Rencontre avec Alain Prochiantz. Présents : Sebastian Amigorena, Marie-Hélène Boblet, Marie Bolloré, Stéphanie Burette, Jeanne Chiron, Maddalena Canna (?) , Florence Dumora, Mathias Ecoeur, Linda Fares, Mathilde Faugère, Lise Forment, Ivan Gros, Julia Gros de Gasquet, Ouederni Hajer, Virginie Huguenin, Natacha Israël, Florence Magnot, Hélène Merlin-Kajman, Emmanuelle Mortgat, Sarah Mouline, Sarah Nancy, Nancy Oddo, Tiphaine Poquet, Antoine Pignot, Christian Puech, Mathias Puech, Anne Simon, Anne Régent, Clémence Rey-Sourdey, Michèle Rosellini, Gérald Sfez, Isabelle Soltès, Brice Tabeling, Manon Worms, Antonia Zagamé. Hélène Merlin-Kajman : Je me réjouis d’accueillir dans ce séminaire Alain Prochiantz, spécialiste de neurobiologie, professeur au Collège de France et auteur d’une dizaine de livres importants.
A. Prochiantz : Je vais dire deux, trois choses, mais très vite … H. A. Par exemple, la néoténie, on va l’oublier la néoténie, je ne voudrais plus utiliser ce terme. J’écris en permanence. Ensuite, il [J.F. H. A. Le mythe de la race. Secrets du langage dans le monde vivant.
3,5 milliards d'années sans université. Neurologie. La solution intérieure. ThierryJanssen Médecin psychothérapeute En s'intéressant de près aux interactions entre le corps et l'esprit, la science accompagne l'émergence d'un nouveau paradigme. Nous empruntons parfois de longs détours avant d'accepter certaines évidences remplies de bon sens. Et pour cause : de vieilles croyances nous empêchent d'envisager la réalité sous un angle neuf. Aveuglés par nos réponses toutes faites, nous sommes alors incapables de nous poser de nouvelles questions et, sans nous en rendre compte, nous vivons à la lumière de dogmes bien obscurs. Songeons qu'au XVIIème siècle des philosophes comme John Locke affirmaient : « la négation de la nature est la voie du bonheur ». Darwin : l'évolution du vivant expliquée. VirginieNépoux Doctorante biologie 2009, c'est l'année de Darwin. Il aurait eu 200 ans le 12 février dernier, et en novembre prochain, l'édition de « De l'origine des espèces » fêtera son 150ème anniversaire.
Darwin a apporté le fondement théorique, basé sur d'innombrables observations personnelles, à l'une des plus importantes idées de la biologie moderne : l'évolution. « Rien n'a de sens en biologie, si ce n'est à la lumière de l'évolution », a dit Dobzhanski, l'un des pères de la théorie synthétique de l'évolution. Depuis Darwin, la théorie a connu de nombreux apports et remaniements. À l'heure actuelle, la théorie synthétique de l'évolution, qui synthétise donc les apports de Darwin et ceux de la biologie moderne, incluant la génétique, la biologie moléculaire, la biochimie, et toutes les disciplines de l'étude du vivant, est donc un cadre théorique robuste, reconnu par la communauté scientifique comme le mieux à même d'expliquer le vivant, ses mécanismes et sa diversité.
Un cerveau collectif. Le Point : Après l'Homo sapiens, vous annoncez l'avènement de l'" homme symbiotique ", qui va devoir vivre en symbiose avec un cerveau planétaire qu'il aura lui-même créé grâce aux ordinateurs. Expliquez-vous. Joël de Rosnay : Nous entrons dans une nouvelle phase de l'humanité.
Succédant à l'Homo sapiens et à sa déclinaison en Homo economicus, qui domine et dégrade la nature, voici l'avènement de l'Homo symbioticus, l'homme symbiotique. Les prothèses numériques que sont les ordinateurs, interconnectés grâce au Net, constituent une sorte d'organisme planétaire. Nous sommes en train de créer un cerveau collectif. Vous laissez entendre que l'espèce humaine va muter au contact des ordinateurs... Nous sommes déjà des mutants ! L'ordinateur est-il en train de modifier notre rapport au réel ? En accélérant le temps et en contractant l'espace, l'ordinateur est en train de fusionner le réel et le virtuel, et cela change, évidemment, notre relation au monde.
Le Web est un catalyseur.