proscrit. Roei Amit, Anne-Laure Stérin et Rémi Mathis J-C F © Radio France Les œuvres présentées appartiennent pourtant au domaine public.

Situation figée ? « A qui appartiennent les données culturelles publiques ? Et le contrepoint:La politique de l'Open Data appliquée à nos élus. Suivez-nous aussi sur : Les bibliothèques de Rennes Métropole à l’heure de l’Open Data. Bonjour ! Vous vous trouvez sur l’ancien blog du collectif Open Data Rennes. Ses archives restent en ligne, mais nous nous trouvons à présent sur www.cod-rennes.fr. A très bientôt ! Depuis 2010, Rennes Métropole s’est lancée dans l’open data et a ouvert des données d’horizons variés. Un domaine reste malgré tout plutôt pauvre, c’est celui de la culture. Pourtant Rennes ne manque pas d’acteurs publics ou privés liés à la culture sous toutes ses formes.

Le terreau est riche et fertile. Un acteur a quand même commencé à proposer certains jeux de données, il s’agit de la bibliothèque des Champs Libres, avec ses statistiques de fréquentations par heure et par jour. Néanmoins, nous pensons qu’il y a plus à faire avec l’information qu’une bibliothèque peut générer et manipuler au quotidien: nombre de documents empruntés, retournés, en retard, emprunts par heure ou jour, quelle section d’une bibliothèque est la plus dévalisée. Une approche en douceur Un jeu de patience donnant/donnant Techniques. Mort de Wikipédia ? Quelques raisons de dédramatiser. Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !

L’association COMMUNIA, l’Open Knowledge Foundation France, Creative Commons France, La Quadrature du Net et SavoirsCom1 publient ce jour un communiqué dénonçant la signature par la BNF, le Commissariat aux investissements d’avenir et le ministère de la Culture et de la communication d’accords qui privatisent l’accès numérique à une part importante de notre patrimoine culturel. Les organisations Framasoft, Regards Citoyens, Veni Vidi Libri, le Parti Pirate, Libre Accès, Wikimedia France, Vecam, LiberTIC , PiNG, Floss Manuals francophone, le Front de Gauche du numérique libre et l’April ont souhaité apporter leur soutien à cette déclaration suite à sa publication.

Paris, le 18 janvier 2013 — Le ministère de la Culture a annoncé hier la conclusion de deux accords, signés entre la Bibliothèque nationale de France et des firmes privées, pour la numérisation de corpus de documents appartenant pour tout (livres anciens) ou partie (78 et 33 tours) au domaine public. Rédacteurs du communiqué :